Partager l'article ! François Bayrou : "C'est formidable d'être dans un pays qui a les moyens de son action!": 30 juin 2011 Fr ...
30 juin 2011
François Bayrou était interviewé sur France 3 Centre lors de son déplacement à Bourges. Il a salué la libération des otages en déclarant que "c'est formidable d'être dans un pays où on a un Etat qui peut agir" et est revenu entre autres sur le remaniement ministériel.
Comment réagissez vous à cette fin de prise d’otages, dont Alain Juppé a dit qu’elle n’avait pas donné lieu à versement de rançon ?
Moi je partage le sentiment des familles, de vos réactions, de tous ceux qui pendant plus de 500 jours ont suivi avec angoisse là-bas ce qui se passait en Afghanistan. Je partage
leur soulagement, et je partage la gratitude qui a été exprimée par Dominique Gerbaud pour les services secrets qui ont suivi cette affaire. C’est formidable d’être dans un pays où on a un Etat
qui peut agir, qui a les moyens de son action, et qui peut ainsi sauver des compatriotes dans une situation tragique et difficile.
A propos d’Etat, pensez vous qu’après la libération de nos confrères, après Christine Lagarde au FMI, il s’agit là d’une séquence heureuse pour le président
de la République ?
Il ne faut pas donner à tout ça une interprétation politique. Tous les Français qui nous écoutent savent bien qu’au delà de ce qui se passe sur l’échiquier politique, il y a des
causes qui nous réunissent bien au-delà des frontières. Il y a heureusement des sujets sur lesquels nous nous entendons tous, quelque soit l’engagement politique des uns et des autres. J’ai dit
que la nomination de Christine Lagarde était une victoire pour le Président de la République, j’avais averti sur les risques et on verra dans l’avenir ce que les risques sont. De la même manière,
je suis très heureux que la France ait un Etat qui ait pu libérer vos deux confrères et leurs accompagnateurs.
Il y a eu un remaniement gouvernemental qui s’est fait dans une grande douleur, à tel point que le journal Le Monde a pu titré : « Les chiraquiens
s’étripent pour un Marocain ».
C’est le caractère dérisoire de toutes ces choses. Vous savez bien qu’hélas dans la politique, il y a plus souvent des petites choses médiocres que des choses qui méritent
l’engagement et l’attention. Ce remaniement a montré ce genre de petites choses ce genre de petites querelles qui sont vraiment sans rapport avec ce que la France a à relever comme
défis.
En intégrant néanmoins des ministres issus du Nouveau Centre et du Parti Radical, il semblerait que le président de la République ait donné un peu moins
d’air à une candidature de Centre droit et peut-être un peu plus d’air à une candidature du Centre, comme la vôtre pour la présidentielle bien sûr.
Ecoutez, c’est très simple et tous ceux qui nous écoutent le savent s’ils réfléchissent une seconde. "Centre", cela veut dire indépendant, autrement c’est un faux centre.
Heureusement nous avons réussi à bâtir un courant indépendant, nous avons réussi à faire qu’en France il y ait une force centrale qui ne soit inféodée ni à l’un ni à l’autre, de manière à pouvoir
proposer des idées originales au pays. Je suis ici sur la technopôle de Bourges, devant l’Université de Droit et l’IMEP c’est-à-dire l’institut municipal d'éducation permanente à Bourges ; ce que
nous avons vu ce matin autour des deux questions dominantes, c’est d’abord la question : est-ce qu’on peut de nouveau produire en France ? On a visité ce matin de l’équipement ménager de haute
gamme, de l’équipement de cuisine de haute gamme, Rosinox. Cela prouve que l’on peut produire en France, que la bataille n’est pas perdue à condition qu’on la livre. La deuxième question c’est
éduquer, avoir en France la meilleure éducation.

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