Elections

Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 09:51

 

23 novembre 2011

 
François Bayrou

François Bayrou, a estimé, à propos des derniers rebondissements du feuilleton entre le PS et les Verts, que ce "grand désordre ne présage de rien de bon pour le pays" qui a besoin au contraire "d'une vision et d'une approche sérieuse" pour le sortir de la crise, mercredi 23 novembre.

 

"Tout cela montre un très grand désordre, une très grande confusion", a estimé le futur candidat à l'élection présidentielle, après la démission du porte-parole d'Eva Joly, Yannick Jadot.

"Ce qui est frappant dans ce désordre, c'est que l'on voit bien qu'il n'y a pas de majorité pour le pays", a-t-il ajouté en pointant le décalage entre l'importance de la crise qui frappe la France et les querelles entre socialistes et écologistes.

"Tout le monde voit bien quelle est la situation économique du pays. Et, alors qu'il faudrait une réponse solide, coordonnée, sérieuse, on se retrouve au contraire avec un incroyable désordre", a-t-il insisté.

"Ce n'est pas très rassurant pour l'avenir et cela montre qu'il faut à tout prix une approche différente de ces négociations entre partis, avec des candidats qui disent exactement le contraire de ce que l'appareil du parti négocie et signe. Tout cela n'est pas sérieux", a-t-il dénoncé.

Pour le président du Mouvement Démocrate, "ce brouillage perpétuel, incohérent, montre que tous ces gens ne pourront pas gouverner ensemble". "La situation exige une approche et une politique de courage, de solidité et l'on voit que c'est le contraire qui se met en place, avec des accords signés sur un coin de table et détruits le lendemain simplement parce que les candidats sont en désaccord avec les partis qu'ils représentent et que les partis sont en désaccord entre eux", a-t-il résumé.

"Et l'on voit bien aussi ici combien la question de l'indépendance est précieuse car quand vous dépendez d'accords électoraux, vous ne pouvez pas exprimer votre vision et vous êtes obligés de négocier ce que vous pensez pour la présidentielle. Alors, vous abandonnez l'essentiel qui est la cohérence, la ligne, la solidité", a-t-il fait valoir en se félicitant du choix de l'indépendance fait par son parti.

Par Mouvement Democrate - Publié dans : Elections - Communauté : Mouvement Democrate
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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 09:57

21 novembre 2011

 
Pierre Albertini

Pierre Albertini, l'ancien Maire centriste de Rouen, a annoncé qu'il soutiendrait François Bayrou pour l'élection présidentielle, dans une interview au Paris Normandie, lundi 21 novembre. Le professeur de droit à l'université de Rouen, contribuera notamment à la rédaction du projet.

Comment s’est passé votre rapprochement avec François Bayrou ?
Pierre Albertini : En fait, c’est intervenu en avril : il a lu mon livre ("La France est-elle gouvernable ?") et a jugé qu’il n’y avait pas un papier de cigarette entre mes analyses et les siennes. Son directeur de cabinet m’a appelé tout de suite. J’étais en Corse. Après on s’est rencontré plusieurs fois et il m’a proposé d’intégrer son staff de campagne.

Vous avez hésité ?
Pierre Albertini : Je lui ai demandé un délai de réflexion. Je lui ai donné ma réponse fin mai. De toute façon, je n’appartiens à aucun mouvement politique. J’ai rompu avec l’UDF en 2007 et je ne suis pas membre du Modem.

En avril 2007, vous avez été le premier député UDF à rallier Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle. Votre différend avec François Bayrou sur la stratégie politique est-il levé ?
J’ai dit alors qu’il n’était pas possible qu’il abandonne 18 pour cent des voix, qu’il laisse en déshérence cet électorat-là. Je le maintiens mais 2012 n’est pas 2007. L’espoir de François Bayrou c’est d’être au second tour. S’il ne l’est pas, la stratégie sera de proposer, compte tenu de la gravité de la situation économique et financière de la France, des axes de gouvernement aux deux candidats du second tour. Ensuite, après une discussion collective, de se rallier à celui que nous jugerons le plus adapté à la situation. La situation va continuer à se dégrader. Il faut être capable de créer une sorte d’union nationale. François Bayrou va proposer cela de manière transparente (NDLR : sa déclaration de candidature est annoncée pour début décembre).

Vous avez donc voté Nicolas Sarkozy en 2007. Déçu ?
Je suis incontestablement un déçu du sarkozysme. Quand je vois Ségolène Royal et que j’imagine ce que cela aurait pu donner à la présidence de la République je ne regrette pas mon choix. Mais sur un bon nombre d’aspects, le bilan de Nicolas Sarkozy n’est pas convaincant.

Quel sera précisément votre rôle auprès de François Bayrou ?
Il m’a demandé d’intégrer l’équipe stratégique. Mon rôle c’est la rédaction et la coordination des discours, des grands messages et du projet. J’avais déjà rédigé le programme (législatif) de l’UDF en 2007. Là, il s’agit du projet du candidat, ce sera une candidature personnelle. Jusqu’à présent, il n’avait pas de "plumes". J’en suis une. Pour l’instant, cela me mobilise une journée par semaine mais cela devrait bien sûr devenir plus intense au fur et à mesure de la campagne. Et puis je peux aussi travailler à distance.

Ce retour à la politique présage-t-il de nouvelles ambitions, nationales voire locales ?
Il s’agit plutôt d’un engagement ponctuel justifié par la gravité de la situation. J’ai expressément dit à François Bayrou que je ne cherchais rien. Il y a un temps pour tout. Et si j’avais des ambitions locales je l’aurais dit. Ce n’est pas du tout un biais pour revenir.

Quel est aujourd’hui votre regard sur la droite locale ?
Je suis très inquiet sur sa capacité à rebondir. (…/…) Il y a des candidats pour les prochaines échéances mais je ne suis pas sûr qu’ils soient à la hauteur des enjeux.

Par Mouvement Démocrate - Publié dans : Elections - Communauté : Mouvement Democrate
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Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 09:46

 

17 novembre 2011

 
François Bayrou

Invité des Matins de France Culture, François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, a dévoilé une partie des propositions très concrètes qu'il portera auprès des Français à l'occasion de la prochaine élection présidentielle, jeudi 17 novembre.

D’abord interrogé sur les tractions entre le PS et les Verts, en vue des prochains législatives, le leader centriste a jugé cette démarche "significative de leur pratique du pouvoir, désagréable et inquiétante". "Ce n'est pas sur un coin de table que l'on gouverne un pays ! Tout cela n'est pas à la hauteur", a-t-il commenté.

"Augmenter la part d’énergies renouvelables, tout en réduisant la consommation"

Il a rappelé que "le principal danger environnemental que nous avons devant nous est et reste le réchauffement climatique". Selon lui, "on ne peut donc pas substituer à la production d'électricité sans effet de serre, une production au gaz, au pétrole, ou au charbon", qui aurait des effets dévastateurs sur le climat.

À un arrêt brutal de la production nucléaire, qui ferait figure de véritable retour en arrière, le député des Pyrénées-Atlantiques a opposé "un développement de la part des énergies renouvelables", qui permette une réduction progressive et accompagnée de la part du nucléaire en France. Pour lui, les deux vraies questions en matière de nucléaire sont "la sécurité et notre capacité à traiter les déchets".

Sensibilisé depuis longtemps aux questions d’environnement, François Bayrou a également appelé à une chasse au gaspille : "le nucléaire correspond à dix-sept pour cent de l'énergie française, il en reste donc quatre-vingt-trois pour cent : c'est là qu'il faut faire porter l'effort principal en matière de réduction de la consommation". "Soyons volontaristes en matière de réduction de la consommation des véhicules et des chauffages, amélioration l’isolation des bâtiments", a-t-il prescrit.

"L’alternance classique ne suffira pas à changer les choses"

"Nos institutions donnent le droit une fois tous les 5 ans aux Français de changer de paysage politique ! Dans tous les pays confrontés à la crise, se développent des majorités capables de mener les réformes nécessaires. Il y a un changement nécessaire de l'équilibre politique du pays. Si l'élection présidentielle n'existait pas, en effet nous serions bloqués par le fonctionnement des législatives", a t-il expliqué.

"Dans moins de six mois, chaque Français pourra donc choisir le projet qui lui correspond le mieux pour l'avenir du pays. Les extrêmes empêchent que les majorités latérales, d'un bord comme de l'autre, mènent les réformes nécessaires. C’est pourquoi l’alternance classique ne suffira pas à changer les choses", a analysé le président du Mouvement Démocrate. "D’ailleurs, le programme du PS n'est pas vrai, et il enferme le candidat dans une majorité impossible à tenir sur la durée. Les choix politiques où s’enferme François Hollande ne résoudront pas les problèmes du pays. C'est le projet, les choix qui vont être imposés au pays et aux Français, qui produiront la majorité", a-t-il ajouté.

Réaliste sur la situation, le député des Pyrénées-Atlantiques a jugé que "nous n'arriverons pas en avril sans avoir rencontré un accident grave pour le pays". "Il y a quatre-vingt-deux pour cent de désespérés en France. On ne vas tout de même pas continuer dans un pays où aucun jeune ne trouve d'emploi, y compris diplômé", a-t-il dénoncé.

"Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’il faut baisser le coût du travail"

Selon lui, "le mal vient du manque de production en France", a t-il souligné. "Nous devons travailler sur les secteurs d'activité perdus. On sait produire des avions, des fusées, des satellites, ... mais quasiment plus de textile, d’électroménager." Il estime toutefois que le levier d’action ne doit pas être la baisse du coût du travail : "Le travail pèse de moins en moins dans le prix des produits. Je ne suis pas de ceux qui veulent en baisser le coût. Regardez la Corée du Sud, le Japon, ou à côté de nous l’Allemagne : les salaires y sont les mêmes, ce n’est pas le problème", a-t-il insisté.

"Travaillons sur l'image de marque des produits français ! Quand les gens voient les produits allemands, tout le monde pense à la qualité. Ceci devrait être le cas pour la France aussi", a t-il pris pour exemple. En matière d’emploi, "je suis pour un contrat de travail unique à durée indéterminée. On ne peut pas accepter de telles conditions de travail pour les femmes et les hommes qui enchaînent les CDD aux caisses de supermarchés", a-t-il poursuivi. Pour François Bayrou, il est en revanche "normal qu’en matière de carence, le service public soit aligné sur le privé", rien ne justifiant "un déséquilibre". Concernant les retraites, il défend "un système par point", le seul qui permette "à chacun de s'organiser comme il le souhaite, tout en garantissant un financement sur la durée".

"Lutter contre le déficit est possible"

Pour stabiliser les finances publiques de la France, François Bayrou prône une baisse des "dépenses d´interventions de l’Etat notamment, envers les grandes entreprises". Ce seul secteur pourrait générer une économie "de 20 milliards d’euros". "Les collectivités locales devront participer à cet effort collectif", précise-t-il. En matière de santé, il est convaincu que "des politiques ambitieuses de prévention peuvent aider à réduire le déficit de la Sécurité Sociale".

Cette stabilisation passera aussi par une augmentation des recettes : "une hausse de deux points de la TVA, en dehors des produits de première nécessité", "la création de deux tranches supplémentaires de l’impôt sur le revenu pour les plus aisés", détaille-t-il.

"Comment peut-on envisager du protectionnisme, alors que nous vivons pour vingt-cinq pour cent de nos exportations ?"

"Il n'y aura pas de protectionnisme européen, mais on a le devoir d'équilibrer le commerce mondial", a t-il souligné, "Nous devons demander, voire imposer aux autres pays, les mêmes règles que pour nos produits français. Il n’est pas normal qu’on interdise certains pesticides pour la culture des légumes, qui sont utilisés sur des produits importés en France", a-t-il estimé. "Il n’est pas non plus normal que l’on manipule les monnaies", comme c’est le cas de la Chine. "Ce n’est pas une question de protectionnisme tout cela, c’est une question de loyauté", a-t-il défendu.

"La laïcité est une puissance d’émancipation"

Interrogé en fin d’émission sur l’incendie des locaux de Charlie Hebdo suite à la publication de dessins satiriques de Mahomet, le président du Mouvement Démocrate a rappelé qu’il avaient été "il y a quelques années, défendre la laïcité au procès des caricatures. J’y suis allé en tant que croyant, qui défend avec vigueur la laïcité".

