Vendredi 12 juin 2009
5
12
/06
/2009
16:36
Les élections européennes étant à présent derrière nous,
revenons un peu sur l'actualité nationale pour aborder un point que les média, trop préoccupés à faire du pathos, abordent peu : la gestion de la crise en France et ses conséquences sur notre
économie.
Selon un récent rapport commandé au député du Val-d'Oise Jérôme Chartier (UMP) sur «Le rôle des gouvernants face à la crise» (préconisant entre autre la création d'une caisse européenne
d'amortissement de la crise), la dette publique devrait fortement augmenter dans les pays de la zone OCDE, avec, pour la zone euro, un supplément de dette de 1700 milliards d'euros d'ici
2010, dont plus d'un quart (27%) viendrait de la France. Le déficit publique de notre pays devrait atteindre quant à lui -6,3% en 2009 !
Si la situation de notre pays est préoccupante, la gestion de la crise par l'exécutif a de quoi faire froid dans le dos. Alors que certains pays comme l'Allemagne
s'efforce de limiter les dérapages des comptes publiques pour freiner la progression de leur dette, Nicolas Sarkozy fait exactement l'inverse en diminuant les recettes fiscales de l'Etat (via le
bouclier fiscal notamment), voire des collectivités territoriales (par la remise en cause des taxes professionnelles).
Pire, alors que la situation économique de notre pays n'a jamais été aussi catastrophique ces cinquantes dernières années, on assiste à une réelle dispersion de
l'executif sur des sujets de criticités diverses (dernier exemple en date, l'obsession ridicule du gouvernement à tenter de contourner l'incontournable pour le projet de loi HADOPI) ou à s'amuser à
faire des casting "d'ouverture" pour exposer vulgairement des prises de guerre. Cette dispersion, critiquée tant du côté de l'opposition qu'au sein de la majorité a une incidence directe sur la
gestion de la crise en France. Pour finir, notons le silence du fameux "ministre de la relance" (un certain M. Deveidjan) qui en dit long sur les priorités du gouvernement ...
François Bayrou et Angela Merkel ont au moins le mérite de partager la même idée sur la question de la dette : nous avons un devoir de responsabilité vis à vis des générations futures et nous ne
pouvons léguer à nos enfants une dette écrasante sachant que chaque milliard de dette nouvelle limitera davantage nos futures marges de manoeuvre.
A présent, nous ne pouvons qu'espérer que Nicolas Sarkozy admette ses erreurs et corrige rapidement sa politique économique. Malheureusement, le "succès" électoral de l'UMP devrait à l'inverse
l'encourager à garder le plus longtemps possible sa ligne politique, au grand dam de nos enfants.
Par Gagny en mouvement
-
Publié dans : Actualités
0
-
Partager
Derniers Commentaires