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    <title><![CDATA[Gagny en mouvement - pour une alternative municipale à Gagny (Elections)]]></title>
    <link>http://www.gagnyenmouvement.com/categorie-10841363.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Elections&quot; du blog &quot;Gagny en mouvement - pour une alternative municipale à Gagny&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Gagny en mouvement - pour une alternative municipale à Gagny (Elections)]]></title>
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    <pubDate>Sun, 19 Feb 2012 09:48:08 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 19 Feb 2012 09:48:08 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.gagnyenmouvement.com</copyright>            <category>Elections</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Soutien à François Bayrou]]></title>
        <link>http://www.gagnyenmouvement.com/article-soutien-a-fran-ois-bayrou-99607706.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p class="title" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 18pt;"><a href="http://www.bayrou.fr/article/120218-joel-guerriau-soutient-francois-bayrou">"En plein accord avec les idées que je défends, j’appelle à voter pour François
    Bayrou!"</a></span>
  </p>
  <div class="first-cols" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 18pt;"><a href="http://www.bayrou.fr/article/120218-joel-guerriau-soutient-francois-bayrou"><img src=
    "http://www.bayrou.fr/media/Articles/thumbnail/small_list_joel_guerriau.jpg"></a></span>
  </div>
  <div class="second-cols">
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 18pt;"><a href="http://www.bayrou.fr/article/120218-joel-guerriau-soutient-francois-bayrou">Joël Guerriau, Sénateur Maire de Saint-Sébastien-sur-Loire et président de la
      fédération Nouveau Centre de Loire-Atlantique, a annoncé son soutien à François Bayrou, samedi 18 février.</a></span>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 18 Feb 2012 17:07:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">860865681b6b2559107c39e97f2c6bc8</guid>
                <category>Elections</category>        <comments>http://www.gagnyenmouvement.com/article-soutien-a-fran-ois-bayrou-99607706-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA["Incontestablement, François Bayrou incarne le mieux les valeurs gaullistes et républicaines"]]></title>
        <link>http://www.gagnyenmouvement.com/article-incontestablement-francois-bayrou-incarne-le-mieux-les-valeurs-gaullistes-et-republicaines-99093436.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p class="date">
    10 février 2012
  </p>
  <p>
    <img src="http://www.bayrou.fr/media/Articles/thumbnail/main_Article_Soutien_Colore.jpg">
  </p>
  <div class="wysiwyg-content">
    <p class="chapo" style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 14pt;">Florent Longuépée et Xavier Jaglin, gaullistes et anciens compagnons de route de Philippe Séguin, appellent les sensibilités républicaines à se rassembler
      derrière la candidature de François Bayrou, "seul candidat capable de battre François Hollande".</span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 14pt;">Florent Longuépée et Xavier Jaglin, à l'origine de la création du Collectif d'Opinions Républicaines (le Coloré), appellent "les républicains à se rassembler
      derrière la candidature de François Bayrou". Ils assurent avoir d'ores et déjà été rejoints par une centaine de personnes "provenant pour l’essentiel de République Solidaire, de l'UMP et de
      l’ex RPR".</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">Ils expliquent poursuivre un "double objectif"&nbsp;: "démontrer" que François Bayrou "incarne aujourd’hui le mieux les valeurs gaullistes et républicaines (...)
      Par la qualité de son projet, sa posture d’homme libre et sa volonté de rassembler tous les Français, il est le seul candidat crédible susceptible de porter ces valeurs jusqu’au sommet de
      l’État" et "faire comprendre à tous" qu'il est "le seul candidat à pouvoir l'emporter au second tour face à François Hollande".</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">"Au delà des études d’opinion qui sont unanimes, qui peut nier le divorce entre l’actuel président de la République et le peuple français ? Ce divorce est
      aujourd’hui irréversible", écrivent les deux hommes. En outre, ils considèrent que "François Hollande, comme son projet, ne suscitent pas d’adhésion" et "ne font que profiter du rejet de
      Nicolas Sarkozy".</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">"Les électeurs comme les élus de la droite républicaine doivent prendre leurs responsabilités&nbsp;: Soit ils qualifient François Bayrou pour le second tour (et)
      ses qualités de rassembleur lui permettront alors d’emporter le duel final face à François Hollande, soit ils se portent au premier tour sur l’actuel président de la République et dans ce cas
      l’issue du duel est déjà écrite&nbsp;: François Hollande l’emportera".</span><br>
      <br>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 11 Feb 2012 11:53:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f6e15625b56631ab95015b110b27f189</guid>
                <category>Elections</category>        <comments>http://www.gagnyenmouvement.com/article-incontestablement-francois-bayrou-incarne-le-mieux-les-valeurs-gaullistes-et-republicaines-99093436-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA["Contre le surendettement, tout pour l'emploi" :20 propositions concrètes et chiffrées 01 février 2012]]></title>
        <link>http://www.gagnyenmouvement.com/article-contre-le-surendettement-tout-pour-l-emploi-20-propositions-concretes-et-chiffrees-01-fevrier-20-98444512.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #ff9900; font-size: 14pt;">François Bayrou a dévoilé son "plan d'action pour remettre en ordre les finances de la France et reconstruire la France qui produit", sous la forme
    de 20 propositions concrètes et chiffrées.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <div class="wysiwyg-content">
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="color: #000000; font-size: 14pt;"><strong>[Seul le prononcé fait foi]</strong></span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">Le but de cette conférence de presse est, au fond, de mettre les idées en ordre.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">J’ai observé, ces derniers jours, dans l’exposé des programmes des différents candidats, ou des candidats putatifs, un très grand désordre. Je voudrais vous
      livrer, avec des repères et des chiffres précis, ma vision des choses et une liste d’engagements, ils seront au nombre de vingt, cohérents entre eux.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">J’ai en effet été frappé par le manque de cohérence dans l’intervention de Nicolas Sarkozy. Il annonce qu’il n’augmentera pas les impôts, et dans la même émission
      il annonce la TVA sociale et crée deux impôts supplémentaires qui n’existaient pas. Il fait une annonce sur l’augmentation des droits à construire de 30 % de la surface des logements existants.
      Or cette possibilité a été ouverte dans la loi Boutin pour 20 % et si je suis bien informé aucune commune en France n’a accepté cette possibilité. Il prétend que la TVA sociale n’augmentera pas
      le coût de la vie, mais il la repousse à octobre dans l’espoir que les Français consomment avant par peur de la hausse des prix.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">Ce manque de cohérence, de logique, de crédibilité est le même chez François Hollande. On ne peut pas rééquilibrer les budgets sans que l’État, en tout cas la
      dépense publique au sens large, fasse des économies. Je vous le dis clairement : c’est est une illusion de prétendre qu’on puisse dans la situation de la France aujourd’hui créer 60 000 postes
      d’enseignants, 5000 postes dans la police, la justice, la gendarmerie, 150 000 emplois jeunes, et revenir à la retraite à 60 ans et augmenter nombre d’allocations (25 % d’augmentation de
      l’ARS). Tout cela est, pour moi, une illiusion</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">La course aux dépenses nouvelles est une course à l’abîme. Ce que prévoit le programme du PS, c’est que continue la course sans fin où nous allons laisser
      disparaître l’équilibre de la France.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">C’est d’ailleurs un point commun entre les deux : chiffres de la croissance surestimés et annonce officielle du renoncement de Nicolas Sarkozy aussi bien que de
      François Hollande à la baisse des dépenses publiques.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">Or le premier devoir de l’État, c’est de mettre en ordre ses affaires ! Le premier devoir de l’État, c’est de bien gérer ! Le premier devoir de l’État, ce n’est
      pas d’accroître l’endettement qui est sur le point d’échapper à tout contrôle. C’est le contraire, le premier devoir de l’État, c’est de mettre la France en état de sortir du surendettement,
      assez vite pour que ce soit crédible ! Parce que le surendettement des familles et celui de l’État, c’est la même chose. Et de faire cette remise en ordre sans tout casser, sans effrayer les
      Français, en sachant que ce sera supportable et que cette remise en ordre ne portera pas atteinte ni à la santé économique du pays ni à la justice sociale.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">Car le ressort de l’activité, de l’investissement, de la croissance, de l’emploi, c’est la confiance ! C’est la confiance qui permet de se projeter dans l’avenir,
      de prendre des risques. Sans confiance l’entrepreneur cesse d’entreprendre, l’investisseur d’investir, le consommateur de consommer.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">Or au fondement de la confiance il y a le crédit que l’on peut apporter à la parole de l’État. Sa solidité financière autant que sa capacité à garantir à
      l’ensemble des acteurs économiques un cadre cohérent et un horizon prévisible. Sa capacité aussi à anticiper l’avenir pour renouer avec le rôle de stratège qui doit être le sien au moment où
      s’accélère la mondialisation et le basculement vers l’Asie du centre de gravité économique de la planète.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">François Hollande avec son programme, pas plus que Nicolas Sarkozy avec son bilan, ses affirmations et ses hésitations, n’apportent la réponse solide et crédible
      que la France attend.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">Pour la première fois, ce doit être une élection fondée sur la vérité. Tous ceux qui prétendent qu’on peut à nouveau dépenser, qu’il n’est pas besoin de faire des
      économies, ceux-là une nouvelle fois mentent et trompent. François Hollande est dans ce jeu. Nicolas Sarkozy est dans ce jeu. Je serai dans cette élection du parti de la vérité. Notre ennemi,
      c’est le surendettement. Notre ennemi, c’est le chômage. Et nous allons les vaincre, ces deux ennemis, avec une politique d’ensemble, une méthode précise, un calendrier, et les Français auront
      donc les moyens de vérifier les résultats. »</span>
    </p>
    <h3 id="proposition-1" style="border-bottom: #e2e2e2 2px solid; text-align: justify; border-left: #e2e2e2 2px solid; background-color: #ededed; font-size: 20px; cursor: pointer; padding: 5px;">
      <span style="font-size: 14pt;">A/ Contre le surendettement, le rétablissement des finances publiques&nbsp;</span>
    </h3>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p id="txt-proposition-1" style="text-align: justify; display: none;">
      <span style="font-size: 14pt;">TROIS ANS. EFFORT 2013, 2014, CONSOLIDATION 2015 ÉQUILIBRE 2016</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;"><strong>1- Le redressement des finances publiques de la France suppose baisse des dépenses autant qu’augmentation des recettes.</strong></span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">C'est comme vous le voyez une différence substantielle avec les autres programmes.</span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">Cinquante milliards d’économies : comment les obtenir sans rompre l’élan du pays ?</span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">Cinquante milliards de recettes : comment les obtenir ?</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;"><strong>2- Un vrai programme d’économies passe par un principe : la France ne dépensera pas un euro de plus dans la sphère publique, comprenant l'État et les
      collectivités locales dans leurs ensemble, pendant deux années qu’elle n’aura dépensé en 2012.</strong></span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">Ce principe « augmentation zéro en valeur » est exigeant, mais il est rassurant. Il oblige à des redéploiements à l’intérieur des trois grands ordonnateurs de la
      dépense publique : l’État, la Sécurité Sociale, les collectivités locales, et peut-être entre ces trois ordonnateurs. En effet, les salaires et les retraites doivent respirer. Il faudra donc
      compenser sur les interventions. Mais au bout de ces deux années, les économies sont acquises : après on peut à nouveau tenir compte de l’inflation. Ce principe permet de donner aux Français la
      vraie mesure de l’effort à accomplir pour se débarrasser des déficits.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;"><strong>3- Trois grandes décisions sur les recettes</strong></span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">- « coup de rabot » sur les niches fiscales, qui représentent 80 milliards d'euros, Certaines devront disparaître, comme non fondées : c’est le cas de
      l’exonération des revenus issus des heures supplémentaires. Ce coup de rabot devra atteindre 20 milliards en trois ans, dont dix milliards la première année. Total au terme des trois années :
      20 Milliards.</span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">- Augmentation modérée de la TVA affectée au budget de la nation. Un point en 2012, un point (si la croissance n’est pas au rendez-vous) au 1er janvier 2014.
