Partager l'article ! Bayrou tend la main aux socialistes pour obtenir l'alternance à la tête de la commission européenne: Invité lors du «Grand Rendez-vous» d'E ...
Invité lors du «Grand Rendez-vous» d'Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France, François Bayrou a rappelé aujourd'hui sa volonté de dépasser les querelles
politiciennes pour imposer le changement à la tête de la commission Européenne. Sans un rassemblement large et une candidature consensuelle, l'ultralibéral Barroso a toutes les chances d'être
reconduit pour cinq ans. Les socialistes Français doivent donc impérativement accepter cette main tendue s'ils souhaitent réellement une nouvelle donne politique en Europe.
Extrait de l'article du Parisien (source) :
Le président du MoDem a par ailleurs nié dimanche que les eurodéputés du MoDem, votaient de la même façon que les ultralibéraux, comme les
en accusent régulièrement les socialistes. «Il suffit de reprendre la totalité des votes que nous avons tenus au Parlement européen, nous démocrates»
En réponse au porte-parole du PS Benoît Hamon, qui a accusé les eurodéputés MoDem de soutenir la libéralisation des services de santé, il a précisé que le MoDem défendait l'hôpital public et les médecins libéraux. «Nous avons constamment, sans aucune exception, voté dans le sens de la défense des services publics» et «soutenu l'idée que le projet de société européen devait être solidaire, a ajouté le président centriste. Pour le reste, il m'arrive de ne pas penser que les socialistes ont raison sur tout et de voter différemment d'eux, encore heureux».
Monti ou Verhofstadt à la présidence de la commission européenne
Au sujet du renouvellement de la présidence à la commisssion européenne, François Bayrou a avoué : «Je ferai, et mes amis feront tout ce qu'ils peuvent, pour qu'il y ait une alternance à la tête de la Commission européenne», dont l'orientation «a été trop ultralibérale».
«Nous avons eu une réunion avec le Parti démocrate européen, que je co-préside avec Francesco Rutelli en Italie» et «nous avons proposé deux noms», a précisé François Bayrou, précisant que ce n'est «pas exclusivement deux noms, on peut en avancer d'autres».
«Le premier est celui de Mario Monti», «personnalité du centre-gauche italien», et «le deuxième est celui de Guy Verhofstadt, le précédent Premier ministre belge» qui fut «à la tête d'un gouvernement de centre-gauche», a-t-il dit.
«Si le parti socialiste choisissait la même position que celle que nous exprimons, une alternance à la tête de la commissions européenne, il n'y aurait pas de majorité pour reconduire M. Barroso», a ajouté le député des Pyrénées-Atlantiques.
«Je dis aux socialistes français que, s'ils sont sincères dans leur volonté de s'opposer à la reconduction de M. Barroso, alors il faut qu'ils se tournent vers les socialistes européens», a-t-il poursuivi. «Moi je suis prêt en tout cas à dire que nos forces doivent se rencontrer, se réunir pour qu'il y ait une alternance».
Contrairement aux socialistes français, le Premier ministre espagnol José Luis Zapatero, dont le pays prendra la présidence du Conseil de l'UE au premier semestre 2010, soutient l'actuel président de la Commission européenne pour un deuxième mandat.

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