Développement durable

Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 13:24

Nous reproduisons cet article, co-signé par notre vice-président: Jean-Luc Bennahmias et publié dans le Monde du 25 mars, pour son grand intérêt

LEMONDE.FR | 25.03.11

A la fin de la seconde guerre mondiale, lors de la création de l’Organisation des Nations unies, les vainqueurs (Royaume-Uni, Etats-Unis et URSS – la France absente à Yalta étant momentanément disqualifiée) ont accepté pour des raisons de tensions géopolitiques et de guerre froide, l’idée d’ôter à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la compétence en matière sanitaire nucléaire. Ainsi une convention lie deux organismes : l’OMS et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et stipule que l’OMS se reconnaît incompétente dès lors qu’il s’agit de problèmes sanitaires liés à des radiations nucléaires, que l’origine en soit civile ou militaire.

Depuis vingt-cinq ans, toutes celles et tous ceux qui, convaincus du danger nucléaire, suivent les sinistres conséquences de Tchernobyl voient s’organiser le mensonge, l’occultation des faits, la dénégation de la réalité pour protéger la filière nucléaire quel qu’en soit le prix. De quelques morts à quelques milliers de morts – on parle de vingt-cinq mille morts aujourd’hui – les chiffres officiels des conséquences de l’accident ont toujours été minimisés. 

Pour colmater la centrale et construire l’enceinte de confinement en béton, il a fallu sacrifier quelques six cent mille hommes, militaires, pompiers, travailleurs du nucléaire, ne pouvant circuler sur le chantier que quelques minutes, souvent fatales. Par manque de transparence démocratique, le suivi du destin des ces liquidateurs n’a pas été facilité par la disparition de l’URSS et par la nature des régimes autoritaires, pour ne pas dire dictatoriaux, comme la Biélorussie.

Néanmoins, dans la perspective de défendre leurs droits, leur indemnisation et leur prise en charge sanitaire, les liquidateurs se sont constitués en associations dans chaque territoire de l’empire soviétique d’où ils étaient originaires. Mille, deux mille membres dans chaque grande ville, voilà les adhérents des premiers temps que comptait chaque association locale. Beaucoup de ces héros sont morts et dans certaines villes les associations comptent plus de veuves que de membres ; les survivants sont atteints de très nombreux problèmes de santé du fait de l’effondrement ou de l’extrême fragilisation de leur système immunitaire. Pourtant, leur sort, a été caché, au nom de la filière…

Jamais en vingt-cinq ans nous n’aurons eu une idée concrète des niveaux de radiation effectifs, des conséquences sanitaires concrètes pour les populations, si ce n’est des bribes, par nos contacts directs, par nos échanges avec les associations qui gèrent l’accueil des victimes, car l’AIEA s’est bien gardée de proposer un quelconque dispositif de suivi.

« Les gens sérieux sont pour le nucléaire », entend-on communément dire. Comment expliquer que ces gens sérieux sont ceux qui, de manière absurde, nous font courir le risque de devoir quitter un jour leur pays devenu inhabitable ? C’est bien ce qui se passe au Japon.

OCCULTATION DE LA VÉRITÉ

Aujourd’hui, la situation au Japon nécessite un dispositif de suivi mondial, enfin transparent. Nous avions craint l’hypothèse des millions d’urbains piégés dans une zone irradiée et indéménageable. Et déjà des voix en provenance des organismes en partie liées à la filière, nous expliquent que les niveaux de radiation seraient « acceptables », alors même que nous ne savons ni leur niveau actuel – à moins qu’ils ne nous les cachent – et encore moins les évolutions à venir.

Nous y sommes. Organiser la vérité suppose dans un premier temps d’ôter à l’AIEA, ce droit à occultation de la vérité. Il y aura un avant et un après Fukushima. Le débat n’est plus « faut-il sortir du nucléaire ? », le débat est désormais « comment le fait-on et à quel rythme ? »

On parle d’économie, de finances…, mais ceux-là même qui disaient ce type de catastrophe impossible, vont-ils nous expliquer comment évacuer des millions d’habitants ? Ceux-là vont-ils nous dire quelle économie va demeurer si la zone est radioactive ?

Les impacts sanitaires et socio-économiques qui s’annoncent vont déjouer toutes les prévisions. L’humanité doit se protéger. Et si indécence il y a ces jours-ci, c’est bien l’indécence de celles et ceux qui veulent travestir la réalité, à tout prix. La première chose que tout responsable politique vraiment sérieux doit revendiquer, est la mise en place juridique et concrète d’un dispositif international, organisant le droit à la vérité sur le nucléaire et sur tous les risques que la filière fait encourir à l’humanité.


Jean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du Modem ;

François de Rugy, député Europe Ecologie-Les Verts ;

Guy Hascoët, ancien secrétaire d’Etat ;

Yannick Jadot, député européen Europe Ecologie-Les Verts.