"La laïcité, qu'est-ce que c'est ? C’est la distinction entre la foi et la loi. C'est une puissance d'émancipation, de libération de l'homme par rapport à la société. C’est aussi une libération pour le croyant, qui n’est plus obligé de soutenir le trône parce qu'il aime l'autel", a-t-il analysé.

 

Par Mouvement Democrate - Publié dans : Elections - Communauté : Mouvement Democrate
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Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 14:28

 

Elections présidentielles et législatives 2012 : l’agenda

 

 

 

 

       Elections présidentielles :

 

dimanche 22 avril (1er tour)

et

dimanche 6 mai (2ème tour)

 

 

 

         Elections législatives :

 

 

 

 dimanche 10 juin (1er tour)

 et

dimanche 17 juin (2ème tour)

Par Gagny en mouvement - Publié dans : Elections - Communauté : Mouvement Democrate
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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 13:26

 

 

26 septembre 2011

Jacqueline Gourault

Jacqueline Gourault, sénatrice du Mouvement Démocrate et responsable de l'Education au sein du Shadow cabinet, est revenue sur les élections sénatoriales, dans une interview à France Soir le lundi 26 septembre. Les résultats traduisent pour elle "l'angoisse ressentie par la population" ; "les gens demandent de la transparence, de l'éthique et de la morale".


Quel regard portez-vous sur le basculement du Sénat à gauche ?

C'est la traduction du résultat des élections de 2004 et 2008, en particulier des dernières municipales. Et puis c'est aussi la traduction de l'angoisse ressentie par la population que les grands électeurs ont bien ressentie. Parce qu'il y a une grande angoisse aujourd'hui tant économiquement que moralement. La population s'interroge sur son avenir et cette inquiétude a été partagée par les grands électeurs qui sont des élus de terrains, des conseillers municipaux.

Pensez-vous que la sortie des affaires touchant les premières cercles de la majorité au pouvoir ait poussé à cette avancée de la gauche ?

Je ne sais pas si cela a été suffisant. Mais une chose est sûre c'est que cela n'a pas du aider la majorité. Les deux dernières ont en effet été chaotiques pour la majorité. Ce que je crois, par contre, c'est que les gens demandent de la transparence, de l'éthique et de la morale.

Vous êtes réélue largement dans votre département du Loir-et-Cher. Est-ce une victoire logique ?

J'ai un lien étroit, historique avec ce département. J'y suis beaucoup attachée et j'ai beaucoup travaillé que ce soit au Sénat ou sur mon territoire. Je ne parle pas d'élection logique mais je sais que les électeurs me connaissent et connaissent mon travail. Ils connaissent cette "certaine façon de faire de la politique" que j'ai.

Qu'est-ce que cette "certaine façon de faire de la politique" ?

C'est cette ligne de conduite permanente. Au fond, les élus ne sont jamais étonnés de mes prises de position parce qu'ils connaissent mes convictions. Et même si nous ne sommes pas d'accord politiquement parce que je suis fidèle au Mouvement Démocrate, les élus savent que nous sommes d'accord sur le territoire parce que nous travaillons dans l'intérêt général.

Vous êtes centriste, envisagez-vous de vous présenter à la présidence du Sénat ?

Quoi qu'il en soit, la ligne des sénateurs MoDem au sein de l'Union centriste (UC) sera celle de l'indépendance. Et pour ce qui est de la présidence du Sénat, je n'y ai pas pensé. Mais ne dit-on pas "à chaque jour suffit sa peine" ?

 

 

 

Gagny en Mouvement se félicite de l'élection de  Monsieur Vincent Capo-Canellas (UC) qui a conduit une liste de rassemblement du centre conformément aux souhaits formulés par le MoDem à l'université de rentrée. La Seine Saint-Denis compte désormais un sénateur centriste ( ce qui n'était pas le cas dans la précédente mandature).

 Nous ne doutons pas que c'est une des premières pierres d'un édifice que nous appelons de nos voeux et que nous construirons.

Par Gagny en mouvement - Publié dans : Elections - Communauté : Mouvement Democrate
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PATRICK BRUCH
Tête de liste aux élections municipales 2008, membre du bureau de la fédération MoDem 93 

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