François Bayrou invité du 20h de TF1
ce mardi 7 février.
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Robert Rochefort invité de Sud Radio à 17h30 |
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François Bayrou à Clermont Ferrand, à 18h30 dans la Grande Halle d’Auvergne de Cournon |
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Marielle de Sarnez invitée de Soir 3, à 22h40 |
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ce mardi 7 février.
04 février 2012
François Bayrou a dévoilé trente orientations précises pour que la France entre, en cinq ans, dans les dix premières nations du monde pour la qualité, la réputation et l’efficacité de son système éducatif.
(Seul le prononcé fait foi)
1- Il faut un contrat de progrès entre l’école et la nation. Ce contrat doit garantir les moyens existants, et préciser les objectifs que la
nation assigne à l’école. Le progrès que nous nous assignons, il doit être vérifiable. C’est pourquoi je fixe un objectif : que dans les cinq ans, l’école française entre dans les dix premiers
du classement international pour la compréhension de l’écrit, le calcul, les connaissances scientifiques, et la lutte contre les disparités sociales.
2- Au lieu d’être dans la « réformite », il faut un plan de progrès continu, inscrit dans le long terme. Pour vraiment changer les choses, il
faut cesser d’aller en fausses « réformes » en fausses « réformes », qui ne changent rien sur le fond, mais déstabilisent perpétuellement l’éducation nationale et le moral, la confiance
professionnelle des enseignants et des parents. C’est de la fausse monnaie.
3- Refaire de l’école un lieu d’où la violence est exclue et où le respect est la règle.
4- Il faut restaurer la confiance de la nation dans ses enseignants. Je ne suis pas pour qu’on remette en cause le décret des années 50 qui
définit le statut des enseignants. La définition du temps de travail est légitime. Il peut être réaménagé sur la base du volontariat, on peut faciliter si on le souhaite une présence plus
longue dans l’établissement, par exemple en construisant des bureaux, mais les procès doivent cesser.
5- Les concours de recrutement nationaux sont la voie la plus républicaine et la plus légitime pour sélectionner les enseignants du second degré.
Ils sont anonymes, ils sont justes, ils permettent de juger de la qualité d’une génération de candidats. Ils font partie de la fierté des corps d’enseignants en leur garantissant une
légitimité.
6- La reconstruction d’une année de formation, en alternance avec l’exercice dans la classe, est impérative et étroitement liée au contrat de
progrès de l’éducation nationale. Il s’agit du moyen de familiariser les enseignants recrutés et débutants avec l’expérience de leurs collègues plus expérimentés et assurés. Il s’agit d’armer
les jeunes enseignants et de leur faire gagner des années d’expérience.
7- La notation pédagogique des enseignants doit être assurée par des évaluateurs (corps d’inspection ou autres) expérimentés, de la même qualification au
moins, de la même discipline et non par le chef d’établissement étranger à la discipline enseignée. Au demeurant, il n’y a rien à changer. Le chef d’établissement évalue déjà les
capacités et les qualités des enseignants, individuellement, et son évaluation représente 40% de la note attribuée. J’ajoute que plus on trouvera d’éléments objectifs pour assurer l’évaluation,
et plus j’approuverai.
8- Arrêter avec les surcharges administratives, la multiplication de réunions, l’avalanche des livrets de compétences. À l’école, comme dans tous
les autres secteurs d’activité, la surcharge paperassière étouffe, asphyxie, et ne sert à rien. Idem avec les circulaires de toutes natures !
9- D’abord les bases et les bases d’abord ! Il n’est aucune chance de réussite pour un élève qui n’a pas la maîtrise des fondamentaux. Je
proposerai que tant que cela est nécessaire 50 % du temps scolaire à l’école primaire soit consacré à la maîtrise de l’écrit, comme on dit actif et passif, et à la langue française, en sa
beauté à découvrir, à ce qu’elle peut exprimer de nuances, de richesses, en son vocabulaire. C’est un bagage pour la vie.
