Economie & emploi

Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 09:26

 

02 février 2012

 

François Bayrou était au Salon des Entrepreneurs à Paris, jeudi 2 février, où il a répondu aux questions de "Cadres & Dirigeants".

Cadres & Dirigeants  - Les créations d’entreprise ont chuté de 11,6 % en 2011. Comment faire pour les relancer et permettre aux entreprises de se développer ?

François Bayrou - Il y a eu beaucoup de créations d’entreprise ces dernières années grâce à l’idée de l’auto-entrepreneur. Cela ne plaît pas à tout le monde, les professionnels déjà en place considèrent que ce n’est pas assez exigeant, mais je trouve que c’est une bonne idée, c’est un bon chemin vers la création d’entreprise.

Deuxièmement, il y a probablement quelque chose à faire dans l’école, dans la société pour développer l’esprit d’entreprise, pour expliquer que ce n’est pas des privilèges, expliquer que c’est une aventure et une aventure qui peut être très heureuse. Cette activité tout à coup devient sa vie, sa réussite, sa promotion. Il faut changer l’esprit des Français autour de l’idée d’entreprise. Je m’aperçois avec bonheur que c’est très souvent dans les milieux les moins favorisés, dans les cités, que l’esprit d’entreprise entre dans la tête et dans le cœur des jeunes qui disent : “Après tout, puisque l’on ne veut pas nous faire notre place, nous nous allons nous la faire”.

C&D - Pour relancer l’emploi, vous proposez “Zéro charges” pour l’embauche d’un jeune ou d’un chômeur, est-ce vraiment efficace et en avons-nous les moyens ?

FB - Il y a cinq ans, je proposais deux emplois sans charges, sans spécifications de celui que l’on embauche. Aujourd’hui, nous ne pouvons plus le faire, nous n’en avons plus les moyens. Cependant, nous avons un problème particulier avec les jeunes à qui l’on n’offre pas le tremplin pour entrer dans l’emploi et nous avons un problème particulier pour les toutes petites entreprises, que cela effraie de passer la marche qui va vers un salaire à temps plein chargé. Cette idée de dire : “Pendant deux ans, on vous offre les charges. Vous embauchez un jeune et un chômeur, vous avez un magasin, très bien, vous allez être aidé. Vous avez un artisanat, très bien, vous allez être aidé et pouvoir former en même temps”. Moi, je trouve en tout cas que cela répond concrètement aux préoccupations des uns et des autres.

 


C&D - Vous défendez un contrat de travail unique. Quelle sécurité pour les salariés ?

FB -La sécurité que l’on donnera en définissant le contrat de travail unique. Je ne suis pas pour la précarité. Je trouve qu’il y a trop de CDD en France et l’on croit s’en tirer en disant : “les CDD, c’est 10 % de plus”. Après, vous être libre de toute évolution, personne ne vous [met] de contraintes. Cela vient aussi du fait que vous ne pouvez pas garder quelqu’un que vous avez envie de garder. Vous êtes obligé de le licencier parce qu’autrement, ce serait une titularisation. Et vous ne voulez pas prendre [ce] risque. Sans toucher aux contrats de travail existants, parce qu’on ne va pas remettre en cause ce qui existe, il faut poser la question avec l’ensemble des partenaires sociaux. Est-ce que l’on peut porter remède en simplifiant considérablement, en trouvant un contrat de travail qui serait un contrat de travail universel, qui offrirait des protections et qui en même temps offrirait des garanties de souplesse. Je trouve que c’est une bonne idée et la discussion mérite d’être ouverte. Ce n’est pas défini par un candidat aux présidentielles, qui vous dit : “Je vous impose le contrat de travail suivant : article 1, article 2, article 3...”. , mais je pense que l’idée qu’un candidat à l’élection présidentielle dise : “C’est trop compliqué en France le droit du travail, c’est un labyrinthe. Il y a des entrepreneurs qui refusent d’embaucher parce qu’ils ont peur d’être bloqués dans le contrat de travail. Il y a des salariés qui sont à perpétuité dans un CDD, est-ce que l’on ne pourrait pas trouver quelque chose qui soit plus universel, un contrat de travail universel, avec une certaine souplesse ?” Cela a du sens. Après, aux partenaires sociaux de dire quel est leur sentiment et à l’État, à la puissance publique, d’exposer devant eux, et avec eux, les avantages que cela aurait. L’opinion publique, aussi, doit y être associée.

