9 juillet 2010
Rappelant que l'année 2009 a vu une dégradation historique de nos finances publiques avec un déficit public de 144 milliards d'euros (7,5 pour cent du PIB),
un déficit de plus de 20 milliards d'euros des comptes sociaux et une dette publique proche des 1500 milliards d'euros (78 pour cent du PIB), Jean-Jacques Jégou, sénateur du Val-de-Marne et
vice-président de la commission des finances s'inquiète du décalage permanent entre les dépenses et les recettes publiques, « mal chronique qui frappe nos finances publiques ».
Pour Jean-Jacques Jégou, « Si nos déficits publics ont connu un tel dérapage, si la dégradation des finances publiques a atteint une telle ampleur, ce n'est pas uniquement à cause de la crise,
c'est parce que nous n'avons pas suffisamment réduit le déficit structurel avant la crise et que les gouvernements successifs n'ont pas assaini les finances publiques pendant les périodes de
croissance ».
Dans le cadre de l'examen du projet de loi de règlement des comptes pour 2009, le sénateur a affirmé que « le redressement de nos finances publiques est désormais un impératif ». Pour le sénateur
du Val-de-Marne, « il faut un traitement immédiat, dès 2011, continu et massif de nos déséquilibres financiers car le seul retour de la croissance ne suffira pas ».
Le sénateur a préconisé une marche à suivre : « Nous devons nous guérir de l’addiction pour les dépenses publiques comme de la tentation de baisser les impôts ».
Pour maîtriser et réduire la dépense, « Nous devons avoir conscience que les efforts à fournir seront importants et ne doivent pas être sous-estimés ».
Jean-Jacques Jégou a indiqué que « du fait de la forte dynamique des charges de pensions et des intérêts de la dette, il faudra que les autres dépenses de l’Etat fassent l’objet d’une maîtrise
beaucoup plus drastique et de réformes structurelles ». Il faudra réexaminer l’ensemble des dépenses publiques, notamment les plus coûteuses.
Jean-Jacques Jégou recommande de mettre l’accent dès à présent sur les dépenses d’intervention, expliquant que la diminution des dépenses publiques ne pourra s’appuyer sur la seule réduction du
train de vie de l’Etat.
S’agissant des recettes, le sénateur a estimé nécessaire de « consolider les ressources publiques. Nous devons tendre vers la réduction des niches fiscales et sociales de 10 milliards, notamment
en relevant certains taux de TVA, notamment celui sur la restauration ». Il a ajouté : "Parallèlement, il faudra examiner chaque niche pour supprimer les moins efficaces, les moins justes et les
plus coûteuses".
Ce réexamen de l’ensemble des dépenses publiques, que Jean-Jacques Jégou appelle de ses vœux, ne peut se faire sans avoir réfléchi au préalable au bien fondé et à l’efficacité de l’intervention
publique. "Pour être acceptés, les efforts devront être justement répartis". Pour Jean-Jacques Jégou, « Je ne vois pas comment cela sera possible en maintenant le bouclier fiscal. »
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