10- Les principales difficultés des élèves très jeunes sont psychoaffectives. Elles ne sont pas, la plupart du temps, d’ordre pédagogique ou de
l’ordre des « capacités » comme on dit. Les repérer tôt, par une formation et un réseau adapté, c’est donner une chance de les résoudre, soit au sein de l’école, soit plus souvent encore auprès
des pédopsychiatres.
11- Le premier lieu de l’éducation, c’est la famille. Favoriser la mise en place « d’écoles de parents » associatives pour aider ceux qui ont des
difficultés à accompagner leurs enfants.
12- La question des méthodes pédagogiques doit être tranchée non pas par l’idéologie, mais par l’évaluation des résultats. Ne croyez pas que
comme tous les parents et tous les enseignants, je n’ai pas une opinion que je crois solide et nourrie par l’expérience. Par exemple, je pense que la question des méthodes de lecture devrait
être tranchée depuis longtemps : en effet le clavier, avec lequel désormais toute personne vit, le clavier ce n’est pas global, c’est lettre par lettre. Et donc du son à la lettre, de la lettre
à la syllabe, de la syllabe au mot, cela me paraît devoir être la démarche désormais indiscutable. C’est une opinion personnelle, je la trouve pertinente. Mais ce n’est ni au gouvernement ni au
président de la République de trancher des méthodes d’apprentissage. C’est à la classe, aux résultats effectifs, à condition qu’aucune méthode ne se voie exclue pour raisons
idéologiques.
13- Aucun élève ne doit entrer au collège sans qu’il soit garanti qu’il maîtrise la lecture et l’écriture. S’il est en défaut, une pédagogie
adaptée doit lui permettre de reconstruire son rapport à l’écrit. Le but n’est pas d’exclure, mais d’intégrer les élèves qui, autrement, seront perdus dans leur scolarité.
14- Pour prévenir ces échecs, il faut penser le nombre d’élèves par classe en fonction de la réalité de la classe. À classe difficile, petit
nombre d’élèves, à classe équilibrée et de bon niveau, plus grand nombre d’élèves.
15- Le collège doit être diversifié. Il est normal et juste que la nation veuille garantir un bagage à tous les enfants. Mais ce bagage de
connaissances et de méthode ne peut être apporté dans l’uniformité. Pour un certain nombre d’élèves, en situation de rejet de l’école, un « collège hors les murs », avec des pédagogies
adaptées, doit permettre une reconstruction et le retour, s’ils le souhaitent, à la voie classique.
16- Dans chaque discipline, le « apprendre à apprendre » et le retour assidu aux bases doivent servir de socle. Les programmes doivent être
écrits avec les enseignants en imposant la faisabilité sans précipitation, et la simplicité. Je propose qu’un débat parlementaire permette d’exposer à la nation le principe des programmes et
leur lisibilité. 17- Informer les élèves sur ce qu’ils ne maîtrisent pas : les codes de comportement, d’habillement, de langage, les chemins de la confiance en soi.
18- Les rythmes scolaires doivent être reconstruits. Il n’est pas normal que l’école française soit celle qui concentre le plus d’heures sur le
moins de jours de classe. Les horaires des élèves, devoirs compris, ne doivent pas dépasser une charge horaire d’une trentaine d’heures par semaine, ce qui veut dire un allègement des horaires
pour un grand nombre d’élèves. Les heures ainsi gagnées seront utiles aux enseignants pour le travail en commun, aux établissements pour des programmes au choix.
19- Les devoirs doivent être faits dans le cadre de l’établissement, sous la surveillance de tuteurs, les enseignants de l’établissement s’ils le
souhaitent, des enseignants à la retraite, des étudiants qui recevront une bourse pour se familiariser ainsi avec l’enseignement et servir de « grands frères », de tuteurs et d’appui aux élèves
plus jeunes. Ces bourses de tutorat doivent être offertes à coût réduit, aisément accessibles. Elles pourront être offertes, en complément de leur retraite, à des enseignants qui voudront
encore servir. Elles accroîtront la présence des adultes dans les établissements.
