François Bayrou invité du 20h de TF1
ce mardi 7 février.
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ce mardi 7 février.
22 janvier 2012
Marielle de Sarnez, directrice de campagne de François Bayrou, était l'invitée de Radio France Politique, dimanche 22 janvier.
La directrice de campagne de François Bayrou a d'abord douté que le discours de François Hollande, aujourd'hui en meeting au Bourget, soit "adapté dans les temps
qui viennent". "Nous sommes dans un temps de crise, cette accumulation de promesses ne me paraît pas crédible. En matière de logement, de santé, d'emploi, il a donné l'impression que tout va
être facile demain. Dans la situation actuelle du pays, nous avons besoin de discours qui soient dans une honnêteté intellectuelle totale et d'un candidat crédible qui dit la vérité", a-t-elle
analysé.
"Rappelons que la gauche a une part de responsabilité dans le déficit du pays. Le constat de François Bayrou est lucide : nous sommes dans un appauvrissement
constant depuis dix ans, car nous ne produisons plus", a poursuivi Marielle de Sarnez. "Ses deux priorités sont le Produire et l'Instruire, tout en équilibrant les comptes publics. Les
délocalisations par exemple ne sont pas une fatalité, ayons une politique offensive en matière de production, agissons sur la recherche et l'innovation", a-t-elle jugé, avant d'égréner les
propositions : "Nous devons avoir une politique de soutien aux TPE-PME sur le long terme, les lois ne doivent pas changer tous les jours. Il faut un soutien des pouvoirs publics, par un
commissariat stratégique comme il y a eu à une époque un commissariat au plan. Les consommateurs ont également un rôle à jouer, du moment qu'on leur dit la part du produit qui est fabriquée en
France. Enfin, on doit renforcer le dialogue social, l'apaiser, c'est pourquoi François Bayrou propose qu'il y ait des représentants des salariés avec droit de vote dans les conseils
d'administration des entreprises."
"L'Instruire est aussi une priorité", a-t-elle continué. "Il faudra donc sanctuariser les moyens de l'Education nationale, ce sera déjà un effort très important.
En contrepartie, l'école doit mieux remplir ses fonctions. Il est inacceptable que 20% des élèves entrent au collège sans maîtriser la lecture et que 20 % de plus ne comprennent pas ce qu'ils
lisent". Pour l'éurodéputée, "améliorer l'éducation, c'est d'abord de la pédagogie, en valorisant les méthodes qui marchent et en mettant le paquet sur les fondamentaux en primaire. Enfin, les
exemples que nous voyons dans d'autres pays nous montrent que l'école qui marche le mieux est une école où le maître est respecté".
Alors qu'un journaliste l'interrogeait sur l'ouverture de discussions avec d'autres partis politiques, la directrice de campagne s'est montrée claire et
transparente : "Si les Français élisent François Bayrou à la présidence de la République, ils lui donneront une majorité aux législatives pour gouverner. Notre majorité se composera de trois
tiers : le centre écologiste et démocrate rassemblé, la droite sociale et les réformistes de gauche". "Mais ce n'est pas le moment de répartir les postes, la question c'est 'comment
reconstruire le pays'. Les seules discussions que nous avons aujourd'hui, elles sont avec les Français", a-t-elle conclu.
François Bayrou tenait son premier grand discours au Palais des Congrès de Dunkerque, jeudi 19 janvier.
[Téléchargez le
discours intégral en cliquant ici]
François Bayrou, candidat à la présidence de la République, a lancé jeudi soir un appel au "peuple" en lui demandant de "résister" face à toutes les fatalités
afin de "ressaisir le destin de la France".
"Nous sommes là pour ressaisir le destin de la France. D'habitude, j'essaie de fuir les grands mots, mais là, je parle en père de famille, au nom de tous les
pères et de toutes les mères de […] au nom des jeunes qui sont là et des jeunes qui viendront : nous avons entre les mains le destin de la France", a-t-il lancé lors de son premier meeting
de campagne, devant environ 1 300 personnes réunies au Kursaal, à Dunkerque (Nord).
"L'enjeu de cette élection, c'est que ce que nous avions perdu", comme le "produire en France", "nous allons le retrouver", a-t-il affirmé en se référant aux
"Quatre cavaliers de l'Apocalypse", qui sont aujourd'hui, selon lui, "le chômage, la chute du pouvoir d'achat, les déficits et la dette".
"Nous allons à nouveau faire rimer le nom de France avec le beau mot de résistance", a lancé le député béarnais en utilisant plus de 20 fois le mot
"résister".
"À l'enlisement, nous allons résister ; à l'appauvrissement, nous allons résister ; à la fuite des activités, nous allons résister ; aux compromissions, nous
allons résister ; aux privilèges excessifs et indus, nous allons résister ; à l'illettrisme, nous allons résister ; à l'argent roi, nous allons résister ; à l'affaiblissement, nous allons
résister", a-t-il notamment déclaré.
"Résister, cela impose qu'un peuple se reforme, prenne en main son propre destin", a ajouté l'ancien ministre en employant également à de multiples reprises le
mot "peuple", qui "paraît-il n'est pas à la mode".
Déplorant que "l'injure suprême dans le monde politique, soit devenu +populiste+", François Bayrou, qui a "grandi dans un tout petit village des Pyrénées" où "il
n'y avait pas de nobles ni de bourgeois" et qui est le fils d'un homme à qui on parlait "comme à un bouseux", a revendiqué de "parler au nom" des "petits, des obscurs, des
sans-grade".