Vous savez que je défends depuis très longtemps l’idée que le premier devoir d’un président de la République, c’est la pédagogie civique, c’est d’aller devant les citoyens pour dire ce qui se passe et comment il ressent les choses. Il ne s’agit pas de le faire une fois tous les six mois, dans une grande messe, où vous bloquez tous les téléspectateurs. Mais, simplement, dans un contact régulier. Dans mon esprit, cela doit presque se faire de manière hebdomadaire, en tout cas plusieurs fois par mois. Vous parlez aux Français des problèmes réels pour faire progresser, non pas votre parti, mais la conscience des difficultés qui se rencontrent, pour désamorcer les bombes qui existent dans les peurs, pour démythifier, pour sortir des fantasmes dans lesquels les uns et les autres vivent. Je pense que cela a beaucoup de sens. Si je suis élu président de la République, ce sera une innovation très importante, parce que j’appliquerai cet exercice de pédagogie civique.

Par BAYROU 2012 - Publié dans : Economie & emploi - Communauté : Mouvement Democrate
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 13:07

La FRANCE est en ETAT D'URGENCE

040-copie-1

 Photo:Patrick BRUCH

 

"La réponse ne dépend pas des autres. Elle dépend de nous-mêmes, citoyens français, peuple français, trimballés depuis des années d'illusions en illusions" F.BAYROU

 

Pour reconquérir la production en France sous le titre "PRODUIRE" voici les  chapitres que nous détaillerons durant la campagne présidentielle:

 

- Priorité donnée aux PME

-Reconquête des secteurs industriels et agricoles abandonnés

-Simplificaton administrative et juridique

-Stabilisation fiscale pour les entreprises

-Soutien à l'initiative, à la création et à la prise de risque des entrepreneurs et artisans

Par Gagny en mouvement - Publié dans : Economie & emploi - Communauté : Mouvement Democrate
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 13:01

 

Venez débattre avec Jacques Attali
le mercredi 15 juin

Pour sa dernière session avant l'été, l'Université populaire du Mouvement Démocrate recevra un invité exceptionnel en la personne de

 

Jacques Attali

 

 

le mercredi 15 juin de 19h à 20h30
au siège du Mouvement Démocrate
133 bis, rue de l'Université,

 Paris 7e

 

Il présentera les conclusions de la commission pour la libération de la croissance et ses préconisations pour redonner à la France une ambition pour dix ans.

L'entrée est libre, et ouverte à vos amis intéressés par le sujet. Venez nombreux !

Par MoDem - Publié dans : Economie & emploi - Communauté : Mouvement Democrate
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 12:07

 

 
16 décembre 2010

"Madame Merkel, l'avenir de l'euro est entre vos mains", estime Stéphane Cossé

Stéphane Cossé

Dans une tribune publiée par le journal Le Figaro, Stéphane Cossé, animateur de la commission Économie du Mouvement Démocrate et membre de l'équipe de Robert Rochefort au sein du Shadow Cabinet, en appelle à la chancelière allemande Angela Merkel pour sortir la monnaie unique de la crise qu'elle rencontre actuellement. Découvrez sa déclaration dans son intégralité.

 

 

Deuxième monnaie de réserves au monde, l’euro est pourtant sur le point d’imploser. Aucun scénario de sortie n’a été prévu. Et pourtant, selon nombre d’experts financiers, nous y sommes. A ce point de la crise, reconnaissons-le, la Chancelière allemande semble la seule à même de tracer encore l’avenir de la zone. Car elle est la seule autorité politique d’envergure à avoir encore gardé une crédibilité financière. Les autres sont à la tête d’Etats financièrement très affaiblis, ou pas suffisamment influents. Pour un Européen convaincu, l’euro est un atout économique, mais aussi un vecteur de paix et de stabilité et un modèle pour le reste du monde. Comment alors vous convaincre, Madame la Chancelière ?