Jean-Luc Bennahmias, François de Rugy, Guy Hascoët, Yannick Jadot

Par Ecologie et démocratie - Publié dans : Développement durable - Communauté : Mouvement Democrate
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Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 10:34

 

 
25 mars 2011 Jean-Luc Bennahmias

"Pendant qu'au Japon le taux de radioactivité s'accumule, que nous apprenons tous les jours qu'un ou l'autre des réacteurs continue de poser de gros problèmes, les européens ont le droit d'attendre une évaluation précise des risques et de leurs responsables politiques, de la franchise", a estimé Jean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du MoDem, dans un communiqué publié vendredi 25 mars.

"Devinez une nouvelle fois où le bât blesse? Du coté français bien tristement", a-t-il dénoncé.

"Car si l'Union européenne a pris de bonnes décisions, à savoir, mener un audit via une autorité indépendante et lancer l'idée des stress tests, on voit que notre gouvernement français, et tout particulièrement son ministre de l'énergie M.Besson, refuse toute expertise européenne indépendante dans laquelle se retrouveraient des experts du nucléaire et des associations européennes de défense de l'environnement- arguant du fait que les autorités françaises sont assez expertes", poursuit l'eurodéputé.

"En gros : une expertise européenne, oui, mais pour les autres ! Bravo ! Ce n'est pas ça l'indépendance, ce n'est pas cela la transparence ! C'est une nouvelle fois de l'arrogance. Une arrogance coupable, une arrogance qui exaspère et qui de fait nous décrédibilise en la matière totalement sur la scène européenne et mondiale", a ajouté Jean-Luc Bennahmias.

"Avec 143 réacteurs européens qui produisent 30 pour cent de l'électricité en Europe, Il nous faut renforcer sans tergiverser nos normes communes et tirer "collectivement" tous les enseignements. Un minima en pareil circonstance. Mais c'était à l'évidence trop demander pour la France qui refuse de savoir si nos centrales peuvent résister à des phénomènes naturels exceptionnels comme à des opérations malveillantes ou terroristes. Se replier, se gargariser, une fois de plus, que nous sommes les champions du monde aura les effets exactement inverses aux buts poursuivis. Aujourd'hui c'est le secret qui engendre l'angoisse. En ce sens le comportement de la France et de M.Besson à Bruxelles est désastreux! C'est même une caricature de ce qu'il ne fallait pas faire", a-t-il conclu.

 

Par MoDem - Publié dans : Développement durable - Communauté : Mouvement Democrate
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Dimanche 27 février 2011 7 27 /02 /Fév /2011 11:02

 

Jean-Luc Bennahmias

Jean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du Mouvement Démocrate, s'inquiète des dernières informations concernant les gaz de schiste en France, et porte la question au niveau européen.

Il publie une tribune à ce sujet sur le site d'information Médiapart.

"Début février, l'Union européenne avait rendez-vous avec sa politique énergétique. Alors que les prix du pétrole s'envolent, que plusieurs pays européens, dont la France, reviennent sur leurs engagements sur les énergies renouvelables, ce devait être une occasion de reformuler un pacte énergétique et le rendez-vous d'une orientation, celle du Plan Climat -Energie de 2008. Il n'en a rien été. Le débat sur le pacte dit de compétitivité dont on sera amené à reparler est venu combler l'absence flagrante de vision européenne sur les enjeux énergétiques.

Pis encore, l'apriori incroyablement favorable sur la nouvelle lubie des Gaz de schiste que convoite une poignée d'industriels en dépit des retours d'expériences des canadiens et des américains pour le moins problématiques, nous amène à nous interroger sévèrement sur la cohérence européenne en ce domaine.

Décidemment, on a vraiment du mal à tirer les leçons de l'histoire énergétique du XXe siècle. Qu'avons-nous retenu des destructions des paysages, de la pollution et du gaspillage de l'eau ? Dans l'ensemble des régions de France concernées, des collectifs citoyens soutenus par différents partis politiques se mettent actuellement en place. C'est positif. Certes, la ministre de l'environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet a bien tenté de rassurer. Mais lorsque l'on découvre que les permis de recherche avaient été délivrés dans une totale opacité par Jean-Louis Borloo, lorsque que l'on écoute les derniers propos de M. Besson responsable du portefeuille central de l'énergie, il est plus qu'indispensable de rester sur le qui-vive.

Action locale donc, et action européenne. Puisque la France n'est pas la seule à être concernée. En Pologne, au Royaume-Uni, en Allemagne, notamment, les inquiétudes sont les mêmes. D'où le sens de ma question écrite du Mercredi 2 février adressée à la Commission européenne. Un diagnostique européen sur les conséquences sur la qualité de l'air comme de l'eau serait une première base. Enfin, la Commission européenne serait bien inspirée de contribuer à la réorientation des choix énergétiques des États membres vers plus de cohérence et de sobriété.