"J'affirme que le peuple français est le sujet de cette élection" et qu'il veut "des hommes d'État qui lui disent la vérité" et usent de "la langue la plus
éminente" en lui "parlant en grand" comme le général de Gaulle, a dit François Bayrou.
Il a appelé le "peuple" à refuser de se laisser "enfermer" dans "le choix éternel" entre le candidat de l'UMP - Nicolas Sarkozy - et celui du PS -François
Hollande -, affirmant qu'une "majorité de Français" ne voulaient "ni de l'un ni de l'autre".
S'exprimant depuis une grande scène sur fond bleu turquoise où s'affichait son slogan de campagne "Un pays uni, rien ne lui résiste", il a plaidé pour "un choc"
garantissant qu'on "tourne la page sur les dérives, les faiblesses, les affaires, les privilèges" mais pas celui "des extrêmes", à savoir le FN, dont "les solutions sont dangereuses et
conduisent au malheur".
En outre, a-t-il insisté, qualifier Marine Le Pen pour le second tour, c'est "garantir la victoire de l'autre candidat". Sous-entendu : si lui se qualifie
pour le 6 mai, il gagnera.
"Si on veut le changement, il faut que ce soit un changement républicain", a-t-il dit et en assurant que, "la question de la majorité législative", s'il
s'installe à l'Élysée, sera "toute simple". "S'il y a un nouveau président, il y aura une majorité nouvelle, ouverte, centrale".
Jean-Marie Vanlerenberghe a réagi, mercredi 18 janvier, à la tenue du sommet social organisé par le président de la République.
Le sénateur du Pas-de-Calais a tout d'abord critiqué la forme de ce sommet : « D’abord une réflexion de méthode : prétendre mettre en place en quelques jours des
décisions qui auraient dû être préparées depuis des mois et des années, c’est prendre le risque une fois de plus d’annonces non suivies d’effet ».
Sur le fond, Jean-Marie Vanlerenberghe se montre également critique. « Toute réflexion sur l’emploi qui n’est pas accompagnée d’un plan d’ensemble en faveur de la
production sera un coup d’épée dans l’eau », a-t-il expliqué avant de pointer : « Il n’y aura d’embauches, vraiment, que s’il y a de vrais besoins de production ».
« La réflexion sur le labyrinthe de la formation professionnelle est bienvenue, mais pourquoi a-t-on attendu cinq ans pour la lancer ? », s'est interrogé cet
expert des questions sociales. « Ce n’est pas en pleine campagne présidentielle qu’une réforme de cette ampleur peut utilement avancer. Il faudra reprendre ce sujet dès le mois de mai », a-t-il
préconisé.
Pour Jean-Marie Vanlerenberghe, le bilan de ce sommet est donc clair : « L’impression qui demeure est celle de décisions bâclées et désordonnées, mal préparées
».
Hier pas moins de 4 représentants du MoDem Gagny étaient présents à la Maison de la Chimie pour les tables rondes autour du thème: Produire.
Ce fut l'occasion aussi pour François Bayrou de présenter l'Agenda 2012/2020:
Photos patrick Bruch
En introduction, au lendemain de la dégradation de la note de la France François Bayrou a précisé:
La France vient de perdre son triple A.
Nous y sommes. Et c'est en réalité une double dégradation de notre note souveraine qui va affecter la réputation de notre pays, avec des conséquences lourdes.
Les emprunts d'Etats seront fatalemen, à court ou moyen terme, consentis à des taux d'intérêt plus pénalisants. les établissements publics ( la Cades, RFF, la SNCF...) seront indexés sur la note de l'Etat: le fond de StabilitéFinancière lui-même risque d'en pâtir... Dans l'économie réelle, de telles incertitudes vont affecter les investissements et le crédit des entreprises.
Et c'est en même temps une dégradation par rapport à notre principal voisin, l'Allemagne avec qui jusqu'à maintenent nous mettions largement en scène notre égalité de statut, et même par rapport aux Pays-Bas, par exemple... Donc notre statut en Europe va souffrir symboliquement et donc politiquement.
Toutes les déclarations optimistes et péremptoires de ces derniers sont cruellement démentis par les faits. En dépit des avertissements multiples, notamment sur les déficits et la dettes, ces dernières années, ils nous auront conduits à un affaiblissement de notre pays, non pas un affaiblissement venu de l'extérieur, mais un affaiblissement continu dû à la situation intérieure de la France.
La cause n'est évidemment pas les cinq années Sarkozy. Le mal vient de loin, l'Infléchissementen croissance comme en commerce extérieur, s'est fait sentir dans les années 2000, et avait sans doute commencé plus tôt encore. C'est dire que les gouvernements successifs de gauche et de droite portent leur part de responsabilité.
Maintenant, il est au moins deux certitudes: il faut changer de pratique, remettre les choses à l'endroit, en particulier remettre la production, le "produire en France" au coeur de toute la volonté de notre pays. Il faut bannir les promesses absurdes, insoutenables, qui prétendaient annoncer aux Français qu'il suffirait de changer les gouvernants pour voir de nouveau la baguette magique des dépenses se remettre à fonctionner à profusion.
Dans ces difficultés, les Français ont une chance, c'est dêtre devant l'échéance qui leur permettra d'exiger de leurs futures dirigeants qu'ils suivent enfin le chemin du redressement de notre pays.
(François Bayrou)

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