Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 10:16

 

François Bayrou était l'invité de l'émission "C politique", dimanche 8 janvier sur France 5. Très offensif, il a détaillé son projet en faveur du "produire en France".

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 Photo Patrick Bruch

"Je suis convaincu que la situation de la France est telle, que les Français vont tourner la page de façon républicaine", a introduit François Bayrou. Selon lui, "la campagne électorale est une pièce de théâtre, dont les citoyens sont les auteurs. Ils ne vont pas confier leur destin à un parti ou à une étiquette, mais à une personne".

"Les Français savent qu'un médecin ne peut faire un bon traitement que si son diagnostic est exact, or ils ont constaté que j'ai eu raison sur un certain nombre de sujets, quand les autres avaient tort",a-t-il pointé. "J'ai autour de moi une équipe solide et expérimentée, plusieurs dizaines de personnes capables d'exercer une mission gouvernementale. J'irai jusqu'au bout, et les autres candidats savent que je ne suis pas dissuadable, insensible aux promesses et aux intimidations", a rappelé le candidat à la présidence de la République.

Cette démarche de gouvernance s'appuie sur "une famille du Centre indépendante et unie sur la volonté de marquer le paysage politique. Vous voyez ces dernières semaines que le rassemblement s'opère. Aujourd'hui, c'est Philippe Douste-Blazy qui me rejoint. La dynamique est créée et le paysage est clarifié", a-t-il pointé. François Bayrou en est convaincu : "Il va y avoir un mouvement de renouvellement de la politique du pays, qui sera irrésistible. Et je propose aux Français, avec moi, de changer ce système de manière républicaine".  

"Mettons en place un label qui dise, sur chaque produit, la part fabriquée en France"

"On risque de glisser vers la fin du modèle social français, car on a laissé s'en aller toute la production", a averti François Bayrou. "Le déficit de notre commerce extérieur s'élève à 75 milliards d'euros. Cela représente 3 millions d'emplois que nous pouvons reconquérir. La France ne peut pas être déficitaire durablement, alors que les pays qui l'entourent sont excédentaires", a-t-il analysé.

Le député des Pyrénées-Atlantiques a défendu "la politique de l'offre". "J'en appelle notamment aux consommateurs : sur 100 euros de produits étrangers que vous achetez, il suffirait que vous en achetiez 20 euros fabriqués en France ! Pour cela, vous devez connaître la part du produit qui est fabriquée en France, et c'est impossible aujourd'hui", a-t-il déploré. C'est pourquoi il propose "que nous mettions en place un label, qui dira précisément le pourcentage fabriqué en France".

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Photo Patrick Bruch
Sommet social : "Je crains beaucoup de communication pour rien"

Tandis que Géraldine Muhlmann évoquait le sommet social organisé par Nicolas Sarkozy le 18 janvier, François Bayrou a jugé peu probable "après cinq ans de gouvernement avec tous les pouvoirs entre les mains, qu'après même dix ans puisque c'étaient les mêmes formations politiques au pouvoir, que l'on trouve comme cela, en claquant des doigts, des solutions qui n'avaient pas été imaginées ou mises en place avant". 

"D'autant que les solutions les plus importantes devraient être prises par la loi. Et comme le Sénat est entre les mains du PS, je ne vois pas de quelle manière, on va sauter la discussion législative ou obliger le Sénat à aller dans le sens du gouvernement", a-t-il fait valoir. "Je souhaite me tromper, mais je trouve que dans tout cela il y a beaucoup de communication", a-t-il ajouté.

"Je donnerai à la Justice les moyens de l'indépendance"

Interrogé sur ses propositions en matière de Justice, François Bayrou a rappelé son attachement à l'indépendance de cette institution : "Non seulement je défends cette indépendance, mais je vais donner aux professionnels les moyens de l'appliquer. Les juges ne demandent pas à être augmentés, mais à avoir l'aide matérielle pour sortir de l'embouteillage. Il est indispensable de la leur fournir", a-t-il estimé.

"Sortons le débat présidentiel de la cour de récréation"

Alors que la journaliste l'invitait à réagir à la commémoration de Jeanne d'Arc par Nicolas Sarkozy et de François Mitterrand par François Hollande, le candidat à la présidence de la République a jugé "cette propension à fréquenter les mausolées et les cimetières tournée vers le passé, alors qu'il s'agit de tourner la France vers la vie". 

Il a par ailleurs refusé de s'attarder sur la polémique suite aux propos du candidat socialiste qui a qualifié Nicolas Sarkozy de "sale mec" : "Tout cela est digne de la cour de récréation et je pense que nous devons justement sortir le débat présidentiel de cette cour de récréation", a-t-il commenté.   

Par Gagny en mouvement
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PATRICK BRUCH
Tête de liste aux élections municipales 2008, membre du bureau de la fédération MoDem 93 

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