D’abord vous le rappeler : tous les pays de la zone euro se tiennent. Opposer les uns et les autres n’est pas pertinent. Et l’Allemagne seule aura du mal. La zone euro est une économie intégrée : les excédents de balance courante sont largement les déficits des autres. 44 pour cent des exportations de l’Allemagne se font dans la zone euro et 63 pour cent au sein de l’Union européenne. Jusqu'à ce que les déséquilibres ne deviennent trop divergents, les pays non vertueux ont pu rester « indisciplinés » grâce aux taux bas du modèle allemand et la confiance dans la BCE. A l’avenir, sans rigueur des pays « indisciplinés », il est normal que l’Allemagne ne soit pas prête à financer les déficits budgétaires. Mais, sans demande intérieure en Allemagne, les pays « indisciplinés » ne peuvent à l’inverse évoluer favorablement.

Ensuite, Madame Merkel, cette crise peut encore être gérée. En témoigne le rôle de la BCE. La BCE a contribué à renforcer la confiance en l’euro en maintenant la maîtrise de l’inflation comme objectif cardinal. L’euro, au pire de la crise, n’est-il pas encore toujours surévalué ? Sa politique thérapeutique de rachats de dette publiques est justifiée pour faire face à une spéculation qui, elle, est injustifiable. De même, l’expertise du FMI dans la gestion urgente des crises est sans égale. Et la mise en place d’un Fonds Européen de Stabilité Financière, un Fonds Monétaire Européen qui aurait dû être envisagé dès la création de l’euro, est aussi une avancée majeure.

Enfin, regardons vers l’avenir. Il faut se féliciter de la décision prise de pérenniser le Fonds Monétaire Européen. Et, de même, de créer une clause collective faisant contribuer en cas de défaillance les détenteurs privés d’obligations souveraines. Attention toutefois : déclarer un Etat en faillite peut déclencher une panique incontrôlée. Mais, Madame la Chancelière, tant mieux si cette clause à laquelle vous teniez tant, peut rassurer votre opinion publique soucieuse de mutualiser les coûts entre privé et public.

Cela ne suffira pourtant pas. La crise de la zone euro est le reflet de l’interdépendance et donc de du manque de coordination macroéconomique. La Commission Européenne a certes proposé des solutions bienvenues, comme la réforme du Pacte de stabilité et de croissance pour une meilleure surveillance budgétaire des Etats. Contrôle et sanction sont essentiels. Mais il faut l’accompagner d’une gouvernance économique plus ambitieuse. Comment ?

D’une part, créer un Conseil de la Politique Économique de la zone euro au niveau des chefs d’États et de gouvernements. L’Eurogroupe, qui réunit les ministres des finances, joue un rôle politique trop faible. Techniquement appuyé par la Commission et présidé par le Président du Conseil, ce Conseil désignerait un Ministre des Finances de la zone euro, ou Directeur du Trésor européen, en charge d’exercer sous son autorité une coordination effective de la politique économique. Cela vous coûterait peu, Madame la Chancelière, mais cela serait un signal fort.

D’autre part, créer un Trésor européen, pour gérer des euro-obligations (conditionnées à la maîtrise commune des capacités d’emprunt des Etats) et favoriser l’émergence d’un taux européen unique sur une partie de la dette souveraine. Vous n’en voulez pas, avez-vous dit avec le Président Sarkozy. Laissez au moins votre Ministre des Finances examiner cela, comme il l’a suggéré. Vous feriez preuve d’un beau geste de solidarité. Et votre pays profiterait d’une plus forte stabilité financière de l’Europe.

Enfin, mettre en place un Fonds de stabilisation conjoncturelle, outil de coordination macroéconomique. Vous avez émis des réserves sur un budget européen plus mutualisé. Envisagez alors à minima un tel Fonds grâce aux recettes fiscales accumulées en phase de croissance (via une fraction limitée d’un impôt national lié à l’activité).

Voilà, Madame Merkel, quelques options possibles. La coordination macroéconomique est notamment très urgente. Il ne tient qu’à vous de voir quelle marque vous souhaitez laisser dans l’histoire économique de votre pays et de l’Europe, même au risque d’être impopulaire à court terme dans votre pays.