20- Donner aux chefs d’établissement des possibilités nouvelles : recrutement direct des remplaçants, gestion d’un volume d’heures pour organiser
des soutiens individualisés ou en petit groupe.
21- L’enseignement professionnel doit reposer non pas sur l’élimination mais sur la vocation, par la découverte des métiers, par l’alternance ou
l’apprentissage.
22- Information sur les métiers tout au long du collège, découverte des entreprises et des chantiers, pour que les élèves découvrent ce que sont
ces activités qu’ils n’ont jamais rencontrées. C’était déjà l’idée du stage en 3e que nous avons créé en 1995.
23- Un plan de développement de l’apprentissage et de l’alternance. Question: qu'est-ce qui bloque? Pour les entreprises, du côté de l’éducation,
destination de la taxe d’apprentissage.
24- Contre la double pénurie de scientifiques et de littéraires, réfléchir à l’organisation des baccalauréats, notamment la réflexion sur un
baccalauréat d’excellence générale, à la fois littéraire et scientifique.
25- Refonder l’articulation entre enseignement secondaire et enseignement supérieur, c’est une clé pour lutter contre l’échec des premiers cycles
à l’université. L’université, c’est la connaissance que l’on se construit autant qu’on la reçoit, c’est la recherche, dès les premières années, c’est un exercice d’autonomie. Il faut former à
cette autonomie en terminale, refondée en une véritable « propédeutique ».
26- L’orientation, c’est une ardente obligation. On doit y préparer tout au long de l’enseignement secondaire et d’abord à l’entrée de
l’université, par une information objective sur les sorties d’étude dans la formation considérée.
27- Assurer la scolarisation des enfants en situation de handicap. Des progrès ont été faits. Mais des obstacles demeurent. Beaucoup
d’enseignants se sentent démunis. Cette question sera abordée dans le cadre d’une conférence nationale sur le handicap.
28- Plan santé, addictions, cannabis, alcool, mobilisation des étudiants en médecine dans tous les établissements scolaires de l’enseignement
secondaire.
29- Réflexion générale sur l’éducation numérique. Très importante pour l’avenir. Il n’y a pas d’éducation entièrement dématérialisée, et
déshumanisée, mais les ressources de l'e-learning sont pour l’avenir un immense enrichissement des possibilités de formation et de découverte.
30- Ouvrir les établissements en dehors des heures de cours à la demande d’éducation de la société. Une « école du soir », à la demande, avec une
contribution modeste des apprenants, doit être ouverte dans tous les établissements du second degré. L’initiative viendra de la demande de ceux qui veulent apprendre.
18 janvier 2012
François Bayrou était à Strasbourg mardi 17 janvier, afin d'étudier les spécificités du régime local d'assurance maladie.
Arrivés peu après 15h en gare de Strasbourg, François Bayrou et Yann Wehrling ont été accueillis par Nathalie Griesbeck, députée européenne du Grand-Est et
vice-présidente du Conseil général. Ensemble, ils se sont dirigés en tram vers la Caisse régionale d'assurance maladie d'Alsace-Moselle (CRAM), pour dialoguer avec ses responsables et ses
salariés.
Le système social en Alsace et en Moselle est soumis à un régime de droit local qui fait figure d'exception en France. Ce système a deux particularités notables :
il est excédentaire et garantit un taux de remboursement plus important à ses bénéficiaires. "Ce modèle apporte des prestations beaucoup plus intéressantes que dans le reste du pays", a-t-il
exprimé, en précisant qu'en 2011 "l'excédent était tel que cette année les cotisations salariales sont en baisse.
Pour le candidat à la présidence de la République, ardent défenseur de l'expérimentation et du recensement des meilleures pratiques, cette réussite régionale
démontre que le système de santé dans le reste de la France peut être optimisé. "Ca veut dire qu'il y a des possibilités d'amélioration de la santé en France, alors que tout le monde croit que le
trou de la sécu est invincible et qu'on devrait toujours payer plus et avoir moins", a-t-il pointé.
D'après lui, les cotisations un peu plus élevées en Alsace et en Moselle sont compensées par le caractère obligatoire de la mutuelle : "Ailleurs en France, vous
prenez une complémentaire et cette complémentaire est très chère. Ici, cette cotisation est obligatoire, mais vient en déduction de ce que vous devez ensuite payer pour une
complémentaire".
"Alors que l'Etat a jusqu'à lors semblé envisager l'alignement du régime social d'Alsace-Moselle sur le modèle dominant dans le reste de la France, peut-être
devrions-nous plutôt envisager l'inverse au regard de ces résultats locaux très positifs", a souligné Yann Wehrling.
À l'issue de cette réunion de travail, le député des Pyrénées-Atlantiques s'est rendu dans une brasserie du vieux-centre de Strasbourg, pour débattre avec des
acteurs économiques de la région. Le temps également d'une promenade décontractée dans les rues pavées qui bordent la cathédrale Notre-Dame, à la rencontre des habitants.
02 février 2012
François Bayrou était au Salon des Entrepreneurs à Paris, jeudi 2 février, où il a répondu aux questions de "Cadres & Dirigeants".
Cadres & Dirigeants - Les créations d’entreprise ont chuté de 11,6 % en 2011. Comment faire pour les relancer et permettre aux entreprises de se
développer ?
François Bayrou - Il y a eu beaucoup de créations d’entreprise ces dernières années grâce à l’idée de l’auto-entrepreneur. Cela ne plaît pas à tout le monde, les
professionnels déjà en place considèrent que ce n’est pas assez exigeant, mais je trouve que c’est une bonne idée, c’est un bon chemin vers la création d’entreprise.
Deuxièmement, il y a probablement quelque chose à faire dans l’école, dans la société pour développer l’esprit d’entreprise, pour expliquer que ce n’est pas des
privilèges, expliquer que c’est une aventure et une aventure qui peut être très heureuse. Cette activité tout à coup devient sa vie, sa réussite, sa promotion. Il faut changer l’esprit des
Français autour de l’idée d’entreprise. Je m’aperçois avec bonheur que c’est très souvent dans les milieux les moins favorisés, dans les cités, que l’esprit d’entreprise entre dans la tête et
dans le cœur des jeunes qui disent : “Après tout, puisque l’on ne veut pas nous faire notre place, nous nous allons nous la faire”.
C&D - Pour relancer l’emploi, vous proposez “Zéro charges” pour l’embauche d’un jeune ou d’un chômeur, est-ce vraiment efficace et en avons-nous les
moyens ?
FB - Il y a cinq ans, je proposais deux emplois sans charges, sans spécifications de celui que l’on embauche. Aujourd’hui, nous ne pouvons plus le faire, nous
n’en avons plus les moyens. Cependant, nous avons un problème particulier avec les jeunes à qui l’on n’offre pas le tremplin pour entrer dans l’emploi et nous avons un problème particulier pour
les toutes petites entreprises, que cela effraie de passer la marche qui va vers un salaire à temps plein chargé. Cette idée de dire : “Pendant deux ans, on vous offre les charges. Vous
embauchez un jeune et un chômeur, vous avez un magasin, très bien, vous allez être aidé. Vous avez un artisanat, très bien, vous allez être aidé et pouvoir former en même temps”. Moi, je trouve
en tout cas que cela répond concrètement aux préoccupations des uns et des autres.
C&D - Vous défendez un contrat de travail unique. Quelle sécurité pour les salariés ?
FB -La sécurité que l’on donnera en définissant le contrat de travail unique. Je ne suis pas pour la précarité. Je trouve qu’il y a trop de CDD en France et l’on
croit s’en tirer en disant : “les CDD, c’est 10 % de plus”. Après, vous être libre de toute évolution, personne ne vous [met] de contraintes. Cela vient aussi du fait que vous ne pouvez
pas garder quelqu’un que vous avez envie de garder. Vous êtes obligé de le licencier parce qu’autrement, ce serait une titularisation. Et vous ne voulez pas prendre [ce] risque. Sans toucher
aux contrats de travail existants, parce qu’on ne va pas remettre en cause ce qui existe, il faut poser la question avec l’ensemble des partenaires sociaux. Est-ce que l’on peut porter remède
en simplifiant considérablement, en trouvant un contrat de travail qui serait un contrat de travail universel, qui offrirait des protections et qui en même temps offrirait des garanties de
souplesse. Je trouve que c’est une bonne idée et la discussion mérite d’être ouverte. Ce n’est pas défini par un candidat aux présidentielles, qui vous dit : “Je vous impose le contrat de
travail suivant : article 1, article 2, article 3...”. , mais je pense que l’idée qu’un candidat à l’élection présidentielle dise : “C’est trop compliqué en France le droit du travail, c’est un
labyrinthe. Il y a des entrepreneurs qui refusent d’embaucher parce qu’ils ont peur d’être bloqués dans le contrat de travail. Il y a des salariés qui sont à perpétuité dans un CDD, est-ce que
l’on ne pourrait pas trouver quelque chose qui soit plus universel, un contrat de travail universel, avec une certaine souplesse ?” Cela a du sens. Après, aux partenaires sociaux de dire quel
est leur sentiment et à l’État, à la puissance publique, d’exposer devant eux, et avec eux, les avantages que cela aurait. L’opinion publique, aussi, doit y être associée.
Vous savez que je défends depuis très longtemps l’idée que le premier devoir d’un président de la République, c’est la pédagogie civique, c’est d’aller devant les
citoyens pour dire ce qui se passe et comment il ressent les choses. Il ne s’agit pas de le faire une fois tous les six mois, dans une grande messe, où vous bloquez tous les téléspectateurs.
Mais, simplement, dans un contact régulier. Dans mon esprit, cela doit presque se faire de manière hebdomadaire, en tout cas plusieurs fois par mois. Vous parlez aux Français des problèmes
réels pour faire progresser, non pas votre parti, mais la conscience des difficultés qui se rencontrent, pour désamorcer les bombes qui existent dans les peurs, pour démythifier, pour sortir
des fantasmes dans lesquels les uns et les autres vivent. Je pense que cela a beaucoup de sens. Si je suis élu président de la République, ce sera une innovation très importante, parce que
j’appliquerai cet exercice de pédagogie civique.
François Bayrou a dévoilé son "plan d'action pour remettre en ordre les finances de la France et reconstruire la France qui produit", sous la forme de 20 propositions concrètes et chiffrées.
[Seul le prononcé fait foi]
Le but de cette conférence de presse est, au fond, de mettre les idées en ordre.
J’ai observé, ces derniers jours, dans l’exposé des programmes des différents candidats, ou des candidats putatifs, un très grand désordre. Je voudrais vous
livrer, avec des repères et des chiffres précis, ma vision des choses et une liste d’engagements, ils seront au nombre de vingt, cohérents entre eux.
J’ai en effet été frappé par le manque de cohérence dans l’intervention de Nicolas Sarkozy. Il annonce qu’il n’augmentera pas les impôts, et dans la même émission
il annonce la TVA sociale et crée deux impôts supplémentaires qui n’existaient pas. Il fait une annonce sur l’augmentation des droits à construire de 30 % de la surface des logements existants.
Or cette possibilité a été ouverte dans la loi Boutin pour 20 % et si je suis bien informé aucune commune en France n’a accepté cette possibilité. Il prétend que la TVA sociale n’augmentera pas
le coût de la vie, mais il la repousse à octobre dans l’espoir que les Français consomment avant par peur de la hausse des prix.
Ce manque de cohérence, de logique, de crédibilité est le même chez François Hollande. On ne peut pas rééquilibrer les budgets sans que l’État, en tout cas la
dépense publique au sens large, fasse des économies. Je vous le dis clairement : c’est est une illusion de prétendre qu’on puisse dans la situation de la France aujourd’hui créer 60 000 postes
d’enseignants, 5000 postes dans la police, la justice, la gendarmerie, 150 000 emplois jeunes, et revenir à la retraite à 60 ans et augmenter nombre d’allocations (25 % d’augmentation de
l’ARS). Tout cela est, pour moi, une illiusion
La course aux dépenses nouvelles est une course à l’abîme. Ce que prévoit le programme du PS, c’est que continue la course sans fin où nous allons laisser
disparaître l’équilibre de la France.
C’est d’ailleurs un point commun entre les deux : chiffres de la croissance surestimés et annonce officielle du renoncement de Nicolas Sarkozy aussi bien que de
François Hollande à la baisse des dépenses publiques.
Or le premier devoir de l’État, c’est de mettre en ordre ses affaires ! Le premier devoir de l’État, c’est de bien gérer ! Le premier devoir de l’État, ce n’est
pas d’accroître l’endettement qui est sur le point d’échapper à tout contrôle. C’est le contraire, le premier devoir de l’État, c’est de mettre la France en état de sortir du surendettement,
assez vite pour que ce soit crédible ! Parce que le surendettement des familles et celui de l’État, c’est la même chose. Et de faire cette remise en ordre sans tout casser, sans effrayer les
Français, en sachant que ce sera supportable et que cette remise en ordre ne portera pas atteinte ni à la santé économique du pays ni à la justice sociale.
Car le ressort de l’activité, de l’investissement, de la croissance, de l’emploi, c’est la confiance ! C’est la confiance qui permet de se projeter dans l’avenir,
de prendre des risques. Sans confiance l’entrepreneur cesse d’entreprendre, l’investisseur d’investir, le consommateur de consommer.
Or au fondement de la confiance il y a le crédit que l’on peut apporter à la parole de l’État. Sa solidité financière autant que sa capacité à garantir à
l’ensemble des acteurs économiques un cadre cohérent et un horizon prévisible. Sa capacité aussi à anticiper l’avenir pour renouer avec le rôle de stratège qui doit être le sien au moment où
s’accélère la mondialisation et le basculement vers l’Asie du centre de gravité économique de la planète.
François Hollande avec son programme, pas plus que Nicolas Sarkozy avec son bilan, ses affirmations et ses hésitations, n’apportent la réponse solide et crédible
que la France attend.
Pour la première fois, ce doit être une élection fondée sur la vérité. Tous ceux qui prétendent qu’on peut à nouveau dépenser, qu’il n’est pas besoin de faire des
économies, ceux-là une nouvelle fois mentent et trompent. François Hollande est dans ce jeu. Nicolas Sarkozy est dans ce jeu. Je serai dans cette élection du parti de la vérité. Notre ennemi,
c’est le surendettement. Notre ennemi, c’est le chômage. Et nous allons les vaincre, ces deux ennemis, avec une politique d’ensemble, une méthode précise, un calendrier, et les Français auront
donc les moyens de vérifier les résultats. »
(Téléchargez les 20 propositions au format pdf, en
cliquant ici)
Ci-dessous des extraits de l'intervention de François Bayrou, au préalable je dois préciser que la journée, remarquablement organisée par France Nature Environnement, a été riche tant par les interventions que par les expositions proposées par les différentes associations environnementales.
Gagny Environnement, à Montreuil ce samedi, a présenté, dans le cadre de la Fédération Ile-de-France, la problèmatique des carrières gabiniennes.