      Total au terme des trois années, par la TVA ou par le retour de la croissance : 20 milliards.</span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">- Mesures d’équité pour l’impôt sur le revenu : deux tranches supplémentaires, la tranche marginale actuelle à 41 % portée à 45 % ; et une tranche de solidarité
      pour les revenus supérieurs à 250 000 € par part portée à 50 %. Mesures d’équité et de simplification pour l’impôt sur la fortune (Contribution de solidarité sur le patrimoine CSP) Pour tout
      patrimoine au-dessus de 1 million d’euro, compte tenu des abattements actuels inchangés, un revenu théorique de 1 % est intégré dans la base de l’Impôt sur le Revenu. Ainsi la progressivité est
      assurée et la solidarité aussi. Ajoutés à une revue des avantages fiscaux infondés, à la croissance espérée, même modeste, ces mesures approcheront les 10 milliards.</span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">- Cette contribution pendant les trois années est équilibrée. Elle touche pour plus de 50 % les plus aisés de nos concitoyens.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;"><strong>4- Inscription de la « règle d’or » dans la Constitution</strong></span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">J’ai été le premier responsable politique à évoquer l’idée de l’inscription dans la Constitution du principe d’équilibre des finances publiques, véritable
      principe de protection des générations à venir. À l’époque cette idée a été combattue, il est juste de le dire, à gauche comme à droite. L’évidence s’est ensuite imposée, non seulement en
      France mais dans tous les pays européens membres de la zone euro.</span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">Je suis prêt à voter à tout moment cette règle d’or, principe d’équilibre des finances publiques, en tenant compte de la nécessité du soutien à l’économie en
      période de récession, et de l’idée juste du partage du poids des investissements avec les générations à venir. Il est juste d'emprunter pour investir, mais pas pour fonctionner.</span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">Je soutiendrai donc le traité européen qui exige cette règle de tous les pays de la zone euro, avec un court délai pour en mettre en œuvre l’application.</span>
    </p>
    <h3 id="proposition-2" style="border-bottom: #e2e2e2 2px solid; text-align: justify; border-left: #e2e2e2 2px solid; background-color: #ededed; font-size: 20px; cursor: pointer; padding: 5px;">
      <span style="font-size: 14pt;">B/ Le réarmement de la production française&nbsp;</span>
    </h3>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p id="txt-proposition-2" style="text-align: justify; display: none;">
      <span style="font-size: 14pt;">La France a des atouts plus nombreux qu’aucun des pays qui sont nos partenaires en Europe. Nous sommes au cœur de l’Europe qui est le premier marché du monde.
      Nous disposons d’une épargne abondante (plusieurs milliers de milliards d’euros de stock, un taux d’épargne de 17 %). Nous avons équipé le pays d’infrastructures exceptionnelles. Nous avons la
      meilleure démographie des pays comparables et c’est une chance à défendre. Nous avons donc des jeunes pleins d’énergie. Nous avons sur notre sol des leaders industriels mondiaux. Parmi nous une
      diversité d’origines, particulièrement parmi les jeunes qui, si on la regarde bien, nous relie à toutes les grandes régions du monde où se joue la croissance de demain.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">Et pourtant la France est aujourd’hui déprimée. Elle se vit comme assiégée.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">Il faut lui rendre une stratégie pour l’activité, pour l’emploi, pour la richesse nationale. Et cette stratégie ne peut être fondée que sur le « Produire en
      France ». Bien sûr pour satisfaire la demande nationale que nous ne savons plus couvrir. Mais aussi pour satisfaire aux immenses opportunités qui s’annoncent avec la montée en force des classes
      moyennes dans les pays émergents. Déjà 600 millions de femmes et d’hommes aujourd’hui, ce sera 2 milliards dans dix ans, 3 milliards en 2030, qui aspirent à consommer mieux, à voyager, à
      habiter des villes durables si nous savons les construire. Autant d’opportunités pour nos industries d’excellence (dans le luxe ou l’aéronautique, dans les hautes technologies), pour notre
      agriculture avec ses productions de qualité, pour notre secteur touristique ou pour nos grands groupes de services urbains. Ce sont ces classes moyennes des pays émergents qui vont tirer la
      croissance mondiale dans les années à venir. D’ici 2030, en moins de deux décennies, la taille de l’économie mondiale va plus que doubler. De cette dynamique, la France doit avoir sa juste
      part.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;"><strong>5- Architecte de ce mouvement : un commissariat national aux stratégies.</strong></span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">J'ai beaucoup d'admiration pour ce que le commissariat au plan a accompli au début de la Ve République. Le travail qui fut confié autrefois au Commissariat au
      Plan est plus nécessaire que jamais. Un pays confronté aux défis qui sont les nôtres a besoin de faire travailler ensemble tous les acteurs de son redressement. Ce Commissariat national aux
      stratégies doit être placé auprès du Président de la République et dirigé par une personnalité de grande autorité.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;"><strong>6- Mise en réseau des grandes entreprises et des PME</strong></span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">Les grandes entreprises ont la maîtrise des processus de fabrication, des brevets, de la recherche appliquée, de grands réseaux commerciaux, les PME ont la
      capacité d’innovation. Une récente étude de l'OCDE montre que la création d'emplois se fait pratiquement uniquement dans les PME. Incitation par la création d’un avantage fiscal lorsqu’une
      grande entreprise aura créé une structure d’investissement en direction des PME ou pris une participation dans une telle structure.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;"><strong>7- un soutien au financement par la création d’une ou plusieurs banques d’économie mixte décentralisées de soutien aux PME</strong></span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">Cette idée avance dans tous les programmes. Je l'ai vu reprise sous des formes différentes dans les discours de François Hollande et de Nicolas Sarkozy. Il est
      des besoins de financement, notamment en fonds propres, qui ne sont pas pris en compte aujourd’hui. Mais il est capital que cette structure soit décentralisée, qu’elle associe les collectivités
      locales à son action et qu’elle ne soit pas sous le seul contrôle de l’État. De tels établissements bancaires peuvent être soit organisés sur une base géographique, soit spécialisés
      sectoriellement (par exemple pour l’économie numérique). Ces banques pourront faire appel à des actionnaires nouveaux (type assurance-vie)</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;"><strong>8- création d’un livret d’épargne industrie</strong></span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">Il est besoin non seulement d’établissements mais de ressources nouvelles dédiées.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;"><strong>9- négociation nationale autour de la rénovation du climat social dans l’entreprise</strong></span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">Ce sujet est crucial. L’adaptation de l’entreprise à son environnement, à la conjoncture, exige l’association et la participation des salariés et de leurs
      organisations syndicales à la réflexion stratégique dans l’entreprise. La guerre froide sociale est un facteur de blocage. J’organiserai une négociation nationale entre partenaires sociaux sur
      ce thème, dont l’État sera facilitateur, mais dont il ne sera pas décideur. J’ai en effet décidé de sortir du blocage qui vient de la posture de l’État dont tout le monde sait qu’il
      interviendra en fin de compte.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;"><strong>10- Pour faire bouger les choses, la participation : les salariés au Conseil d’administration des entreprises avec droit de vote</strong></span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">La culture de la cogestion est bienfaisante. C'est mon affirmation, et telle est une des principales raisons du retard français par rapport à la réactivité du
      tissu économique allemand. C’est d’ailleurs l’inspiration même qui fut celle du général de Gaulle lorsqu’il plaidait, à l'époque difficilement, la participation. Non seulement participation aux
      résultats, mais participation à la stratégie et à la décision. Nous ferons entrer dans les entreprises de plus de 500 salariés d’abord les représentants des salariés dans les conseils
      d’administration des entreprises avec droit de vote.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;"><strong>11- La participation par la négociation au sein des Comités d’entreprise</strong></span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">Les comités d’entreprise sont déjà le lieu légal et obligatoire de l’information et de la consultation des représentants des salariés sur la vie de l’entreprise.