Stéphane Cossé Maître de conférences à Sciences-Po Animateur de la Commission économie du MoDem

 

Par MODEM - Publié dans : Economie & emploi - Communauté : Mouvement Democrate
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /Fév /2008 14:58

La gestion des pôles commerciaux (centre-ville notamment) est un concept novateur pour développer le commerce et l'activité économique des centre-villes. Inspirée des expériences britanniques et belges, elle est apparue en France à la fin des années 90.

Elle repose sur la réunion des différents acteurs économiques : les associations de commerçants, la municipalité et ses différents services techniques, les chambres consulaires, ainsi que d'autres partenaires selon le cas (banques, transports en commun, etc..)

Le profil des managers est très variable selon les postes mais leur objectif reste le même: la redynamisation des pôles commerciaux pour pallier la fuite des consommateurs vers la périphérie. 

Dans le cas de notre ville, il existe deux principaux pôles commerciaux : le centre ville et le Chénay.

Le manager a deux missions essentielles :
- Assurer la promotion et l’animation du site
- Gérer les relations entre le commerce et l’espace public

Ceci afin de favoriser le développement et l’attractivité du site.

La garantie de l’action du manager tient pour l’essentiel à son indépendance. Il doit agir dans l’intérêt du commerce dans son ensemble et casser ainsi les intérêts particuliers des commerçants au profil de l’intérêt du commerce en général. Il doit jouer un rôle d’interface avec les différents acteurs : les services spécialisés de la ville (commerce, voirie, urbanisme,…), les associations de commerçants (qui continueront à représenter les intérêts particuliers des commerçants), les professionnels de l’immobilier commercial, les chambres consulaires,

…Le manager doit donc gérer des intérêts et des objectifs différents, parfois divergents, et coordonner les idées et les actions des différents partenaires.

Le manager a également un rôle d’initiative et sera force de proposition, notamment par la mobilisation des acteurs économiques et financiers autour de projets viables.

 

Enfin, il est le porte-parole et l’interlocuteur privilégié de son périmètre.

Grâce aux subventions FISAC et à une prise de conscience grandissante des collectivités locales, sous l'impulsion des chambres de commerce, les manageurs réussissent à mettre en place un certain nombre d'actions concrètes que l'on peut diviser en deux grands groupes :

1. la promotion et l’animation du site

- établir des contacts avec les différents acteurs pour se faire connaître et faire connaître le projet de management collectif,
- bâtir et mettre en place le programme d’animations et de promotion,
- conseiller pour la recommercialisation de magasins à céder (identification des cellules commerciales vides, départ à la retraite, recherche de nouveaux exploitants, …),
- mettre en place une stratégie de communication pour les pôles commerciaux,
- développer des outils de communication (site internet, plaquettes, communication extérieure, …) et monter des dossiers de présentation du site destinés à attirer des investisseurs,
- animer une équipe,
- organiser l’ingénierie financière des projets.

 

2. les relations entre le commerce et l’espace public

- dresser un inventaire, diagnostic du site, s’informer sur les actions et projets du site,
- proposer des solutions pour améliorer la fréquentation et l’image du site, et donc intervenir dans des
opérations d’aménagement urbain, de réhabilitation de logements, de stationnement, etc,
- agir en tant que médiateur afin de favoriser les initiatives et partenariats les plus bénéfiques,
- tenir le rôle de guichet unique du commerce (réglementation et fonctionnement des commerces et de la ville).

Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter le site de la CCIP93.
Par Gagny en mouvement -élections municipales 2008 à Gagny - Publié dans : Economie & emploi
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Bienvenue

 


Bienvenue sur le blog Gagny en mouvement, site d'actualité politique locale, animé par l'équipe du MoDem Gagny.

PATRICK BRUCH
Tête de liste aux élections municipales 2008, membre du bureau de la fédération MoDem 93 

Agir ensemble

Vous souhaitez  :

- avoir plus d'information sur notre projet pour Gagny ?
- soutenir nos initiatives ?
- nous rejoindre ?
- connaître notre position sur un dossier municipal ?

Nous contacter :
contact@gagnyenmouvement.com

Adhérer au MoDem

Recherche

 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés