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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 10:24

4 décembre 2011

 
Jean-François Kahn

Jean-François Kahn, co-fondateur de l'hebdomadaire Marianne et écrivain, a annoncé qu'il soutiendra François Bayrou à la prochaine élection présidentielle, dans une interview accordée à Nice Matin, samedi 3 décembre.

 

"Je ne suis pas 100 pour cent d'accord avec François Bayrou, mais en tant que patriote j’estime qu’il est l'homme dont la France a besoin pour incarner le changement dans un climat de haine et de clivages", a-t-il souligné dans un entretien réalisé à l'occasion des Rencontres de Cannes, un colloque de réflexion sur l'évolution de la société. "Ce ne sera pas un soutien et un vote par défaut comme en 2007", a-t-il tenu à préciser.

Pour le journaliste, le candidat centriste "est le seul qui pourra fédérer la population et instaurer une cohésion sociale autour d'un programme alternatif". Il s'est par ailleurs dit "prêt à participer à l'élaboration du programme de François Bayrou, si on me le demande", tout en gardant "sa liberté de pensée".

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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 11:31

 

4 décembre 2011

 
François Bayrou

 

François Bayrou était l'invité de l'émission Le Grand Jury, sur RTL et LCI en partenariat avec Le Figaro, dimanche 4 décembre. Il a défendu "la reconquête de la production française" et prôné "un label qui indique la part du produit provenant de notre sol".

 

"Il n'y a pas une crise, mais deux. On se trouve à leur épicentre. D'une part une crise française, car nous ne produisons plus suffisamment, d'autre part une crise de la zone euro. Cette dernière n'est pas celle de la monnaie, mais de la dette accumulée par les Etats. Le secteur privé n'est pas en cause, les responsables sont les gouvernants. Le monde s'est aperçu que les Etats européens ne pouvaient pas rembourser leur dette et qu'un pays en difficulté n'était pas protégé, alors le doute s'est installé", a d'abord analysé le député des Pyrénées-Atlantiques.

"Dans cette situation explosive, c'est une erreur de penser que l'Europe peut se conduire à deux. On ne peut pas avoir deux pays qui s'instituent en patrons, de manière condescendante. Nous avons tous vu les images de ces conférences de presse franco-allemandes qui n'aboutissent à rien. Le couple franco-allemand doit être un ferment, un entraineur, mais pas se placer en commandant. Dans les circonstances actuelles, il faut défendre le modèle communautaire. Ce modèle, c'est la méthode coopérative que nous connaissons bien dans le monde agricole. Elle permet de conserver la liberté de chacun tout en construisant un outil commun", a-t-il défendu.

"J'ai été humilié lorsque l'Europe a demandé l'aide de la Chine. On a besoin d'un sursaut de fierté et d'indépendance. C'est de nos seules forces qu'on s'en tirera. L'Europe est le premier marché et la première démocratie au monde", a poursuivi François Bayrou.

"Il faut des mesures européennes fortes. D'abord, sécuriser la dette des Etats de la zone euro, puis permettre aux Etats en difficulté de se refinancer à des taux acceptables, pour qu'ils puissent se reconstruire. Si les taux d'intérêts augmentent, nous ne pourrons plus en assumer la charge. En échange de ces taux abordables, il doit y avoir un dialogue exigeant entre les prêteurs et les Etats en difficulté. Je prône notamment une Cour des comptes européennes, qui vérifie la véracité des chiffres fournis par les États", a proposé le candidat centriste.

"La France est vis-à-vis de ses voisins dans une situation au bas du tableau, elle décroche, car elle ne produit plus suffisamment. Nous devons rééquilibrer nos comptes et retrouver l'élan de notre production. En ce sens, le programme de François Hollande est insoutenable, il ne sera pas appliqué car il n'est pas applicable, il sera ruiné par la réalité", a pointé le président du Mouvement Démocrate.

"Pour ma part, je ne propose pas du sang et des larmes, bien au contraire, je propose le seul chemin vers l'optimisme. Trois axes sont pour moi essentiels : baisser les dépenses publiques raisonnablement, augmenter les impôts raisonnablement, donner un élan fort à notre production. La France dépense 1050 milliards d'euros par an, elle doit économiser 50 milliards pour revenir à l'équilibre, c'est un but qu'il est possible d'atteindre. Je soutiens le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, mais pas de manière aveugle. La réforme de l'État ne peut pas se faire à périmètre constant, l'Éducation notamment doit être sanctuarisée. L'éducation est vitale pour le pays, je ne la mets pas au même rang que les autres administrations du pays", a-t-il insisté.

