Gagny en mouvement - pour une alternative municipale à Gagny
Au fur et à mesure que les jours passent, aucun
candidat alternatif à l'ultralibéral Barroso n'émerge dans le camp des socialistes, si ce n'est peut-être Poul Rasmussen, actuel président du Parti Socialiste Européen, avancé timidement par les
socialistes Français.
Comme nous l'avions évoqué à travers différents articles, le Parti Socialiste Européen n'est pas très chaud pour s'opposer à l'ultralibéral Barroso alors que c'est un préalable à l'Europe sociale
(cf article). Mentir à ses électeurs pour pactiser avec la droite conservatrice, tel est le choix défendu
honteusement par les cadres socialistes. Notre indignation ne porte pas sur le choix politique du PSE qui peut s'avérer sur certains aspects discutables, mais avant tout sur l'attitude méprisante
d'un grand parti politique à l'égard de ses électeurs, pris, disons-le franchement, pour des imbéciles.
Mais revenons à Poul Rasmussen : est-il un candidat crédible pour détrôner Barroso ? On pourrait le supposer sur le papier sauf que dans les faits, cela releverait d'une utopie. Quelle que
soit l'issue du scrutin, Poul Rasmussen n'a pratiquement aucune chance d'être à la tête de la commission à cause de sa nationalité (danoise). Manque de chance, il existe une règle non écrite mais
strictement respectée limitant les mandats internationaux par pays. Or, l'actuel premier ministre du Danemark, Anders Fogh Rasmussen, est en passe de devenir le prochain Secrétaire général de
l’OTAN. Qui dit un danois à la tête d’une organisation internationale (OTAN), dit pas un second (Commission). Tout ceci explique pourquoi l'option
Rasmussen avancée par certains socialistes est un leurre pour faire croire à une alternative socialiste.
En l'absence de revirement à la veille des élections européennes, tout laisse penser que les cadres socialistes roulent dans la farine leurs électeurs et se rabatteront sur Barroso après
les élections.
Rappelons que le MoDem avait tendu la main aux socialistes pour identifier des candidats
alternatifs et qu'étrangement, le PS a évité le débat.