      Il faut étendre leur rôle à la négociation continue des conditions de travail et des rémunérations.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;"><strong>12- La négociation d’accords particuliers au sein de l’entreprise soumise à des accords cadres dans les branches.</strong></span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">Nicolas Sarkozy a annoncé que des accords majoritaires dans les entreprises pourraient s’imposer aux salariés minoritaires. Le risque est grand, à mes yeux, que
      cette possibilité, ouverte sans précaution, se révèle contraire aux principes constitutionnels. Il est encore plus grand que des pressions à l’intérieur des petites entreprises rendent ce
      dispositif choquant et inquiétant. Il faut donc que faute d’unanimité, de tels accords soient encadrés par des accords cadres fixant, dans les branches, le cahier des charges de ces
      négociations et les marges admissibles des évolutions envisageables.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;"><strong>13- Un crédit d’impôt innovation à l’image du crédit d’impôt-recherche et un encouragement au lien PME-universités.</strong></span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">On peut imaginer que des PME pourraient faire appel à des laboratoires d'universités. La recherche est une donnée clé. Mais l’innovation, dans les processus de
      fabrication, dans le design est au moins aussi importante, notamment dans les PME. Je proposerai la création d’un crédit d’impôt innovation, parallèle au crédit impôt recherche.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;"><strong>14- Un statut pour les Business-angels à l’image des fonds de private equity</strong></span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">Dans le monde des entreprises innovantes, il existe une disparité très grande entre les avantages consentis aux fonds de private equity, dont les intérêts
      d’acquisition sont fiscalement déductibles et les Business angels, qui soutiennent des créations de start-up, ne reçoivent aucun avantage fiscal équivalent. Il faut donc leur permettre pendant
      les premières années de leur investissement de déduire les pertes éventuelles de ces entreprises en développement de leur propre revenu imposable, au moins partiellement.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;"><strong>15- L’association des consommateurs : la création d’un label indépendant</strong></span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">Plus de 60 % des consommateurs français souhaitent soutenir la production dans notre pays, que cette production soit le fait d’entreprises françaises ou
      d’entreprises à capitaux étrangers installées en France. Mais pour l’instant il est impossible pour l’immense majorité des produits de connaître la provenance, ou la part française dans le
      produit considéré. Or il y aura là, pour les industriels, un avantage compétitif qui peut être déterminant pour inciter les industriels à leur installation dans le pays.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;"><strong>16- Développer l’image de marque du « produit en France »</strong></span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">Quand les produits français ne sont pas choisis par les consommateurs nationaux, européens ou étrangers, c’est souvent, à prix égal, parce que l’image de marque
      de nos productions n’est pas suffisante. Nos concurrents, surtout allemands, sont considérés comme plus fiables, plus durables, même si la réalité ne confirme pas cette réputation. Il faut donc
      entreprendre un travail en profondeur sur l’image de marque de la France en tant que pays producteur.</span>
    </p>
    <h3 id="proposition-3" style="border-bottom: #e2e2e2 2px solid; text-align: justify; border-left: #e2e2e2 2px solid; background-color: #ededed; font-size: 20px; cursor: pointer; padding: 5px;">
      <span style="font-size: 14pt;">C/ Inscrire le produire en France dans le cadre d'une politique industrielle européenne</span>
    </h3>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p id="txt-proposition-3" style="text-align: justify; display: none;">
      <span style="font-size: 14pt;"><strong>17- Définition de priorités sectorielles, en nombre limité mais fortement structurantes</strong></span><br>
      <span style="font-size: 14pt;">Énergies renouvelables et technologies de rupture énergétique ; biotechnologies ; nanotechnologies ; infrastructures. Je proposerai que 10 % du budget européen
      puissent être fléchés vers des fonds liés à ces priorités.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;"><strong>18- Pour financer ses priorités stratégiques, l’Europe devra mobiliser l’épargne des Européens et l’orienter vers des besoins d’investissements à long
      terme.</strong></span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">Il y a dix ans, je me suis élevé au Parlement européen contre les normes comptables anglo-saxonnes excessivement court-termistes, trop réactives, que l’on nous
      imposait. Aujourd’hui la Commission européenne et un nombre croissant d’économistes reconnaissent qu’il y a là un sujet majeur pour la compétitivité de l’Europe et le financement de son
      industrie.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;"><strong>19- Pour sortir de la crise, une alliance entre l’Europe et les pays émergents</strong></span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">Je me refuse à faire des pays émergents les boucs émissaires de nos maux. Leur défi, c’est de sortir leurs populations de la pauvreté. Je proposerai à nos
      partenaires européens l’organisation d’un grand sommet Union Européenne / BRICS.</span>
    </p>
    <h3 id="proposition-4" style="border-bottom: #e2e2e2 2px solid; text-align: justify; border-left: #e2e2e2 2px solid; background-color: #ededed; font-size: 20px; cursor: pointer; padding: 5px;">
      <span style="font-size: 14pt;">D/ Une mesure exceptionnelle pour l'emploi, un emploi sans charge pendant deux ans pour toute entreprise de moins de 50 salariés.</span>
    </h3>
    <p id="txt-proposition-4" style="text-align: justify; display: none;">
      <br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;"><strong>20- Il y a cinq ans, j’avais proposé deux emplois sans charges par entreprise quelle que soit sa taille. La détérioration des finances du pays ne permet
      plus un tel projet. Mais le besoin demeure vital de débloquer l’emploi pour deux catégories de Français : les jeunes à la recherche de leur premier emploi dont le chômage s’accroît, et les
      chômeurs qui se trouvent pour beaucoup bloqués dans leur recherche.</strong></span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">C’est pourquoi je propose à toute entreprise de moins de 50 salariés l’ouverture d’un droit à un emploi sans charges pendant deux ans, pourvu qu’il s’agisse d’un
      CDI (avec période d’essai) proposé à un jeune dont ce sera le premier emploi ou à un chômeur. Ce droit ne sera pas ouvert s’il y a eu préalablement suppression de poste de travail.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">Le coût de cette mesure peut être estimé à 2 milliards par an, équilibrés par la suppression de l’exonération fiscale des revenus des heures
      supplémentaires.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">C’est un coup de pouce très important pour les TPE artisanales et commerciales.</span><br>
      <br>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 14pt;"><span style="text-align: justify;"><br>
      (Téléchargez les 20 propositions au format pdf,&nbsp;</span><a href="http://www.bayrou.fr/media/PDF/Dossier.indd.pdf" target="_blank"><strong><span style="text-decoration: underline;">en
      cliquant ici</span></strong></a><span style="text-align: justify;">)</span></span>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 02 Feb 2012 14:24:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0c7ac6027af23d3082167f242b279ad7</guid>
                <category>Elections</category>        <comments>http://www.gagnyenmouvement.com/article-contre-le-surendettement-tout-pour-l-emploi-20-propositions-concretes-et-chiffrees-01-fevrier-20-98444512-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Gagny en Mouvement était présent au 3ème congrés de France Nature Environnement]]></title>
        <link>http://www.gagnyenmouvement.com/article-gagny-en-mouvement-etait-present-au-3eme-congres-de-france-nature-environnement-98141562.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp; <span style="color: #ff6600; font-size: 14pt;">Ci-dessous des extraits de l'intervention de François Bayrou, au préalable je dois préciser que la journée, remarquablement organisée par
    France Nature Environnement, a été riche&nbsp; tant par les interventions que par les expositions proposées par les différentes associations environnementales.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #ff6600; font-size: 14pt;">Gagny Environnement, à Montreuil ce samedi, a&nbsp;présenté, dans le cadre de la Fédération Ile-de-France, la problèmatique&nbsp;des carrières
    gabiniennes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #ff6600; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #ff6600; font-size: 14pt;">Dans un&nbsp;article &nbsp;futur je reviendrai sur les enseignements à tirer d'une journée comme celle-ci notamment en ce qui concerne la
    gouvernance d'une municipalité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #ff6600; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #ff6600; font-size: 14pt;">Patrick Bruch</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #ff6600; font-size: 14pt;">Délégué départemental</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #ff6600; font-size: 14pt;">MoDem de Seine Saint-Denis</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <h1>
    "Soyons sensibles à la nécessaire harmonie entre les êtres humains et la nature"
  </h1>
  <p class="date">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="date">
    <span style="font-size: 14pt;">François Bayrou était l'invité de France Nature Environnement, samedi 28 janvier.</span>
  </p>
  <div class="wysiwyg-content">
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 14pt;">Le candidat à la présidence de la République a tout d'abord rendu hommage aux dizaines de milliers de bénévoles qui œuvrent au quotidien sur les questions
      environnementales : "Tout cela n'existerait pas si les associations n'avaient pas joué le rôle qu'elles ont joué. C'est donc à vous, aux 3.000 associations qui composent France Nature
      Environnement et aux autres, qu"il faut dire merci. Vous avez voulu et vous avez obtenu la prise de conscience des citoyens et des responsables politiques".</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">"Je suis très sensible à la question de l'harmonie, qui n'est pas seulement technique ou liée à l'agriculture, mais qui doit exister entre les êtres humains et la
      nature au sein de laquelle ils vivent. Elle n'est pas seulement physique, pas seulement liée à la santé, mais aussi esthétique et spirituelle. Quelque chose qui est de l'ordre de la prise de
      conscience que cette nature et nous sommes, d'une manière certaine, interpénétrés les uns avec les autres. Nous avons des preuves à faire devant la fragilité et le danger dont des éléments de
      la nature qui nous entoure sont frappés", a estimé François Bayrou.&nbsp;</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">Son "premier objectif, symbolique, sera de faire de la survie des abeilles un objectif politique dans lequel les responsables publics doivent être engagés",
      a-t-il souligné sous les applaudissements de la salle. "Nous savons que plus de 50% de l'alimentation humaine dépend directement de la pollinisation. Or, 30% des espèces pollinisatrices sont
      aujourd'hui menacées. Les molécules pesticides troublent les systèmes neuro-transmetteurs des abeilles et menacent les colonies. Je crois que les abeilles sont des veilleurs, des témoins, des
      risques qui menacent aussi les êtres humains. Le varroa et le frelon asiatique nécessitent eux aussi une réponse et une aide des pouvoirs publics", a-t-il analysé.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">Deuxième objectif : l'énergie. "On ne parle plus d'énergie, ou alors uniquement du nucléaire alors que le sujet doit être traité de façon beaucoup plus
      large.&nbsp;J'écoute avec beaucoup de soins ce que dit le GIEC sur les causes portées par l'activité humaine du réchauffement de la planète. Il est bon de souligner que c'est là que réside la
      première menace sur notre environnement. J'estime que l'objectif doit être la décarbonisation progressive et contrôlée de l'activité humaine, notamment par l'économie d'énergie".</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 14pt;">"Cela impose de réfléchir à l'énergie de manière différente. Regardons comme une énergie de transition le nucléaire, en attendant que se précisent les promesses –
      que je crois réelles – qui tiennent aux énergies renouvelables&nbsp;et non polluantes : l'éolien, le photovoltaïque, etc. Cette stratégie doit être contrôlée par des organes indépendants du
      pouvoir politique, au sein desquels les associations auraient toute leur place", a-t-il poursuivi.</span>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 29 Jan 2012 07:57:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3b22100ebb27fccefff0c70cfa2d1894</guid>
                <category>Elections</category>        <comments>http://www.gagnyenmouvement.com/article-gagny-en-mouvement-etait-present-au-3eme-congres-de-france-nature-environnement-98141562-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Gagny en Mouvement vous invite au forum sur les sujets: Instruire, Eduquer, Former.]]></title>
        <link>http://www.gagnyenmouvement.com/article-gagny-en-mouvement-vous-invite-au-forum-sur-les-sujets-instruire-eduquer-former-97851878.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <h4>
      <span style="color: #ff6600; font-size: 36pt;"><strong>Assistez au deuxième forum de<br>
      l'Agenda 2012-2020 !<br></strong></span>
    </h4>
  </div>
  <p>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 18pt;">Dans le cadre de l'Agenda 2012-2020, Gagny en Mouvement vous invite au deuxième des quatre forums en présence de personnalités de la société civile, qui se tiendra
    :</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #ff6600; font-size: 24pt;"><strong>Samedi 4 février, de 9h30 à 14 h<br>
    à la Maison de la Chimie<br>
    28 bis, rue Saint Dominique - 75007 PARIS</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #ff6600; font-size: 24pt;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 18pt;">Il sera consacré au thème essentiel de l'éducation, autour des sujets "Instruire, éduquer, former".</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 18pt;">- François Bayrou ouvrira les travaux à 9h30 en séance plénière.</span><br>
    <span style="font-size: 18pt;">- Les tables-rondes se dérouleront toute la matinée.</span><br>
    <span style="font-size: 18pt;">- François Bayrou conclura le forum à 14 heures, à nouveau en séance plénière.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 18pt;">Compte tenu du nombre de places limité, nous vous demandons de bien vouloir confirmer votre présence, en particulier aux deux séances plénières, <a href=
    "http://volontaires.bayrou.fr/HS?a=ENX7CqkAjdu68SA9MKJODRfnGHxKLNb06vcStGb5lw8W0bBhOG5mpqVsje_HhdAFmFET" target="_blank">en cliquant ici</a>.</span><br>
    <br>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 25 Jan 2012 08:53:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6de5a7c233ee3dddbc0e2b94af80b591</guid>
                <category>Elections</category>        <comments>http://www.gagnyenmouvement.com/article-gagny-en-mouvement-vous-invite-au-forum-sur-les-sujets-instruire-eduquer-former-97851878-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Gagny en Mouvement:François Bayrou l'intégralité du discours de Dunkerque]]></title>
        <link>http://www.gagnyenmouvement.com/article-gagny-en-mouvement-fran-ois-bayrou-l-integralite-du-discours-de-dunkerque-97581127.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <h1>
    François Bayrou à Dunkerque : "J'affirme que le sujet principal de cette élection est le peuple français !"
