Partager l'article ! Point de vue : la sécurité est-elle vraiment un thème sur lequel la droite est légitime ?: Election oblige, le thème de la sécurité revien ...
Election oblige, le thème de la sécurité revient comme un bon vieux refrain de campagne. On a beau y faire, c'est imparable ! Manque de chance, notre chère
ville a servi de prétexte pour amener la campagne UMP sur ce sujet national.
Quelques menaces, quelques propositions « tabous » pour faire hurler la gauche et hop ! Le tour est joué. Le pire, c'est que ca marche bien. Au point que de nombreux électeurs oublient qu'ils se sont fait avoir pendant de nombreuses années et préfèrent voter à droite en pensant que la gauche ne ferait pas mieux.
Ironie du sort, une des mesures sécuritaire reconnue pour sa grande efficacité a été inventée par la gauche lorsqu'elle était au pouvoir : la police de proximité. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, l'avait supprimée au nom de la « culture du résultat », avant la crise des banlieues survenue en 2005. Après cette tragique erreur politique, ce même Nicolas Sarkozy a annoncé son rétablissement sous un autre nom mais a tardé à la déployer dans nos quartiers (peut-être pensait-il trop à la présidentielle en se rasant à cette époque là). Bref, le bilan sécuritaire de la droite est loin d'être glorieux. Mais bon, en baratinant les électeurs, en surfant sur les peurs et en faisant preuve de « volontarisme », on parvient toujours à devenir légitime.
Faut-il renforcer la sécurité dans les écoles ?
Oui, naturellement, mais cela ne passe pas forcément par des agents de police, des portiques, des chiens ou des tazers. Il s'agit avant tout de donner les moyens à l'éducation nationale d'assurer ou de préserver la discipline et l'autorité au sein de nos écoles et, dans la mesure du possible, au-delà.
L'insécurité est loin d'être une fatalité : nous pouvons et nous devons la combattre en privilégiant l'efficacité sur le spectaculaire. Or, comment imaginer que les décisions qui seront prises seront réellement efficaces sans concertation et sans adhésion du corps enseignant ? Refuser le dialogue est une grave erreur et montre le manque d'ambition du gouvernement pour traiter le problème à la source.
Non, le bilan de Nicolas Sarkozy n'apporte aucune réponse sérieuse sur le thème de l'insécurité dans nos villes et nos écoles. La droite n'offre rien de mieux qu'un « sentiment » de sécurité, à défaut de vouloir (ou pouvoir) faire autre chose.
Un jour viendra où les différentes sensibilités politiques devront mettre leurs dogmes ou idées reçues au placard pour travailler ensemble et proposer enfin les mesures adéquates pour lutter efficacement contre l'insécurité. Reste à espérer que ce jour vienne le plus vite possible ...

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