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François Bayrou tenait son premier grand discours au Palais des Congrès de Dunkerque, jeudi 19 janvier.
[Téléchargez le
discours intégral en cliquant ici]
François Bayrou, candidat à la présidence de la République, a lancé jeudi soir un appel au "peuple" en lui demandant de "résister" face à toutes les fatalités
afin de "ressaisir le destin de la France".
"Nous sommes là pour ressaisir le destin de la France. D'habitude, j'essaie de fuir les grands mots, mais là, je parle en père de famille, au nom de tous les
pères et de toutes les mères de […] au nom des jeunes qui sont là et des jeunes qui viendront : nous avons entre les mains le destin de la France", a-t-il lancé lors de son premier meeting
de campagne, devant environ 1 300 personnes réunies au Kursaal, à Dunkerque (Nord).
"L'enjeu de cette élection, c'est que ce que nous avions perdu", comme le "produire en France", "nous allons le retrouver", a-t-il affirmé en se référant aux
"Quatre cavaliers de l'Apocalypse", qui sont aujourd'hui, selon lui, "le chômage, la chute du pouvoir d'achat, les déficits et la dette".
"Nous allons à nouveau faire rimer le nom de France avec le beau mot de résistance", a lancé le député béarnais en utilisant plus de 20 fois le mot
"résister".
"À l'enlisement, nous allons résister ; à l'appauvrissement, nous allons résister ; à la fuite des activités, nous allons résister ; aux compromissions, nous
allons résister ; aux privilèges excessifs et indus, nous allons résister ; à l'illettrisme, nous allons résister ; à l'argent roi, nous allons résister ; à l'affaiblissement, nous allons
résister", a-t-il notamment déclaré.
"Résister, cela impose qu'un peuple se reforme, prenne en main son propre destin", a ajouté l'ancien ministre en employant également à de multiples reprises le
mot "peuple", qui "paraît-il n'est pas à la mode".
Déplorant que "l'injure suprême dans le monde politique, soit devenu +populiste+", François Bayrou, qui a "grandi dans un tout petit village des Pyrénées" où "il
n'y avait pas de nobles ni de bourgeois" et qui est le fils d'un homme à qui on parlait "comme à un bouseux", a revendiqué de "parler au nom" des "petits, des obscurs, des
sans-grade".
"J'affirme que le peuple français est le sujet de cette élection" et qu'il veut "des hommes d'État qui lui disent la vérité" et usent de "la langue la plus
éminente" en lui "parlant en grand" comme le général de Gaulle, a dit François Bayrou.
Il a appelé le "peuple" à refuser de se laisser "enfermer" dans "le choix éternel" entre le candidat de l'UMP - Nicolas Sarkozy - et celui du PS -François
Hollande -, affirmant qu'une "majorité de Français" ne voulaient "ni de l'un ni de l'autre".
S'exprimant depuis une grande scène sur fond bleu turquoise où s'affichait son slogan de campagne "Un pays uni, rien ne lui résiste", il a plaidé pour "un choc"
garantissant qu'on "tourne la page sur les dérives, les faiblesses, les affaires, les privilèges" mais pas celui "des extrêmes", à savoir le FN, dont "les solutions sont dangereuses et
conduisent au malheur".
En outre, a-t-il insisté, qualifier Marine Le Pen pour le second tour, c'est "garantir la victoire de l'autre candidat". Sous-entendu : si lui se qualifie
pour le 6 mai, il gagnera.
"Si on veut le changement, il faut que ce soit un changement républicain", a-t-il dit et en assurant que, "la question de la majorité législative", s'il
s'installe à l'Élysée, sera "toute simple". "S'il y a un nouveau président, il y aura une majorité nouvelle, ouverte, centrale".

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