  </h1>
  <p class="date">
    <img height="333" width="500" src="http://img.over-blog.com/500x333/1/49/36/16/053.JPG" alt="053" class="CtreTexte">
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <strong>Photo: Patrick Bruch (14/01/2012</strong>)
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">Je suis très heureux, mais vraiment très heureux de vous retrouver.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Vous comprendrez que mes premiers mots sont évidemment pour remercier et saluer Jean-MarieVanlerenberghe, sénateur du Pas-de-Calais, qui vient de s'exprimer, et
    Olivier Henno, conseiller général du Nord et Maire de Saint-André, vice-Président de la Communauté urbaine de Lille, qui m'ont tous les deux accueilli au nom des deux fédérations de nos amis du
    Pas-de-Calais et du Nord.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">En outre, je veux également saluer Frédéric Leturque, le tout jeune Maire d'Arras, Dany Wattebled, Maire de Lesquin, Nicolas Lebas, Maire de Faches-Thumesnil,
    Damien Castelain, Maire de Peronne-en-Mélantois, Dominique Hallynck, Maire de Saint-Jans- Cappel, Frédéric Lefèvre, délégué départemental du Nord, mon ami Léonce Deprez, qui est au premier
    rang.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Vous me permettrez aussi de saluer les élus de Dunkerque, Pierre Yana, Édith Varet, Martine Beuraert.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Vous comprendrez également que j'ai un mot particulier et amical pour les élus nationaux et européens qui sont présents: Marielle de Sarnez, députée européenne,Jean
    Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques, Jean-Jacques Jégou, sénateur du Val-de-Marne, Yann Wehrling, porte-parole de notre campagne, Robert Rochefort, député européen.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Enfin, je vous salue vous, chers amis de Dunkerque !</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Chers amis de Dunkerque, (je vais employer un mot qui n'est plus employé en politique depuis des décennies, mais c'est votre véritable titre et je veux vous le
    donner à cette tribune), chers citoyens français, citoyens du Nord et du Pas de Calais, chers citoyens de Dunkerque (parce que c'est bien dans cette fonction que vous êtes ici, dans cette
    fonction de citoyens, dans cette fonction de peuple souverain). Je suis heureux profondément d'être à Dunkerque, Français parlant à des Français, citoyen parlant à des citoyens, homme du Sud
    parlant à des femmes et à des hommes du Nord.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">On peut difficilement faire plus méridional que nos Pyrénées et difficilement plus septentrional que Dunkerque la sous-préfecture de la plus au Nord de toutes les
    villes de France, et puis il y a autre chose encore qui nous unit, du moins j'en ai l'impression : pour les Béarnais, la définition préférée qu'ils donnent d'eux même et qui tient de leur
    caractère, c’est « tête dure », on dit dans notre langue « cabourut ». Et il paraît qu'on dit cela aussi des Flamands, que c’est même proverbial et que l'expression « têtes de Flamand » signifie
    la même chose ! Donc permettez-moi d'être « tête dure » parlant à des « têtes dures ». Et Dieu sait qu’on va avoir besoin de têtes dures dans les années qui viennent.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">À Dunkerque, ville qui est à elle seule tout un programme : Dunkerque, gagnée jadis à la force des bras sur la mer, sur la dune ; Dunkerque deux fois détruite et
    deux fois reconstruite, et tout cela en quelques décennies de folie des hommes. Tout un programme dans une France dont nous savons tous qu'elle a, elle aussi, a bien besoin elle aussi d'être
    reconstruite.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Nous sommes là pour ressaisir le destin de la France. D'habitude j'essaie de fuir les grands mots. Mais là je parle non seulement comme citoyen et élu du peuple,
    mais je parle en père de famille, comme tous les pères et toutes les mères de famille qui ont charge d’âme, et charge d'enfants. Je parle au nom des jeunes qui sont là et des jeunes qui
    viendront. Nous avons tous entre les mains le destin de la France !</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">C'est un moment préoccupant de notre Histoire.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Il y a trois semaines est sortie, comme tous les ans, une enquête qui est réalisée annuellement par le grand institut Gallup et, en France, par l'institut BVA.
    C'est une enquête qui étudie tous les ans le moral comparé des peuples de 53 des pays les plus importants de la planète monde. C'est une enquête dont le résultat était déjà l'an dernier
    inquiétant. Cette année les choses se sont encore effondrées.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Écoutez bien, le moral des français quand ils pensent à leur avenir, dans les années qui viennent, fait que nous sommes maintenant, peuple français, 53ème sur 53 !
    C'est-à-dire que nous sommes loin derrière les Irakiens, les Pakistanais et les Afghans. Nous le peuple français, nous le pays que nous formons ensemble !</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Cela à soi seul, cet effondrement du moral, mérite un ressaisissement de la volonté nationale.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Nous sommes là pour cela, pour rendre la volonté politique à notre peuple, pour rendre aux Français l'optimisme qu'ils méritent, celui que l'on doit à ses
    concitoyens, leur rendre la foi dans l'avenir et ouvrir un temps nouveau.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Il y a des années que les choses ne cessent de suivre en France la pente du déclin, la pente de l'affaissement, la pente de l'abaissement. Et c'est ainsi que
    galopent à travers le pays les quatre fléaux dont nous sommes frappés. Vous vous souvenez, pour ceux qui ont lu l'Apocalypse, ce texte incroyable de poésie, de force et de présence : il y a les
    quatre cavaliers de l'Apocalypse montés, l'un sur un cheval noir, l'autre sur un cheval rouge, dit le texte, le cheval blanc et le cheval pâle. Et les cavaliers, cavaliers dans la tradition, l'un
    c'est la guerre -il porte une épée- l'autre c'est la famine, l'autre c'est la peste et le dernier sur le cheval pâle, c'est la mort. Ils ont le quart de la terre pour se donner
    carrière.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Eh bien, les quatre cavaliers, les quatre fléaux que nous vivons, ce n'est pas tout à fait cela, mais ils portent un nom extrêmement précis : c'est le chômage qui
    fait que les enfants ne trouvent plus d'emploi, c'est l'effondrement du pouvoir d'achat qui fait que, pour toutes les familles, les fin de mois sont d'année en année plus difficiles, c'est les
    drames contre lesquels je n'ai cessé de mettre en garde depuis des années, et dont on voit aujourd'hui dans quelle impasse ils nous ont amenés, la multiplication des déficits et l'accumulation de
    la dette.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">À ces quatre fléaux, il y a en fait une coresponsabilité et je voudrais le dire devant vous. Je n'ai pas l'intention de dresser de réquisitoire parce que le temps
    des réquisitoires et celui des accusations est derrière nous, et je n'y ai pas manqué quand il était encore temps.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Mais je veux dire simplement que, bien entendu, la responsabilité du gouvernement actuel est engagée, depuis cinq ans. La responsabilité de la majorité actuelle est
    engagée depuis dix ans. C'est la même majorité qui est au pouvoir.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Et bien sûr, cela ne doit pas être effacé parce que, ayant été au pouvoir, les dix dernières années, les cinq dernières années, rien n'a été fait pour que le cap
    change. La prise de conscience n'a pas eu lieu. Mais surtout, et en même temps, pendant ces dix dernières années, ces cinq dernières années, pendant que le gouvernement dépensait sans prudence,
    pendant que l'on ne faisait pas attention aux risques que l'on prenait, pendant que l'on oubliait de se préoccuper de l'équilibre du pays, il y avait une opposition, et l'opposition elle hurlait
    à l'Assemblée et elle manifestait quelquefois dans la rue.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Et que demandait l'opposition ? Non pas que l'on dépense moins, non pas que l'on fasse davantage attention, non pas que l'on soit sérieux avec ce que l'on allait
    transmettre aux enfants, elle demandait que l'on dépense plus ! Que l'on y aille encore plus fort dans les déséquilibres du pays. Elle ne demandait pas que l'on soit rigoureux, elle demandait que
    l'on soit moins attentif. Et je suis donc fondé à dire devant vous et avec vous à cette tribune qu'il y a une coresponsabilité des deux partis -je les appelle les PPP- partis provisoirement
    principaux, il y a une responsabilité de ces deux PPP dans la situation dans laquelle nous sommes et dans ses causes.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Je voudrais, devant vous, en revenir une seconde aux causes parce qu'au fond, c'est cela qui est le plus important.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Derrière ces quatre fléaux, derrière le chômage, derrière la chute du pouvoir d'achat, derrière les déficits et la dette, il y a une cause principale, la même pour
    tous ces symptômes, une raison qui explique cette dégradation tous azimuts et dont nous avons réussi à faire en quelques semaines, en quelques mois, un des sujets centraux de la campagne
    présidentielle française.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Cette cause, c'est que l'on ne produit plus en France. Nous n'arrivons plus à produire, et je dis cela dans le Nord. Nous n'arrivons plus à fabriquer, à vendre,
    nous n'arrivons pas à produire ce que nous sommes obligés d'acheter à l'extérieur et ce que l'on appelle déficit du commerce extérieur, c'est-à-dire ce que l'on est obligé de sortir des
    ressources du pays pour aller l'engager vers des économies d'autres pays qui nous entourent, c'est une somme astronomique.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">On a beaucoup de mal à imaginer ce que les sommes exprimées en milliards par exemple veulent dire. Moi qui suis un défenseur du calcul mental... (j'ai longtemps
    rêvé de créer une association pour que l'on mette en prison ceux qui avaient laissé s'en aller le calcul mental, en prison ... pas longtemps... trois semaines !... au pain sec et à l'eau ! comme
    l'on disait autrefois, ceux qui avaient laissé s'échapper le calcul mental de l'esprit des jeunes français). Je rappelle, par défense du calcul mental, qu'un milliard c'est 1000 millions. Le
    déficit de notre commerce extérieur c'est entre 60 et 80 milliards, selon le rythme. Cela veut dire entre 60000 millions d’euros et 80000 millions d’euros par an.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Je vous demande pardon de faire du calcul mental, mais je suis persuadé que c'est une vertu civique et que si chacun des citoyens français avaient eu, normalement
    grâce aux gouvernants et aux élus, à l'esprit ce que ces sommes représentent, jamais ils n'auraient autorisé leurs gouvernants à faire ce qu'ils ont fait.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Mais là encore c'est abstrait, les milliers de millions d'euros, cela fait très loin comme chiffre. Je vais le traduire en salaire des Français parce que après
    tout, c'est cela notre question.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Eh bien, si vous divisez cette somme, 60 ou 80 milliards par le salaire annuel chargé d'un salarié moyen français, cela représente entre 2 et 3 millions de salaires
    annuels pour toute l'année de salariés français.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Et combien avons-nous de chômeurs ? ... 2 700 000 chômeurs, si j'ose dire à temps plein. Ne cherchez pas ailleurs la cause des drames et des difficultés de
    l'appauvrissement du pays que nous avons devant nous. C'est un pays qui s'appauvrit et ce n'est pas étonnant que nous tous qui le formons, nous ayons chacun dans notre vie et dans nos familles le
    sentiment de ces difficultés-là.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">C'est une hémorragie dont nous sommes victimes et donc, oui, je dis en effet que nous n'acceptons pas que cette situation dure. Nous allons y porter
    remède.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">C'est la même chose pour l'école. L'école que vous aimez, que j'aime. Les enquêtes internationales comparent les systèmes scolaires des 34 pays développés, ceux qui
    sont groupés au sein de ce que l'on appelle l'OCDE.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Sur 34 pays, la France, qui était le pays le plus respecté pour son éducation, probablement de tous les pays du monde, en tout cas à coup sûr dans le tiercé gagnant