Dans un article futur je reviendrai sur les enseignements à tirer d'une journée comme celle-ci notamment en ce qui concerne la gouvernance d'une municipalité.
Patrick Bruch
Délégué départemental
MoDem de Seine Saint-Denis
François Bayrou était l'invité de France Nature Environnement, samedi 28 janvier.
Le candidat à la présidence de la République a tout d'abord rendu hommage aux dizaines de milliers de bénévoles qui œuvrent au quotidien sur les questions
environnementales : "Tout cela n'existerait pas si les associations n'avaient pas joué le rôle qu'elles ont joué. C'est donc à vous, aux 3.000 associations qui composent France Nature
Environnement et aux autres, qu"il faut dire merci. Vous avez voulu et vous avez obtenu la prise de conscience des citoyens et des responsables politiques".
"Je suis très sensible à la question de l'harmonie, qui n'est pas seulement technique ou liée à l'agriculture, mais qui doit exister entre les êtres humains et la
nature au sein de laquelle ils vivent. Elle n'est pas seulement physique, pas seulement liée à la santé, mais aussi esthétique et spirituelle. Quelque chose qui est de l'ordre de la prise de
conscience que cette nature et nous sommes, d'une manière certaine, interpénétrés les uns avec les autres. Nous avons des preuves à faire devant la fragilité et le danger dont des éléments de
la nature qui nous entoure sont frappés", a estimé François Bayrou.
Son "premier objectif, symbolique, sera de faire de la survie des abeilles un objectif politique dans lequel les responsables publics doivent être engagés",
a-t-il souligné sous les applaudissements de la salle. "Nous savons que plus de 50% de l'alimentation humaine dépend directement de la pollinisation. Or, 30% des espèces pollinisatrices sont
aujourd'hui menacées. Les molécules pesticides troublent les systèmes neuro-transmetteurs des abeilles et menacent les colonies. Je crois que les abeilles sont des veilleurs, des témoins, des
risques qui menacent aussi les êtres humains. Le varroa et le frelon asiatique nécessitent eux aussi une réponse et une aide des pouvoirs publics", a-t-il analysé.
Deuxième objectif : l'énergie. "On ne parle plus d'énergie, ou alors uniquement du nucléaire alors que le sujet doit être traité de façon beaucoup plus
large. J'écoute avec beaucoup de soins ce que dit le GIEC sur les causes portées par l'activité humaine du réchauffement de la planète. Il est bon de souligner que c'est là que réside la
première menace sur notre environnement. J'estime que l'objectif doit être la décarbonisation progressive et contrôlée de l'activité humaine, notamment par l'économie d'énergie".
"Cela impose de réfléchir à l'énergie de manière différente. Regardons comme une énergie de transition le nucléaire, en attendant que se précisent les promesses –
que je crois réelles – qui tiennent aux énergies renouvelables et non polluantes : l'éolien, le photovoltaïque, etc. Cette stratégie doit être contrôlée par des organes indépendants du
pouvoir politique, au sein desquels les associations auraient toute leur place", a-t-il poursuivi.
Dans le cadre de l'Agenda 2012-2020, Gagny en Mouvement vous invite au deuxième des quatre forums en présence de personnalités de la société civile, qui se tiendra
:
Samedi 4 février, de 9h30 à 14 h
à la Maison de la Chimie
28 bis, rue Saint Dominique - 75007 PARIS
Il sera consacré au thème essentiel de l'éducation, autour des sujets "Instruire, éduquer, former".
- François Bayrou ouvrira les travaux à 9h30 en séance plénière.
- Les tables-rondes se dérouleront toute la matinée.
- François Bayrou conclura le forum à 14 heures, à nouveau en séance plénière.
Compte tenu du nombre de places limité, nous vous demandons de bien vouloir confirmer votre présence, en particulier aux deux séances plénières, en cliquant ici.
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