"Le gaspillage de l'argent public doit être combattu au niveau de l'État, des ministères, du Parlement, des collectivités. Les deux grands partis ont toutes les collectivités locales, presque tout le Parlement, ils se sentent intouchables dans leurs gaspillages. En matière de réforme des collectivités locales, j'ai été le premier à proposer une rencontre entre les départements et régions. Les régions doivent devenir des fédérations de départements, aujourd'hui la région est trop loin des citoyens", a soutenu François Bayrou.

"Nous devons également aller à la reconquête de notre production. Ce n'est pas normal que la France ait une image de marque inférieure à celle de l'Allemagne. Nous avons des atouts, notamment dans le secteur culturel. Les films d'animation, les jeux vidéos, les programmes numériques, c'est aussi ça la production française. Nous devons recréer de l'attractivité pour une production française positionnée sur le haut de gamme. Il n'est pas normal que les produits français est une image de qualité inférieure à celle des produits allemands. Les citoyens doivent être acteurs de cette reconquête. Il faut comprendre que acheter Français, ce n'est pas un gros mot, c'est une démarche civique ! Je défends pour cela la transparence, au travers d'un label que je détaille dans mon livre 2012, état d'urgence. On a fait un label Bio, un label Commerce équitable. Je souhaite un label Produit en France qui indiquerait la part du produit provenant de notre sol", a-t-il conclu.

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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 15:23

 

2 décembre 2011

 
François Bayrou

François Bayrou a réagi avec vigueur au discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Toulon, qui constitue selon lui "la fin de l'Europe communautaire" et "le renoncement pur et simple aux principes de la construction européenne".

 

"C'est un discours qui apparaissait au premier abord comme un discours de campagne, construit sur des théories économiques fumeuses, comme celle qui voudrait que la globalisation financière ait été inventée pour corriger les ravages de la mondialisation, alors qu'elle en est l'un des visages et la condition même", a analysé le président du Mouvement Démocrate, en commentant l'intervention la veille à Toulon du chef de l'Etat.

"Mais, a-t-il ajouté, tout cela au fond aurait été banal s'il n'y avait eu la deuxième partie qui, sur l'Europe, est un renoncement pur et simple à tous les principes de la construction européenne". "Ce discours sur l'Europe, aucun pays européen et aucun citoyen conscient des enjeux ne peut le laisser passer", a-t-il martelé.

"Ce que Nicolas Sarkozy annonce, ou plutôt ce qu'on lui fait dire, c'est en toutes lettres la fin de l'Europe communautaire, celle où les pays sont dans une démarche coopérative et participent tous ensemble à la marche en avant de l'Union, celle aussi où des institutions sont en charge de défendre l'intérêt général européen en dialogue avec les légitimes intérêts nationaux", a poursuivi François Bayrou.

"Or ce que Nicolas Sarkozy dit, c'est que désormais, on fera l'Europe intergouvernementale et on comprend, entre les lignes, que c'est de l'intergouvernemental à deux, entre la France et l'Allemagne", fait-il valoir. Pour lui, "cette démarche est offensante pour les autres pays européens, totalement incrédible parce que personne ne l'acceptera, et fait courir un très grand risque de crise".

Pour le candidat centriste, "il y a eu beaucoup de dérives de la construction européenne et elles sont principalement le fait des traités de Nice et de Lisbonne qui l'un et l'autre sont indirectement ou directement l'oeuvre des gouvernements auxquels Nicolas Sarkozy participait ou qu'il présidait". "L'impression que j'ai à l'écoute et à la lecture de ce discours, c'est que dans une démarche irréfléchie, on danse sur une champs de mines", a-t-il conclu.

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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 10:11

 

1 décembre 2011

Marielle de Sarnez

Marielle de Sarnez, vice-présidente du Mouvement Démocrate et eurodéputée, a pointé le manque d'ambition européenne et de plan cohérent face à la crise, dans le discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Toulon, jeudi 1er décembre.

"Je ne suis pas convaincue par ce discours. Les Français sont extrêmement inquiets et je ne sais pas si Nicolas Sarkozy le ressent vraiment. Situation économique désastreuse, chômage très important, problème du pouvoir d'achat… Nous sommes dans une crise de l'euro, de l'Europe et de la dette", a-t-elle d'abord rappelé.

"L'Élysée nous avait annoncé un discours qui allait faire date, qui s'attaquerait aux problèmes de fond, qui serait une réponse à tout cela. Or, je n'aperçois pas de réponse ce soir. Je n'aperçois ni vision globale, ni plan d'ensemble avec des actions concrètes et cohérentes, qui permettraient de sortir la zone euro et en particulier la France de cette crise", a analysé l'eurodéputée.