    -c'était notre fierté et on nous regardait ainsi- à cette dernière enquête, se classe 23ème en compréhension de l'écrit, 24ème en calcul, et 33ème sur 34 pour la lutte contre les inégalités à
    l'école.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Et combien serions-nous dans le classement si l'on mesurait le respect des enseignants et l'image de l'école ? Le respect des enseignants dans leur classe et le
    respect des enseignants dans la société ?</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">École, chômage, et on pourrait ainsi, chapitre après chapitre, suivre le bilan des dernières décennies. On pourrait regarder le logement, on pourrait regarder
    l'État et ce que l'on est en train d'en faire, la chasse gardée de groupes de pression, de partis, de réseaux ou d'amicales appartenant alternativement aux deux partis qui se partagent le
    pouvoir.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Voilà le bilan et il est la réalité et chacun d'entre nous le sait.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Je vous demande de partager avec moi une conclusion essentielle, précise, déterminante pour la réflexion des Français dans les semaines qui viennent, une
    affirmation qui, si nous la partageons, change tout pour le sens du scrutin que nous allons vivre. Cette situation-là, les fléaux dans le monde économique et social, l'école, le logement, l'État,
    nous ne la devons ni à la mondialisation, ni à l'Europe, ni à l'euro, ni à aucune cause extérieure. Nous la devons à des erreurs qui ont été faites chez nous, à des fautes d'orientations qui ont
    été décidées chez nous, à du laxisme et à des facilités qui ont été consenties chez nous !</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Les causes sont chez nous et c'est chez nous qu'il faut que nous les corrigions, et c'est maintenant que cela va se jouer, c'est dans quelques semaines que nous
    allons le faire ensemble.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Contrairement à ce que tout le monde raconte, ce n'est pas la faute du système bancaire international, ce n'est pas la faute des multinationales, c'est la faute des
    décisions que nous avons prises et, la preuve, nos voisins Allemands, Néerlandais et même nos voisins Italiens, qui ont la même monnaie que la nôtre, qui appartiennent à la même Europe que nous,
    qui sont plongés dans la même mondialisation, eux ils produisent, eux ils fabriquent, eux ils vendent, eux ils exportent, eux ils effacent peu à peu et même complètement pour l'Allemagne les
    déficits qui les frappaient.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Ce sont nos voisins, avec les mêmes conditions de production que les nôtres, mais nous, nous avons 60 milliards de déficit et, s'agissant des Allemands, ils ont 120
    milliards d'excédents.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">La différence entre nous, ce que nous payons en trop, ce qu'ils reçoivent en plus grâce à leur travail, c'est 6, 7 ou 8 millions de salaires annuels
    chargés.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Alors, ne vous étonnez pas qu'en Allemagne il y ait une grande vague de licenciements ces dernières semaines, et cette grande vague de licenciements, c'est à
    l'Agence pour l'emploi parce que il n'y a plus de chômeurs tandis que nous, nous avons réussi l'exploit de licencier 1800 personnes il y a SIX mois à l'Agence pour l'emploi et d'en réembaucher
    1000 soit disant hier en CDD parce que désormais la marée des chômeurs est en train d'emporter les digues.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Et pareillement, ce n'est ni la faute de la globalisation ni de la mondialisation, ni de l'Europe, ni des marchés financiers, que sais-je, si nous n'arrivons pas,
    si nous n'arrivons plus à apprendre à lire à nos enfants à l'école, si le calcul devient un labyrinthe que tant d'enfants ne maîtrisent plus même de manière élémentaire. Ce n'est la faute à
    personne. C'est chez nous que cela se passe et c'est chez nous qu'est la responsabilité.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Alors, devant tant de recul, tant de démissions, tant de capitulation, il nous faut proposer aux Français dans cette élection une orientation nouvelle fondée sur
    deux volontés, deux esprits : l'esprit de résistance et l'esprit de reconstruction.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Je dis reconstruction parce que tout ce que nous avons perdu, nous l'avions. Tout ce qui s'est éloigné, vous savez bien que c'était notre vie de tous les
    jours.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Eh bien, je vous le dis, l'enjeu de cette élection, c'est que ce que nous avons perdu, ce qui s'est éloigné, ce qui a disparu, ce qui s'est égaré, mes amis,
    citoyens, nous allons le retrouver !</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Nous allons à nouveau faire rimer le nom de France avec le beau mot de résistance !</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Nous le ferons pour nous, mais nous ne le ferons pas seulement pour nous parce que nous ne devons jamais perdre de vue, nous qui nous adressons aux Français, que ce
    que la France fait, elle le fait pour elle-même bien sûr et pour ses citoyens, son peuple, mais elle le fait aussi pour beaucoup d'autres sur la planète, d'autres peuples qui, pendant des siècles
    et des décennies, ont regardé la France comme un espoir, comme un horizon, comme un projet unique qui intéressait non seulement les Français, bien sûr, mais qui intéressait toutes les femmes et
    tous les hommes de liberté, toutes les femmes et tous les hommes de conscience qui représentaient un espoir -souvenez-vous- aussi bien pour les dissidents soviétiques que pour les martyrs du
    génocide cambodgien.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Et ce verbe "résister", il faut maintenant que nous le conjuguions au présent devant toutes les fatalités qui sont les nôtres.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">À l'enlisement, nous allons résister.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">À l'appauvrissement, nous allons résister.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">À la fuite des activités, nous allons résister.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Aux compromissions nous allons résister.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Aux privilèges excessifs et indus, nous allons résister.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">À l'illettrisme nous allons résister.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">À l'argent roi, nous allons résister.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">À l'affaiblissement de l'Europe nous allons résister.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Et au fond, quand on regarde l'inacceptable, il y a trois étapes toutes simples. Voilà ce que chaque citoyen doit se dire :</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Devant l'inacceptable, d'abord je dis non. Devant l'inacceptable je résiste, et devant l'inacceptable je prends la décision de changer le monde.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Changer le monde, non pas se résigner et après tout changer le monde, changer la cité dans laquelle nous vivons, changer la société, c'est cela qui est civique,
    c'est cela qui est citoyen.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Mais résister, cela impose non seulement une détermination intérieure, une volonté inébranlable, une stabilité dans ses choix, toutes qualités que nous réclamons,
    mais cela impose aussi que se rassemblent, même s'ils sont différents, ceux qui partagent le même refus et la même volonté.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Vous trouverez là le premier écho de cette phrase que nous avons inscrite au fronton de la campagne électorale qui s'ouvre : « Un pays uni, rien ne lui résiste
    ».</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Vous connaissez sans doute ces vers admirables de Louis Aragon, c'est dans « La Rose et le Réséda » : « Quand les blés sont sous la grêle, Fou qui fait le délicat,
    Fou qui songe à ses querelles au coeur du commun combat ». Et c'est ainsi qu'il appelle dans la Rose et le Réséda, aussi différents qu'ils soient, « ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n'y
    croyaient pas, Et tous deux aimaient la belle prisonnière des soldats », et pour la sauver quel qu'il soit, « lequel montait à l'échelle et lequel veillait en bas... ». Aucune importance pourvu
    que le travail soit fait.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">C'est là qu'en est la France, c'est dans ce besoin de rassemblement-là, cet esprit de résistance et de reconstruction impose qu'un peuple se reforme, se construise
    une conscience, qu'il prenne en main son propre destin.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Je viens d'employer devant vous le mot de « peuple ». C'est un mot qui, paraît-il, n'est pas à la mode. C'est un mot qui, paraît-il, est suspect. Je trouve que
    c'est un symptôme de la dégradation de l'esprit public que, dans notre temps, l'injure suprême dans le monde politique, ce soit devenu entre guillemets : « populiste ».</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Que du mot de peuple, du grand nom de peuple, on forme un qualificatif qui est une injure, c'est révélateur de la manière dont ceux qui se croient des élites
    regardent ceux qu'ils croient être le peuple.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Je veux leur rappeler, à tous ceux-là, une chose très simple: l'article 2 de la Constitution de la République dit : « Le principe de la République, c'est le
    gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Et avant d'être introduite dans notre constitution française cette formule était, vous le savez, celle d'Abraham Lincoln, le grand
    président des États-Unis, l'homme qui a fait entrer les États-Unis dans l'époque de la liberté, celle où l'on a aboli l'esclavage.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Eh bien, c'est une fierté pour moi que la France ait repris le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple, comme définition de la République.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Je veux vous dire ceci : il y a, en ce moment, un désespoir particulier du peuple, c'est-à- dire ceux qui n'ont ni les relations, ni les réseaux, ni l'argent, ni la
    force de se faire entendre, ni aucun des signes extérieurs de l'influence.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Dans une pièce formidable qui s'appelle l'Aiglon, Edmond Rostand a écrit une admirable et magnifique définition qu'autrefois on apprenait à l'école. Vous savez, «
    l'Aiglon » c'est le fils de Napoléon qui est là-bas, Duc de duc de Reichstadt, exilé si loin de son pays et de l'histoire de son père. Il est entouré de dignitaires, de ceux qui, au fond, se sont
    rendus au vainqueur et un jour, devant lui, on demande à l'un de ces grands dignitaires pourquoi ils ne sont pas allés jusqu'au bout du combat et pourquoi ils se sont rendus et il a cette phrase,
    il dit : « Nous étions fatigués ».</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">À ce moment-là, la porte s'ouvre et on voit entrer un personnage qui était là, comme un veilleur que l'on n'identifiait pas, comme un protecteur, peut-être on
    dirait un garde du corps... C'est un vieux soldat de Napoléon, il s'appelle Flambeau et quand il entend "nous étions fatigués", alors Flambeau dit : « Et nous, les petits, les obscurs, les sans-
    grade, Nous qui marchions, fourbus, crottés, blessés, malades, Nous qui marchions toujours et jamais n’avancions, Sans espoir de duchés ni de dotations, trop pauvres et trop gueux pour que
    l'espoir nous berne De ce fameux bâton qu’on a dans sa giberne ».</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Eh bien les petits, les obscurs, les sans grade, ce sont eux qui aujourd'hui ont besoin que l'on parle en leur nom dans l'élection présidentielle de la République
    française.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Je veux dire ici qu'il y a eu un temps en France, pas si lointain, où pour eux, la politique n'était pas un découragement, elle était un espoir. J'ai grandi, mon
    ami Jean (Lassalle) aussi, dans un tout petit village des Pyrénées, et je suis sûr que c'était la même chose dans les quartiers des villes, c'était un tout petit village dans lequel il n'y avait
    pas de nobles, il n'y avait pas de bourgeois et, s'il y en avait eu, nous ne les connaissions pas parce que cela c'est l'histoire de notre pays à nous du Béarn, l'histoire d'une démocratie
    vieille aujourd'hui de près de 1000 ans -la plus ancienne des démocraties d'Europe continentale, elle a à peine cinq siècles, nous –modestement, mais "têtes dures"- nous comme démocratie, nous
    avons 1000 ans, c'est un pays profondément égalitaire, tous n’ont pas eu cette chance en France, c'est un pays profondément égalitaire où le premier mot d'ordre que l'on apprend, c'est que l'on
    n’enlève son béret devant personne.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Il nous en est resté quelque chose. Je ne porte pas de béret physiquement, en tout cas moins souvent que Jean Lassalle ne le porte, mais moralement, moi non plus je
    ne l'ai jamais enlevé, devant aucun puissant ou en tout cas aucun de ceux qui se croient puissants, de ceux qui s'en croit comme l'on dit chez nous.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Mais ce béret je l'enlève respectueusement, avec empressement et avec admiration devant l'esprit et devant le courage, plus particulièrement devant l'esprit et le
    courage des humbles.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Ceux qui font ce qu'il faut, envers et contre tout, non pas par obéissance ou par conformisme, mais par conscience. Ceux et celles, c'est plus souvent celles, qui
    élèvent leurs enfants toute seule, qui leur transmettent à force de courage ce qu'elles croient essentiel, celles qui se battent quelquefois seules contre tout ce qui, dans la société, dérive,
    celles qui, à la maison, transmettent quelque chose de précieux qui donne envie, qui donne valeur à la vie, qui donne ou qui vaille la peine de vivre pour qu’un jour à leur tour, les enfants le
    transmettent aussi.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Et elles ont l'impression ces mères-là, et ces pères aussi de se battre si souvent à armes inégales devant la société que leurs enfants doivent
    affronter.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Eh bien, devant elles, devant ces mères-là, devant ces mères et ces pères "courage", je veux dire devant vous mon respect et ma solidarité et si je dois dédier une
    campagne électorale à quelqu'un, c'est à eux que je la dédie, les mères et les pères courageux, ceux qui ont la charge la plus lourde et, avec les éducateurs que sont les enseignants, la plus
    précieuse.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">C'est vrai que pour tous la politique était un espoir et une adhésion. Ah... on y croyait ! Assez souvent on se trompait, et même parfois lourdement. Mais on
    croyait en un homme quelquefois, en un parti, en un courant et les humbles n'étaient pas les derniers à croire. On n'avait pas de relations, du tout, on n'avait pas d'argent, pas guère, mais on
    pouvait se sentir représenté.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Aujourd'hui, on se sent rejeté. L'adhésion a cédé la place à l'aversion. Les responsables du pays de quelque bord qu'ils soient, sont devenus entre guillemets
    "ils". "Ils" n'entendent rien, "ils" ne comprennent rien, on ne comprend pas ce qu'"ils" disent et on ne comprend rien à ce qu''ils" font.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Eh bien ce gouffre entre le peuple et ceux qui sont censés le représenter, le diriger, ne vous trompez pas, c'est sous les pieds de la France qu'il est ouvert et
    c'est la République qui risque d'y tomber !</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">C'est pourquoi j'affirme que le sujet principal de cette élection est le peuple français.</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">J'affirme que la France ne peut s'en sortir que si c'est lui, le peuple français, qui prend en main le destin de notre pays sans se laisser détourner par aucune des
    tentatives qui chercheront à lui dicter son choix.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">La clef de la résistance d'abord, de la reconstruction ensuite, est dans l'adhésion du peuple français dans son ensemble, dans son unité aux choix qui vont engager
    l'avenir du pays.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">J'affirme que, contrairement à ce que l'on croit dans les cercles officiels, ce qu'attend notre peuple, ce n'est pas la démagogie et la facilité, Il en a soupé, le
    peuple français, de la démagogie et de la facilité des vendeurs de vent.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Le peuple français veut une chose, il veut des hommes d'État qui lui disent la vérité et qui fassent l'effort de comprendre les difficultés qu'il
    rencontre.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Car si vous observez bien, il est deux attitudes différentes à l'égard du peuple de la part des responsables. Il y a ceux qui choisissent de descendre dans leur
    discours, dans leurs arguments parce qu'ils imaginent que le peuple est plus bas qu'eux. Ils vont dans le charlatanisme et dans la manipulation. Ceux-là montrent qu'ils ont du peuple une idée
    méprisante et grotesque. Ils lui parlent comme si ce peuple était moins intelligent qu'eux, croient-ils, qu'il était moins intelligent qu'eux ne s'imaginent l'être et ils lui parlent ainsi parce
    qu'ils imaginent, ils ne l'ont jamais rencontré, qu'il est incapable de comprendre.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">J'en ai vu beaucoup, nous en avons vu beaucoup dans notre enfance comme bien des enfants d'ouvriers et de paysans, bien sûr parce que mon père, (à Jean Lassalle)
    ton père, était habillé, hiver comme été, de vêtements de travail, et qu'il avait mon père, ton père un très fort accent pyrénéen.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">J'en ai vu beaucoup qui lui parlaient comme à un bouseux. J'étais un enfant, je faisais donc semblant de ne rien voir, mais je ne l'ai jamais oublié car les enfants
    n'oublient pas souvent comme on parle à leur père.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Cet état d'esprit-là n'est pas autre chose que mépris et condescendance et c'est l'explication de toute cette communication artificielle qui nous assomme. Ceux qui
    pensent que, pour parler peuple, il faut parler grossièrement ou que, pour parler peuple, il faut oublier la belle langue française ou qu’il faut agiter des sentiments bas, en général le plus
    près possible de la limite raciste, comme si « peuple » cela voulait dire fermé, obtus et vindicatif. Eh bien, je vous dis exactement le contraire.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Je vous dis au contraire que le peuple exige qu'on lui parle en grand, qu'on lui parle avec le même respect, la même grandeur et si possible plus encore de respect
    et de grandeur que l'on en met à parler aux puissants, avec une langue plus belle encore, et s'il se peut plus puissante, plus charnelle, plus évocatrice que la langue des Conseils
    d'administration où l'on est entre soi. C'est la langue des travailleurs et plus souvent la langue de ceux qui voudraient redevenir travailleurs, c'est la langue des pères et des mères de
    famille.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Je vous dis que ce que le peuple attend, c'est qu'on le prenne à la bonne hauteur et la bonne hauteur c'est plus haut encore que tout ce qu'ils peuvent
    imaginer.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Le peuple attend, le peuple exige sans avoir les moyens de se faire entendre qu'on le considère en responsable, en gouvernant, puisqu'il est le peuple
    souverain.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">C'est pourquoi j'aime les figures de notre histoire qui ont pris le peuple français à sa juste hauteur.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">J'aime Pierre Mendès France, non pas parce qu'il avait raison tous les jours, mais parce qu'il venait à la radio toutes les semaines quand il était au pouvoir,
    comme Roosevelt, pour partager avec ses concitoyens le souci du pays et lui rapporter, comme à un responsable de premier plan, l'évolution des choses.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">C'est pourquoi j'aime aussi le Général de Gaulle parce qu'il ne parlait pas en bêtifiant lorsqu'il s'agissait des affaires du monde, il choisissait la langue la
    plus éminente pour traiter des choses les plus éminentes et ainsi, il prenait le peuple à la bonne hauteur.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Et je vous le dis, c'est ainsi que je ferai à partir du mois de mai si les Français me choisissent pour être leur Président de la République.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">À partir du mois de mai, si les Français le veulent ainsi, je considèrerai le peuple français et les citoyens français, spécialement les plus humbles des citoyens
    français, comme les vrais et bons interlocuteurs lorsqu'il s'agit des affaires de la France et des affaires de l'Europe et des affaires du monde. Parce que mesdames et messieurs les initiés,
    mesdames et messieurs les gouvernants, les affaires de la France, les affaires de l'Europe, les affaires du monde, les affaires de la planète, ce sont, même si vous l'ignorez régulièrement, les
    affaires des Français, quelle que soit la situation qu'ils vivent et les difficultés qu'ils traversent. Ce sont leurs affaires et c'est à eux qu'il faut en référer.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">La maxime que je respecterai dans cette action est celle d'un homme qui fut souvent considéré comme un utopiste. Je suis heureux d'évoquer sa mémoire dans ce Nord
    où il eût bien des disciples. Il s'appelait Marc Sangnier. Permettez-moi de citer deux de ses disciples dans ce département où ils furent très nombreux.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">André Diligent, sénateur du Nord, maire de Roubaix, mon ami, celui qui, sur son lit de mort, m'a appelé et m'a dit "Ne lâche jamais rien !". J'ai respecté cette
    promesse.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Maurice Schumann, compagnon de la Libération, sénateur du Nord.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Par un raccourci que vous allez voir un peu hardi, disons familial dans ce département, permettez-moi d'évoquer aussi la figure et l'action de Jacques Delors qui,
    lui aussi, a trouvé ses racines dans ce courant de pensée.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Marc Sangnier disait cette phrase qui, pour moi, est inscrite au fronton de toute action politique qui vaut la peine et qui est digne de ce nom : "La démocratie est
    l'organisation sociale qui vise à porter à son plus haut la conscience et la responsabilité des citoyens".</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Conscience et responsabilité, ceci sera mon guide et mon principe.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Mes chers amis, nous avons une chose capitale à faire. Mes chers amis citoyens, nous devons prendre une décision. Je vous la propose. Il faut changer de modèle, de
    modèle de société, de modèle d'avenir pour notre pays et il faut changer d'abord le modèle économique.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Beaucoup d'entre nous ne se sont pas rendu compte de ce qui était arrivé dans les dernières décennies. Nous étions un grand pays de production mais, sans que
    personne ne le dise, sans que personne ne l’avoue, petit à petit, on nous a fait abandonner ce modèle de production et dériver vers un autre modèle : le modèle financier.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">La France était un grand pays d'ingénieurs, de techniciens. Sans nous le dire, en tout cas subrepticement, même pour ceux qui étaient engagés et intéressés, on a
    choisi d'en faire un pays de financiers, même les élèves de l'école Polytechnique (croyez bien que je n'ai rien contre les polytechniciens, j'ai une fille polytechnicienne et par voie de
    conséquence un gendre polytechnicien...) même à l'école Polytechnique, beaucoup d'ingénieurs, de ceux qui étaient investis dans les grands équipements du pays, dans les ponts, les voies ferrées,
    dans la recherche pour le pays, se sont vus recrutés par les banques pour inventer des opérations mathématiques super-complexes, super-géniales, qui ordonnent à des ordinateurs anonymes, à des
    machines qui sont dans des caves, qui travaillent toutes seules et sans rendre de comptes à personne, de vendre et d'acheter plusieurs fois par seconde sur toutes les bourses du monde et, parce
    qu’ils ont fait cela, ils obtiennent des bonus mirobolants.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Où est le bénéfice réel pour la société ? Où est le bénéfice humain, même pour eux, en dehors du plaisir purement intellectuel et des satisfactions purement
    matérielles ?</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Peu de choses, me semble-t-il.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">À ce changement de modèle, il est une conséquence sociale : c'est que ce modèle financier s'est construit sur un principe qui est celui des inégalités croissantes.