Réponse attendue au plus tard pour le 3 Mars, arguments précis bienvenus !"

Par Gagny en mouvement - Publié dans : Développement durable - Communauté : Mouvement Democrate
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Dimanche 19 décembre 2010 7 19 /12 /Déc /2010 16:31

18 décembre 2010

Photovoltaïque : "Quand cessera-t-on de vouloir tuer la filière ?", dénonce Jean-Luc Bennahmias

 

La publication au Journal officiel d'un moratoire sur l'obligation de rachat de l'électricité provenant de panneaux photovoltaïques, a stupéfait l'ensemble des acteurs du secteur. Jean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du Mouvement Démocrate a tenu à réagir.:

"A Marseille, on suspend les projets en la matière sur la couverture du stade vélodrome, à Blanquefort (33), on suspend des embauches,partout on se demande quelle est la crédibilité des décisions politiques.

 

Cette généralisation du principe de rétroactivité qui doit être l’exception, non-content de nuire à la visibilité des entreprises peut être entachée d’illégalité. Qui plus est, en suspendant l’obligation d’achat, le gouvernement français donne un signal à 180 degrés du mouvement lancé par le regretté Grenelle de l’Environnement.

 

La remise en cause de ce soutien public essentiel, fragilise ainsi une filière industrielle émergente: Il nous revient de défendre fortement ce secteur créateur d’emplois non délocalisables.

Parler de PME, de réindustrialisation de notre pays sur des secteurs d’avenir, de mobilisation de nos équipes de recherche, c’est joli, mais cela demande de la constance, une volonté et des convictions solidement ancrées.

 Curieusement, les justifications budgétaires évoquées diffèrent du mode de financement de « la nouvelle génération» des réacteurs nucléaires-EPR où bien malins sont ceux qui connaissent le juste prix de cette électricité !

 C’est à sa naissance que la filière photovoltaïque, a besoin d’être accompagnée, soutenue.

On ne virevolte pas de haut en bas, on ne joue pas au yoyo avec l’avenir.Or, le yoyo de la majorité sur les énergies renouvelables menace l’équilibre pour l’instant fragile.

Après la révolution agraire, la révolution industrielle, la révolution des services, une nouvelle révolution dans les énergies se prépare.

Etats-Unis, Chine, Allemagne sont les locomotives : notre pays, lui se demande si il n’irait pas plus vite en descendant du train !

 Au final, on risque d’arriver bien en retard !"

 

Jean-Luc Bennahmias Vice Président du Mouvement Démocrate

Par MODEM - Publié dans : Développement durable - Communauté : Mouvement Democrate
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Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 09:59

 

 

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6 mai 2010

Après l'échec des négociations internationales sur le climat, les efforts engagés en Europe pour réduire nos émissions de gaz à effets de serre sont plus que jamais nécessaires

Lors de la session plénière d'hier et d'aujourd'hui, nous avons voté deux rapports qui remettent la lutte contre le changement climatique sur les rails.

La Politique Agricole Commune, que certains aimeraient voir disparaître, est un domaine clé de cette lutte dans les années à venir. En cela, le rapport présenté par Stéphane le Foll, député français au Parlement européen met l'enjeu climatique au centre de la PAC d'une manière avisée.

L'agriculture est concernée à double titre par le changement du climat. Elle est la première à subir l'augmentation de la sécheresse et des catastrophes naturelles. Mais elle est elle-même émettrice de gaz à effet de serre, avec 9 pour cent des émissions du continent à son actif. Alors que les paysans européens connaissent des difficultés, ce n'est pas avec une journée sans viande par an qu'on sauvera le climat !

Le Parlement européen montre que d'autres pistes vertueuses sont à notre portée. Les engrais azotés utilisés par les agriculteurs sont particulièrement émetteurs de CO2. En ciblant leur usage, en promouvant les engrais à base de déchets biologiques et en mettant l'accent sur l'agriculture biologique, on réduit drastiquement les émissions de gaz à effet de serre. Le méthane des déjections animales est aussi une source d'énergie renouvelable! Et les forêts comme les sols européens sont d'incroyables réservoirs à CO2.

Enfin la Commission s'est aussi remise à l'ouvrage : nous votions ce matin un Livre Blanc sur l'adaptation au changement climatique qui vise à mettre la lutte contre le réchauffement au cœur de toutes les politiques de l'Union, sans exceptions.

Par Gagny en mouvement - Publié dans : Développement durable - Communauté : Mouvement Democrate
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Tête de liste aux élections municipales 2008, membre du bureau de la fédération MoDem 93 

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