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Cette fois, ca y
est, le mirage de l'Europe sociale défendue par les socialistes européens vole en éclat. Le SPD (parti socialiste allemand) se rallie à la candidature de l'ultra-libéral Barroso pour la
présidence de la commission européenne. Il négocie actuellement un ralliement des socialistes européens en échange d'un poste de commissaire européen en faveur de Martin Schulz, l'actuel
président du groupe socialiste au Parlement européen, qui serait du coup sous les ordres de Barroso ... (source).
Nos inquiétudes étaient donc fondées : les leaders socialistes troquent l'Europe sociale pour quelques postes clés. Le slogan « Changez l'Europe, maintenant ! » prend du plomb dans l'aile, tout comme le manifesto d'ailleurs.
Chers électeurs, il est encore temps de vous mobiliser et d'inverser le cours des choses en votant pour un parti
souhaitant réellement une autre Europe. Le MoDem est aujourd'hui le seul parti ayant fait des propositions concrètes pour imposer une nouvelle dynamique en Europe sans tomber dans les magouilles
politiciennes dans le dos des électeurs.
Voter PS, c'est soutenir les magouilles entre socialistes et la droite au parlement européen et renoncer à l'Europe sociale.
Voter MoDem, c'est choisir des députés qui se battront réellement pour une harmonisation sociale par le haut, pour la défense des services publics et pour une nouvelle présidence de la commission
européenne.
Nos précédents arcticle sur ce thème :
A lire le dossier de l'Express
sur la remise en cause de la justice par Nicolas Sarkozy. On notera que ce magazine hebdomadaire n'a rien d'un journal contestataire en temps normal ... sauf quand nos piliers républicains sont
mis à mal.
Election oblige, le thème de la sécurité revient comme un bon vieux refrain de campagne. On a beau y faire, c'est imparable ! Manque de chance, notre chère
ville a servi de prétexte pour amener la campagne UMP sur ce sujet national.
Quelques menaces, quelques propositions « tabous » pour faire hurler la gauche et hop ! Le tour est joué. Le pire, c'est que ca marche bien. Au point que de nombreux électeurs oublient qu'ils se sont fait avoir pendant de nombreuses années et préfèrent voter à droite en pensant que la gauche ne ferait pas mieux.
Ironie du sort, une des mesures sécuritaire reconnue pour sa grande efficacité a été inventée par la gauche lorsqu'elle était au pouvoir : la police de proximité. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, l'avait supprimée au nom de la « culture du résultat », avant la crise des banlieues survenue en 2005. Après cette tragique erreur politique, ce même Nicolas Sarkozy a annoncé son rétablissement sous un autre nom mais a tardé à la déployer dans nos quartiers (peut-être pensait-il trop à la présidentielle en se rasant à cette époque là). Bref, le bilan sécuritaire de la droite est loin d'être glorieux. Mais bon, en baratinant les électeurs, en surfant sur les peurs et en faisant preuve de « volontarisme », on parvient toujours à devenir légitime.
Faut-il renforcer la sécurité dans les écoles ?
Oui, naturellement, mais cela ne passe pas forcément par des agents de police, des portiques, des chiens ou des tazers. Il s'agit avant tout de donner les moyens à l'éducation nationale d'assurer ou de préserver la discipline et l'autorité au sein de nos écoles et, dans la mesure du possible, au-delà.
L'insécurité est loin d'être une fatalité : nous pouvons et nous devons la combattre en privilégiant l'efficacité sur le spectaculaire. Or, comment imaginer que les décisions qui seront prises seront réellement efficaces sans concertation et sans adhésion du corps enseignant ? Refuser le dialogue est une grave erreur et montre le manque d'ambition du gouvernement pour traiter le problème à la source.
Non, le bilan de Nicolas Sarkozy n'apporte aucune réponse sérieuse sur le thème de l'insécurité dans nos villes et nos écoles. La droite n'offre rien de mieux qu'un « sentiment » de sécurité, à défaut de vouloir (ou pouvoir) faire autre chose.
Un jour viendra où les différentes sensibilités politiques devront mettre leurs dogmes ou idées reçues au placard pour travailler ensemble et proposer enfin les mesures adéquates pour lutter efficacement contre l'insécurité. Reste à espérer que ce jour vienne le plus vite possible ...
Corinne Lepage,
tête de liste du MoDem dans le nord-ouest pour les européennes, a récusé aujourd'hui les affirmations de Daniel Cohn-Bendit, selon lequel elle n'aurait pas rejoint Europe-Ecologie parce qu'elle
souhaitait être ministre.
Le 6 juin prochain,
Nicolas Sarkozy et Barack Obama commémoreront ensemble l’anniversaire du débarquement des alliés sur les plages de Normandie. Un moment important de notre histoire qu'il convient d'honorer pour
rendre hommage aux nombreux soldats morts pour libérer notre pays. Rappelons que près de 155000 soldats ont débarqué sur nos plages ce jour là dont 73000 britanniques et 59000 américains.
10000 alliés sont mis hors de combat. Le plus lourd tribut est américain avec 4.695 hommes perdus (dont 2.500 tués) la moitié sur la seule plage d'Omaha. Les
Britanniques évaluent leurs pertes du 6 juin à 2.543 soldats mis hors de combat, 1.204 côté canadien.
Fait très surprenant, Nicolas Sarkozy a « oublié » d’inviter la Reine d’Angleterre de la cérémonie du 6 juin. Rappelons que la Reine fait partie des rares personnalités politiques à avoir servi en uniforme pendant la Seconde Guerre mondiale (Sarkozy étant né dix ans après la fin de la guerre).
En admettant qu’il s’agisse bien d’un oubli, celui-ci est inacceptable pour un chef d’Etat censé maîtriser un peu l’histoire de notre pays. On ne peut ignorer les sacrifices de nos voisins et alliés anglais au cours de cette guerre.
Au fur et à mesure que les jours passent, aucun
candidat alternatif à l'ultralibéral Barroso n'émerge dans le camp des socialistes, si ce n'est peut-être Poul Rasmussen, actuel président du Parti Socialiste Européen, avancé timidement par les
socialistes Français.
Comme nous l'avions évoqué à travers différents articles, le Parti Socialiste Européen n'est pas très chaud pour s'opposer à l'ultralibéral Barroso alors que c'est un préalable à l'Europe sociale
(cf article). Mentir à ses électeurs pour pactiser avec la droite conservatrice, tel est le choix défendu
honteusement par les cadres socialistes. Notre indignation ne porte pas sur le choix politique du PSE qui peut s'avérer sur certains aspects discutables, mais avant tout sur l'attitude méprisante
d'un grand parti politique à l'égard de ses électeurs, pris, disons-le franchement, pour des imbéciles.
Mais revenons à Poul Rasmussen : est-il un candidat crédible pour détrôner Barroso ? On pourrait le supposer sur le papier sauf que dans les faits, cela releverait d'une utopie. Quelle que
soit l'issue du scrutin, Poul Rasmussen n'a pratiquement aucune chance d'être à la tête de la commission à cause de sa nationalité (danoise). Manque de chance, il existe une règle non écrite mais
strictement respectée limitant les mandats internationaux par pays. Or, l'actuel premier ministre du Danemark, Anders Fogh Rasmussen, est en passe de devenir le prochain Secrétaire général de
l’OTAN. Qui dit un danois à la tête d’une organisation internationale (OTAN), dit pas un second (Commission). Tout ceci explique pourquoi l'option
Rasmussen avancée par certains socialistes est un leurre pour faire croire à une alternative socialiste.
En l'absence de revirement à la veille des élections européennes, tout laisse penser que les cadres socialistes roulent dans la farine leurs électeurs et se rabatteront sur Barroso après
les élections.
Rappelons que le MoDem avait tendu la main aux socialistes pour identifier des candidats
alternatifs et qu'étrangement, le PS a évité le débat.

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