    Ils ont théorisé cela depuis des années. Si cela intéresse quelqu'un, il y a quelques années, j'ai fait l'histoire de cette théorisation dans un livre qui s'appelait "Abus de pouvoir". Ils ont
    théorisé les inégalités croissantes. Les uns gavés de bonus, de primes par centaines de milliers et millions d’euros, et les autres au chômage. Qu'importe, pourvu que s'engrangent les plus-values
    !</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Je suis là pour vous dire qu'il faut que la France choisisse de se détourner, en tout cas de se détourner dans ses principes, dans sa volonté, des dérives du modèle
    financier pour en revenir au modèle producteur qui était le sien, qui a fait de nous ce que nous étions et dont nous avons besoin désormais pour reconstruire le pays.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Le modèle producteur, c'est celui qui fournit de bons emplois, solides, donc de bons salaires, peut-être pas mirobolants comme les bonus par millions dont nous
    parlions, mais de bons salaires pour faire vivre les familles et pour croire en l'avenir.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Vous observerez quelque chose : c'est que les disparités sociales sont bien moindres dans le modèle producteur que dans le modèle financier.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Dieu sait qu'il y a à faire pour les ingénieurs, pour les techniciens, ne serait-ce que parce que, ces années-ci, ces mois-ci et, peut-être, ces semaines-ci sont
    cruciales.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Moi qui veux la reconstruction, je veux vous dire qu'il existe des possibilités aujourd'hui, mais elles n'existeront peut-être plus dans quelques mois ou quelques
    années parce que c'est maintenant, en ce moment même que, partout dans le monde, toutes les méthodes de production changent, toutes les méthodes de fabrication changent et c'est une chance pour
    notre pays parce que, évidemment, si nous en étions restés au stade que nous avons vécu depuis des années où le travail manuel était considéré ou était la seule variable d'ajustement, si la
    production se fait par le travail manuel, nous n'avons aucune chance de rattraper la Roumanie, ni l'Inde, ni la Chine, mais si cela change et si ce qui gouverne la production, c'est
    automatisation et numérisation, alors nous avons une chance de retrouver les facultés et les capacités perdues, les productions abandonnées.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Contrairement à ce que l'on pourrait croire, même si c'est difficile à croire pour un certain nombre d'entre vous, c'est une chance pour les Français que de nous
    trouver à ce moment de l'histoire où toutes les méthodes de production changent dans le monde.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">C'est une chance aussi parce que c'est maintenant que, en Europe, le souci écologique va s'imposer à tous, va obliger tout le monde à changer de vision, toutes les
    familles et toutes les industries.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Cela va imposer tout de suite de changer toutes les méthodes de production, de conception des produits, de changer aussi -et je trouve que c'est un bien- la
    consommation, de penser différemment.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">C'est vrai dans l'industrie, c'est vrai dans l'agriculture et, bien sûr, les agronomes, les biologistes et les vétérinaires... Tous ceux qui sont les ingénieurs de
    la vie auront à faire autant que les ingénieurs de l'intelligence et les ingénieurs de la matière.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Il y a un champ immense à reconquérir pour cette France qui veut résister au découragement, un champ immense de vrais emplois, d'emplois d'avenir, par exemple,
    d'emplois dans la recherche et la production pour les énergies nouvelles.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Je veux le dire spécialement aujourd'hui en pensant à ce que vivent les ouvrières de Lejaby. Je sais bien que l'on ne peut pas tout garder comme production, mais il
    est anormal et il n'est pas juste que, si l'on ne peut pas tout garder, on ne garde rien, que tous les produits disparaissent, quelle que soit la gamme de ces produits. Nous devrions au moins
    nous attacher par un effort collectif à conserver et même à reconquérir, dans la plupart des produits, au moins le haut de gamme, ce qui est le plus valorisable, ce qui rapporte le plus et, un
    jour, à partir du haut de gamme, viser à reconquérir aussi la moyenne gamme.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">De même, dans l'éducation, il faut que nous commencions la reconstruction. Il est nécessaire, il est urgent, il ne doit souffrir aucun retard que nous apportions
    aux enseignants le soutien de la nation, eux qui sont si souvent mis en accusation, que l'on veut si souvent soumettre à la pointeuse.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Je dis qu'il est urgent de les reconnaître comme ceux qui sont en première ligne du combat le plus urgent et le plus difficile pour que notre pays relève les défis
    du temps qui vient et que chaque famille retrouve son espoir, son espoir à elle et, symétriquement, que nous prenions les décisions nécessaires d'organisation pour que, dans les cinq années à
    venir, nous retrouvions visiblement, concrètement et de manière vérifiée la place qui doit être celle de la France dans les classements de qualité des systèmes éducatifs, notamment
    élémentaires.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">J'affirme que nous n'avons pas le choix et j'affirme aussi -pardon pour ceux que je vais choquer- que ce n'est pas uniquement ou d'abord affaire de moyens. Les
    dizaines de milliers de postes supplémentaires que certains promettent, je vous le dis, ils sont impossibles à trouver. Bien sûr, ils sont impossibles à financer, mais ils sont aussi impossibles
    à trouver parce que ce sont les candidats qui manquent et, même si on les trouvait, au fond, je suis sûr que cela ne changerait pas grand-chose aux résultats effectifs de l'école
    française.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Alors, je vous propose des pistes concrètes.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Je propose que l'on parte d'une idée qui, pour moi, est certaine. C'est qu'il est des enseignants géniaux, de grande qualité pédagogique et morale, des enseignants
    de notre pays dont les classes avancent, quel que soit le niveau social des élèves qu'elles rassemblent. Si l’on se décide à analyser précisément et à répandre pour qu’on applique largement les
    méthodes des enseignants qui réussissent le mieux, alors, le bond en avant de notre école sera spectaculaire.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Deuxième idée certaine : les enfants qui seront en difficulté, on les connaît très tôt. Leurs difficultés peuvent être culturelles, bien entendu, mais disons la
    vérité entre nous, elles sont plus souvent psychologiques et affectives. C'est le plus tôt possible qu'il faut les repérer pour pouvoir leur apporter une réponse adaptée.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Troisième idée, pour moi, certaine et concrète : la diversité, au collège en particulier, est bienvenu. Le socle d'une école élémentaire allant jusqu'au collège
    pour tous les jeunes est bienvenu, mais fermer les yeux sur le fait qu'un pourcentage important des élèves ne sait pas lire quand il entre en 6ème, c’est criminel. Comment voulez-vous qu'ils
    suivent ? Comment voulez-vous, s'ils ne suivent pas, qu'ils ne cherchent pas d'autres moyens de se faire reconnaître, par exemple, en déstabilisant la classe à laquelle ils participent ? À
    ceux-là, il faut une scolarité en parallèle, adaptée, le temps qu’ils rattrapent leur retard et qu'ils surmontent leurs difficultés avant de retrouver le système normal et non pas les égarer dans
    un labyrinthe dont ils ne sortiront jamais.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Quatrième idée et quatrième certitude pour moi : le but de l'école, c'est la culture générale, c'est la langue française, l'histoire qui donne les clés de l'avenir.
    Ceux qui prétendent qu'il faudrait abandonner la culture générale, parce qu'elle serait affaire de privilégiés, ce sont les pires complices des pires abus de positions dominantes. C'est une école
    exigeante en culture générale qui est la seule école de l’égalité républicaine. Autrement, évidemment, c'est dans les familles exclusivement que se transmettent les secrets des initiés et ce sont
    toujours les mêmes qui auront les codes, les clés et les secrets. Nous voulons que les codes, les clés et les secrets soient à la disposition de tous les enfants, quelle que soit la famille, quel
    que soit le milieu social, quelle que soit la culture dont ils viennent.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Au lieu d'une école qui abaisse le niveau d'exigence, je suis pour une école qui hausse le niveau d'exigence parce que l'exigence à l'école, c'est une
    résistance.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Voilà le nouveau projet qui repose sur un changement de modèle.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Pour construire ce nouveau projet, je voudrais que nous en prenions conscience tous ensemble, il est dans la société française des forces en train de s'affirmer,
    dont on ne parle pas toutes dans les discours politiques, mais je suis certain que ces forces doivent nous aider à imaginer qu'elles sont prêtes à nous aider à réaliser et à construire le projet
    d'avenir de notre pays.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Je voudrais en citer trois qui méritent le combat, avec elles ou pour elles.</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">La première : la naissance de la conscience écologique. C'est une conscience de responsabilité. Elle est désormais largement diffusée et répartie au cœur, dans le
    tissu même de la société française. C'est la conscience que la planète est à notre charge, que nous n'avons plus le droit d’y faire ce que nous imaginons, ce que nous voulons, avec la stupide
    insouciance des sociétés repues. Prétendre ignorer cette conscience est, en réalité, sans avenir.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Dans la diffusion de la conscience écologique de la société française, je suis sûr qu'il y a un point d'appui pour un nouveau modèle de société, celui que nous
    évoquons, et je voudrais lui donner deux adjectifs : c'est un modèle de société plus sobre et plus durable. J'y vois une chance pour tous ceux qui pensent l'avenir avec conscience et
    responsabilité.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Il est une deuxième force dans notre pays qui doit nous imposer cette fois-ci non plus de la reconnaissance, mais de la résolution. Les femmes ne sont pas une
    partie de la société, elles ne sont pas un chapitre de plus dans un programme politique. Nous allons régler la question des inégalités entre hommes et femmes. Tout le monde est
    d'accord.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Maintenant, il est temps de mettre nos actes en accord avec les paroles que nous prodiguons si généreusement. Nous en avons besoin, et permettez-moi de vous le
    dire, nous en avons besoin que nous soyons du sexe féminin ou du sexe masculin. Nous avons besoin de cette reconnaissance. Tout simplement, nous avons besoin de l’égalité des droits, notamment
    des droits au travail. Des messieurs se congratulent avec leur compagne sur ce sujet et je trouve cela sympathique !</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Enfin, il est un potentiel immense dont on ne parle pas dans les discours politiques et que je considère comme le plus riche gisement pour la mutation de la société
    dans laquelle nous vivons. Ce sont les associations.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Combien sont-ils, un million de bénévoles, peut-être vingt millions d'adhérents actifs qui s'organisent, qui travaillent, qui créent, qui inventent des chemins
    nouveaux sans lesquels notre société -songez au social, songez à la solidarité, songez à l'accueil des plus pauvres- ne serait pas ce qu'elle est, même si c'est très imparfaitement.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Partout, comme par une génération spontanée, par une irruption de générosité et de bonnes volontés et d'intelligence, de créativité, partout ils sont et partout
    elles sont, les associations et ceux qui les font vivre, et partout elles agissent.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Je dis que j'en ferai des interlocuteurs, des partenaires à part entière de l'évolution nécessaire qui construira le projet français.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Il faut avancer dans ce chemin de reconnaissance. Songez, par exemple, à ce qu’est l'économie sociale et solidaire. La coopération est une invention française. Le
    mutualisme est une réussite française. Les entreprises d'insertion sont une réponse française. C'est de tout cela dont nous avons besoin, ce sont des forces nouvelles pour un projet
    nouveau.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Dans tout cela, dans ce peuple qui va se réunir, dans cette volonté de renaissance et de reconstruction, nous avons un seul ennemi.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Naturellement, il est fort, il est innombrable, mais je crois qu'il n'est nullement invincible. Ce sont tous ceux qui vont nous dire qu'il faut continuer comme
    avant, tous ceux qui prétendent que la France est condamnée, est limitée, est enfermée dans un seul choix : le choix éternel entre deux candidats et deux seuls, le candidat de l'UMP et le
    candidat du parti socialiste.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">On le voit tous les jours naturellement dans toutes les manifestations publiques, dans tous les commentaires, dans tous les médias, ainsi, partout, la coutume est,
    quand on veut faire de la diversité, de prendre un PS et un UMP, y compris, je pense à une annonce récente, pour faire des commentaires impartiaux, un ancien Premier Ministre PS et un ancien
    Premier Ministre UMP et, ainsi, plus de 50 % de la France se trouve majestueusement ignorée.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Eh bien, je veux vous dire ceci : il y a une majorité de Français, d'après toutes les enquêtes aujourd'hui, mêmes les plus prudentes, qui précisément ne veut ni de
    l'un ni de l'autre des deux candidats que l'habitude cherche à lui imposer.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Il y a une majorité de Français qui a parfaitement compris que le système des vases communicants obligatoires -si n'est pas l'un, c'est forcément l'autre- c'est une
    manière de garder les mêmes habitudes et de protéger les mêmes dérives et probablement les mêmes privilèges et de garder les mêmes tics. Ceux qui diront que c'est forcément la faute de l'autre et
    quelles que soient les propositions de l'autre seront contre ce qu'il affirmera. Au fond, cela est protégé par le système qui veut le monopole du pouvoir à deux.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Nous en avons vécu quelques-uns, je sais qu'il y a eu des temps où la situation était moins grave qu'aujourd'hui, des temps plus faciles, dans lesquels, à la