"Je sais qu'il y a aura des efforts à faire en France, nous le disons depuis longtemps avec François Bayrou, mais nous avons aussi besoin d'une réponse européenne forte. Je ne l'ai pas aperçue ce soir. J'ai le sentiment qu'au fond nous ne maîtrisons pas notre destin, que nous ne le prenons pas à bras le corps et que nous attendons les positions d'Angela Merkel", a-t-elle pointé. "J'ai beaucoup de respect pour l'Allemagne, j'ai conscience de l'importance de l'axe franco-allemand, mais je ne crois pas à l'approche de Nicolas Sarkozy d'une Europe intergouvernementale. J'attendais que l'on renoue avec l'esprit communautaire, d'une Europe plus solidaire, plus unie, plus politique. Je n'ai pas non plus entendu cela ce soir", a-t-elle déploré.

Pour la première vice-présidente du Mouvement Démocrate, "c'est une évidence qu'il faut davantage de discipline de la part des États européens, mais pourquoi Nicolas Sarkozy ne l'a-t-il fait et fait respecter, depuis qu'il est élu ? Il y a eu une grande légèreté des dirigeants politiques français ces trente dernières années, de la part de la Gauche et de la Droite, y compris du président sortant. Cela fait des années que nous dépensons plus que ce que nous avons. Évidemment que cela provoque des déséquilibres", a-t-elle fustigé.

"Cette question de la dette, elle ne s'improvise pas, elle n'arrive pas soudainement aujourd'hui. Elle est là, années après années, depuis maintenant plus de trente ans. Gouverner, c'est prévoir. On ne peut pas dire que Nicolas Sarkozy ait répondu à cette question", a conclu la députée européenne.

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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 09:45

 

1 décembre 2011

 
François Bayrou

François Bayrou était l'invité de la matinale de France Info, jeudi 1er décembre. Il a appelé à "un gouvernement d'union nationale, comme en temps de guerre, où se réunissent les bonnes volontés du pays".

D'abord interrogé sur la situation européenne, le leader centriste a fustigé "les grandes déclarations de Nicolas Sarkozy sur la refondation du capitalisme". "Qu'en reste-t-il ? Quel résultat ? Rien. Il devait réguler les marchés financiers, réguler le rapport de force entre les monnaies, contrôler les agences de notation, ... Il n'en a rien été", a estimé François Bayrou.

Pour le président du Mouvement Démocrate, en Europe, "le couple franco-allemand s'est de nombreuses fois agité. Certains ont même parlé de couple 'Merkozy". Mais il n'a pas permis à la zone euro de fonctionner". "Je défends l'idée d'une Europe coopérative. Tous les pays doivent être associés. Ils doivent assurer ensemble aux Européens et au monde entier que la zone euro est une zone de sécurité", a-t-il souligné. Le député des Pyrénées-Atlantiques a pointé une série de mesures concrètes qui permettraient selon lui d'éviter une aggravation de la crise : "Nous devons garantier aux pays en difficulté, non pas des subventions, mais des prêts à des taux raisonnables qui leur permettront de se redresser. En contrepartie, nous devons exiger de leur part davantage de discipline, au travers d'un dialogue renforcé entre les gouvernements concernés et les autorités européennes."

"L'Europe est le premier marché économique et la plus grande démocratie du monde. Lorsque la Californie est en faillite, les Etats-Unis n'appellent pas au secours le FMI ! J'ai eu honte lorsque l'Europe a demandé l'aide de la Chine. Aide que la Chine a par ailleurs refusé d'apporter. Il est nécessaire que l'Europe soit autonome et solidaire. Elle en a les ressources et la capacité", a-t-il poursuivi.

En France, "il est impossible d'affronter les difficultés qui viennent, sans un gouvernement d'esprit d'union nationale. L'affrontement d'un bloc contre l'autre n'aboutit à rien. Ce n'est ni la pratique du gouvernement actuel, ni l'alternance classique qui nous permettront de nous en sortir. Nous avons besoin d'un gouvernement comme en temps de guerre, où se réunissent les bonnes volontés du pays. Les femmes et les hommes politiques qui peuvent s'entendre sur les grandes stratégies pour l'avenir du pays doivent travailler ensemble", a-t-il appelé avec conviction.

"L'essentiel, à l'occasion de l'élection présidentielle qui arrive, c'est qu'on pose aux citoyens la question de leur avenir", a-t-il conclu.

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PATRICK BRUCH
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