    rigueur, à l'extrême rigueur, cela pouvait marcher, parce que, après tout, si nous en sommes là, en vingt ans, deux majorités de gauche et trois majorités de droite, c'est aussi à cause de cette
    politique de la France coupée en deux que nous avons accumulé les échecs que j'ai tout à l'heure indiqués.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Si l'Allemagne a pu relever un certain nombre de défis, c'est aussi parce qu'ils ont accepté que le grand centre-droit et le grand centre-gauche travaillent
    ensemble. L'Italie, à l'heure de la pire crise de son histoire, a fait le choix d'un gouvernement de rassemblement soutenu ensemble par le centre, le centre-gauche et le centre-droit, et la Grèce
    identiquement.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Eh bien, je vous dis que cela est en train de s'imposer partout et cela s'imposera aussi en France à partir du printemps.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Pour une raison très simple, c'est parce que lorsque l'on se trouve devant des défis hors normes, il faut des réponses hors normes, parce que les citoyens ont
    besoin d'être rassurés, les citoyens ont besoin de savoir que leurs élus vont délaisser pour un moment leurs querelles sempiternelles pour chercher ensemble une issue équilibrée.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">C'est pourquoi le peuple citoyen va mettre en demeure les partis qui sont coresponsables de la situation, coresponsables de l'avoir conduit dans cette impasse, de
    l'aider à en sortir.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Et il n'y a que ce choc d'opinion qui garantira que l'on tourne vraiment la page sur les dérives, les faiblesses, les affaires et les privilèges de toute nature de
    ces deux partis qui ont eu, depuis si longtemps, la totalité du pouvoir dans notre pays.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Il n'y a que ce choc des élections, ce choc et pas un autre. J'évoque là naturellement les risques des extrêmes. Les extrêmes ont deux caractéristiques : leurs
    solutions sont dangereuses, elles conduisent au malheur, et elles sont une impasse.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Leurs solutions sont dangereuses et conduisent au malheur : si, en temps de crise, vous dressez une partie du peuple contre une autre partie au nom de l'origine
    nationale ou ethnique ou culturelle ou religieuse, je vous le dis, vous faites exploser ce peuple.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Il n'y a rien de plus dangereux que d'opposer entre eux des parents dont les enfants sont assis sur les bancs de la même école !</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Il n'est rien de plus dangereux que de présenter comme des solutions ce qui s'avérerait dramatiquement impossible. Sortir de l'Euro, pour appeler les choses par
    leur nom, c'est plonger les Français non pas dans la difficulté, mais dans la misère.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Un pays qui doit acquitter les intérêts d'une dette immense, quand cette dette est libellée en monnaie forte et qu'il doit la payer en monnaie faible, ce pays-là
    serait obligé de se saigner aux quatre veines. Et l'incertitude et le risque et les désordres arrêteraient immédiatement toute activité économique, tout investissement, toute transaction. Ce
    serait un pays paralysé par l'incertitude et par la crainte.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Puis, il y a une conséquence ultime, bêtement électorale : ce vote, s'il prospérait, garantirait forcément la victoire de l'autre candidat. Et je vous assure qu'il
    en est qui en rêvent.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">C'est pourquoi va s'imposer au cours de cette campagne électorale une idée toute simple : si on veut le changement, il n'est qu'un moyen de l'obtenir, il faut que
    ce changement soit un changement républicain, un changement équilibré dans lequel tout le monde sera respecté et à partir duquel tout le monde pourra et devra reconstruire.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Quant à la question de la majorité législative, qui est si souvent posée, mes amis, elle est toute simple. J'emprunterai la réponse de quelqu'un qui s'y connaissait
    un peu : en 1981, François Mitterrand, quand les journalistes l'interrogeaient à ce propos... Je vous rappelle que, à l'époque, c'était une majorité RPR-UDF, Chirac plus Giscard d'Estaing,
    arithmétiquement cela faisait du monde et, arithmétiquement, les experts pouvaient</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">prétendre imaginer que François Mitterrand puisse l'emporter et que la majorité législative ne suive pas. Il avait une réponse toute simple que je vous livre. Il
    prenait son air impérial et il répondait : "Prenez-vous&nbsp;&nbsp;&nbsp; les Français pour suffisamment inconstants pour m'élire comme président de la République en mai et me refuser en juin la
    majorité qui me permettra de remplir les engagements que j'aurais pris avec eux ?"</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Eh bien, je n'aurai pas l'œil impérial ni même impérieux, mais je vous le dis : il y aura une majorité nouvelle à partir de l'élection d'un nouveau président de la
    République, ouverte et centrale qui sera en harmonie avec les choix que les Français auront consacrés dans les urnes au deuxième tour de l'élection présidentielle du 6 mai.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Mes chers amis, mes chers citoyens, c'est le seul moins moyen d'obtenir le pays uni sans lequel rien ne serait possible, car, nous le savons bien, nous Français :
    un pays divisé ne peut rien, mais un pays uni, rien ne lui résiste !</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Je vous remercie.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 21 Jan 2012 09:20:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c7335da0b633ce14515fbf35ae0d7949</guid>
                <category>Elections</category>        <comments>http://www.gagnyenmouvement.com/article-gagny-en-mouvement-fran-ois-bayrou-l-integralite-du-discours-de-dunkerque-97581127-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Gagny en Mouvement suit la campagne de François Bayrou et nourrit sa réflexion sur les grands sujets de socièté.]]></title>
        <link>http://www.gagnyenmouvement.com/article-gagny-en-mouvement-suit-la-campagne-de-fran-ois-bayrou-et-nourrit-sa-reflexion-sur-les-grands-sujets-97580800.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <table style="width: 100%;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
    <tbody>
      <tr class="bg_top">
        <td>
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td id="baseline" class="page">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>
  <div id="container">
    <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
      <tbody>
        <tr>
          <td id="page" class="page">
            <div id="colonneL">
              <div class="ArrHaut">
                <div class="FondCentral">
                  <div class="TextCentral">
                    <span class="date">18 janvier 2012</span>
                    <h2>
                      <a href="http://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/bayrou-strasbourg-180112.html">"Optimisons notre système de santé, tout en garantissant l'accès à des soins de qualité"</a>
                    </h2>
                    <div class="tools"></div><img src="http://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/images/portrait-bayrou/article-Franxois_Bayrou_et_Yann_Werhling.jpg" alt=
                    "François Bayrou et Yann Wehrling" border="0" class="CtreTexte">
                    <p style="text-align: justify;">
                      <span style="font-size: 14pt;"><strong>François Bayrou était à Strasbourg mardi 17 janvier, afin d'étudier les spécificités du régime local d'assurance maladie.</strong></span>
                    </p>
                    <p style="text-align: justify;">
                      <span style="font-size: 14pt;">Arrivés peu après 15h en gare de Strasbourg, François Bayrou et Yann Wehrling ont été accueillis par Nathalie Griesbeck, députée européenne du
                      Grand-Est et vice-présidente du Conseil général. Ensemble, ils se sont dirigés en tram vers la Caisse régionale d'assurance maladie d'Alsace-Moselle (CRAM), pour dialoguer avec
                      ses responsables et ses salariés.</span><br>
                      <br>
                      <span style="font-size: 14pt;">Le système social en Alsace et en Moselle est soumis à un régime de droit local qui fait figure d'exception en France. Ce système a deux
                      particularités notables : il est excédentaire et garantit un taux de remboursement plus important à ses bénéficiaires. "Ce modèle apporte des prestations beaucoup plus
                      intéressantes que dans le reste du pays", a-t-il exprimé, en précisant qu'en 2011 "l'excédent était tel que cette année les cotisations salariales sont en baisse.</span><br>
                      <br>
                      <span style="font-size: 14pt;">Pour le candidat à la présidence de la République, ardent défenseur de l'expérimentation et du recensement des meilleures pratiques, cette
                      réussite régionale démontre que le système de santé dans le reste de la France peut être optimisé. "Ca veut dire qu'il y a des possibilités d'amélioration de la santé en France,
                      alors que tout le monde croit que le trou de la sécu est invincible et qu'on devrait toujours payer plus et avoir moins", a-t-il pointé.</span><br>
                      <br>
                      <span style="font-size: 14pt;">D'après lui, les cotisations un peu plus élevées en Alsace et en Moselle sont compensées par le caractère obligatoire de la mutuelle : "Ailleurs
                      en France, vous prenez une complémentaire et cette complémentaire est très chère. Ici, cette cotisation est obligatoire, mais vient en déduction de ce que vous devez ensuite
                      payer pour une complémentaire".</span><br>
                      <br>
                      <span style="font-size: 14pt;">"Alors que l'Etat a jusqu'à lors semblé envisager l'alignement du régime social d'Alsace-Moselle sur le modèle dominant dans le reste de la
                      France, peut-être devrions-nous plutôt envisager l'inverse au regard de ces résultats locaux très positifs", a souligné Yann Wehrling.</span><br>
                      <br>
                      <span style="font-size: 14pt;">À l'issue de cette réunion de travail, le député des Pyrénées-Atlantiques s'est rendu dans une brasserie du vieux-centre de Strasbourg, pour
                      débattre avec des acteurs économiques de la région. Le temps également d'une promenade décontractée dans les rues pavées qui bordent la cathédrale Notre-Dame, à la rencontre des
                      habitants.</span>
                    </p>
                  </div>
                </div>
              </div>
            </div>
          </td>
        </tr>
      </tbody>
    </table>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 21 Jan 2012 09:12:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9600990325ca3b0506f5a1ab74d9b78d</guid>
                <category>Elections</category>        <comments>http://www.gagnyenmouvement.com/article-gagny-en-mouvement-suit-la-campagne-de-fran-ois-bayrou-et-nourrit-sa-reflexion-sur-les-grands-sujets-97580800-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Gagny en Mouvement approuve le choix.]]></title>
        <link>http://www.gagnyenmouvement.com/article-gagny-en-mouvement-approuve-le-choix-97510398.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img height="333" width="500" src="http://img.over-blog.com/500x333/1/49/36/16/063.JPG" alt="063" class="CtreTexte">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #ff9900; font-size: 36pt;">IRRESISTIBLE!</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #ff9900; font-size: 36pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #ff9900; font-size: 36pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #ff9900; font-size: 36pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #3366ff; font-size: 36pt;">L'unique mot&nbsp;qui figure sur le tee-shirt de la campagne</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 20 Jan 2012 09:38:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">60d5658ad15438485244881b4d7012cd</guid>
                <category>Elections</category>        <comments>http://www.gagnyenmouvement.com/article-gagny-en-mouvement-approuve-le-choix-97510398-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Quel slogan! Quel homme! François Bayrou hier soir au 20h00 de TF1]]></title>
        <link>http://www.gagnyenmouvement.com/article-quel-slogan-quel-homme-fran-ois-bayrou-hier-soir-au-20h00-de-tf1-97017179.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img height="333" width="500" src="http://img.over-blog.com/500x333/1/49/36/16/010-copie-1.JPG" alt="010-copie-1.JPG" class="CtreTexte"><img height="333" width="500" src=
    "http://img.over-blog.com/500x333/1/49/36/16/002.JPG" alt="002.JPG" class="CtreTexte">
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 12pt;">Photos Patrick Bruch</span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 36pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 36pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 36pt;">Un pays uni, rien ne lui résiste.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 13 Jan 2012 09:26:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4281938e061ea5b87cbbd9652bdd7508</guid>
                <category>Elections</category>        <comments>http://www.gagnyenmouvement.com/article-quel-slogan-quel-homme-fran-ois-bayrou-hier-soir-au-20h00-de-tf1-97017179-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[François Bayrou le 19 janvier 2012 à Dunkerque!]]></title>
        <link>http://www.gagnyenmouvement.com/article-fran-ois-bayrou-le-19-janvier-2012-a-dunkerque-97016655.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <h4>
      <span style="font-size: 18pt;"><strong>première rencontre de la campagne !<br>
      Jeudi 19 janvier, à Dunkerque</strong></span>
    </h4>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 18pt;">François BAYROU tiendra à Dunkerque sa première grande rencontre de la campagne présidentielle.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 18pt;">Nous serions heureux de votre présence et de celle de vos amis :</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 36pt;"><strong>Jeudi 19 janvier<br>
    Kursaal - Palais des congrès<br>
    Place du Casino 59140 Dunkerque</strong></span><br>
    <span style="font-size: 18pt;">Accueil et animation à partir de 18h30</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 18pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 18pt;"><a href="http://www.bayrou.fr/rencontre/dunkerque" target="_blank">Cliquez ici</a> pour confirmer votre participation !</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 13 Jan 2012 09:20:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">10cf3c65d2e9b6ca8d94ac0ce7b72214</guid>
                <category>Elections</category>        <comments>http://www.gagnyenmouvement.com/article-fran-ois-bayrou-le-19-janvier-2012-a-dunkerque-97016655-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
