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CAMPAGNE BAYROU 2012

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Agenda

30/01/2012
 
 

Robert Rochefort invité

 de Sud Radio à 17h30

30/01/2012
 

François Bayrou à Clermont Ferrand, à 18h30 dans la

 Grande Halle d’Auvergne

de Cournon

30/01/2012

 

 

Marielle de Sarnez invitée de

Soir 3, à 22h40

 

Vendredi 31 décembre 2010 5 31 /12 /Déc /2010 09:51

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François Bayrou président du MoDem souhaite aux français de retrouver en 2011 " optimisme et goût de vivre" pour "affronter les difficultés".

" Tous les problèmes, les difficultés qui nous paraissent insupportables aujourd'hui, demain seront derrière nous et nous pourrons regarder l'avenir avec confiance, à condition que nous sachions dans quel sens diriger nos efforts": en fixant deux objectifs

- il faut produire en France, pour le rayonnement du pays et pour les emplois,

-donner ou rendre à notre pays la meilleure éducation du monde car c'est dans l'éducation que se trouve la clef des grandes difficultés de notre temps.

Ces deux grandes questions, nous ne les résoudrons que si nous savons créer en France un climat d'unité."ajoute le leader centriste en appelant à "faire reculer les forces noires, mauvaises, qui passent leur temps à essayer de dresser les Français, les communautés, les uns ou les unes contre les autres". "Il faut montrer au monde qu'il y a un pays où, en dépit de la diversité de nos conditions de vie, de nos origines, de nos religions quelquefois, l'on peut vivre ensemble pour affronter les difficultés. C'est à ce prix que nous ferons de 2011 l'année qu'elle mérite d'être:

 

 une année belle et bonne pour tous les Français"

Par MODEM - Publié dans : Actualités - Communauté : Mouvement Democrate
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Jeudi 30 décembre 2010 4 30 /12 /Déc /2010 12:17

 

30 décembre 2010

"Je crois profondément que l'idée que je porte, après d'autres - les Barre, les Delors -, est utile pour la France", déclare François Bayrou

François Bayrou

François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, a ouvert les portes de son domicile familial à Bordères au journal Sud Ouest, jeudi 30 décembre. Il revient sur son coup de fatigue des dernières semaines, trace le bilan de l'année écoulée et décline plusieurs résolutions pour 2011.

François Bayrou va "très bien", merci. Il n'empêche : "Avoir un accident de santé quand on a toujours été en pleine forme, c'est un petit choc… J'ai toujours pensé que j'avais une santé de fer." Depuis le 13 décembre dernier et l'ictus (malaise amnésique) qui l'a saisi en direct sur le plateau de Canal , François Bayrou s'est abondamment documenté sur le sujet : "Cette espèce de chute de la tension et de la mémoire, 50 000 personnes en sont victimes en France chaque année."

Le député des Pyrénées-Atlantiques spécifie : "Moi, c'était partiel, je savais où j'étais et ce que je faisais." Mais, dédouanant au passage l'amuseur du "Grand Journal" Yann Barthès, puisque c'est face à celui-ci que s'est manifestée l'incroyable absence de Bayrou, il admet : "Je ne comprenais plus ce que les gens me disaient et j'essayais de m'accrocher…"

En famille

Bref, après quatre jours d'examens au Val-de-Grâce, François Bayrou a fait route vers son Béarn natal. Depuis, il n'a quitté sa maison de Bordères que pour des balades à pied, avec tout ou partie de la "marmaille": ses petits-enfants, à propos desquels il garde le secret jusqu'au nombre qu'ils sont ! Prouesse réputée improbable dans tant de familles nombreuses, ils sont tous là, ces jours-ci. Tous ! Et l'élu béarnais, sans cesse, décèle du bout de l'oreille les mouvements de sa lignée, à ses silences (devant un DVD manifestement captivant), ses rires clairs, ses piaillements de préau d'école…

Avec son ictus, terme qu'à ses dépens il aura fait passer instantanément dans le vocabulaire courant, François Bayrou dit en somme avoir expérimenté quelque chose d'assez banal: "Quand le corps dit j'en ai marre'; tu m'em…, tu me fais travailler trop." Sur le plan physique, c'est promis: davantage de repos et plus de sport.

Mais les "bonnes résolutions" de François Bayrou se déclinent aussi en manière d'être : "Plus d'équilibre, être un peu plus cool… Ce sera aussi manifester un peu moins d'exaspération, de colère, garder un peu plus de distance."

La fin des illusions

Mais pas un instant, assure-t-il, dans l'épreuve qu'il vient de traverser, ne lui est venue la tentation de renoncer à la cause publique. "La politique est un monde difficile, sauvage dans les grandes élections nationales. Quand en plus vous êtes obligé de tailler votre chemin à la machette…" Pour autant : "Je crois profondément que l'idée que je porte, après d'autres - les Barre, les Delors -, que cette idée, donc, est utile pour la France et qu'il serait désespérant qu'on y renonce."

Ce qui aura marqué François Bayrou en 2010 n'est pas un événement mais, davantage, un constat: "le pessimisme du pays". « L'élection de 2007, dit-il, a été une illusion. Trois ans et demi après, vous découvrez que toutes les promesses de Nicolas Sarkozy, explicites ou implicites, sont aujourd'hui désavouées par la réalité."

Quant aux propositions de l'opposition de gauche, le président du Modem les juge, à l'instar, ironise-t-il, de François Hollande et de DSK eux-mêmes, "proprement irréalisables". Partant, François Bayrou renvoie à son "espoir crédible", que sous-tend l'impératif absolu de la maîtrise des finances publiques (dette). Encore faut-il qu'elle s'arc-boute sur les quatre piliers bayroutiens de la "sagesse politique": la vérité, l'optimisme, les choix expliqués aussi clairement que possible et la tolérance.

Des racines et de l'avenir

Contraste avec la sinistrose hexagonale: l'élu béarnais met deux inaugurations au rang des principaux événements régionaux de l'année qui s'achève. Celle de la nouvelle usine de Turbomeca à Bordes-Assat, et celle de l'autoroute A 65 Pau-Langon.

Entre le motoriste de la plaine de Nay et le groupe Total (à Lacq et Pau) prospèrent au pied des Pyrénées, se réjouit-il, "deux fleurons de l'industrie mondiale dont la pointe de diamant est installée chez nous. J'aime cette idée que nous avons des racines et la facilité de nous projeter dans l'avenir".

Quant à la ligne à grande vitesse (LGV), François Bayrou se déclare « réservé » du fait de non-dits et d'éléments manquants au dossier: "On ne peut pas faire la bretelle de Mont-de-Marsan en laissant la gare de Pau comme elle est, cela mérite au moins qu'on le dise aux gens."

 

Par MODEM - Publié dans : Actualités - Communauté : Mouvement Democrate
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Mercredi 29 décembre 2010 3 29 /12 /Déc /2010 15:21

 

L'île aux fleurs

 

 
Ce court film brésilien est à regarder dans son intégralité et sous couvert de propos enfantins il nous invite à une réflexion sur notre société

 

Pour voir cette vidéo merci de cliquer sur le lien ci-dessous:

 

 

 

http://www.google.fr/url?url=http://video.google.com/videoplay%3Fdocid%3D-8867512033765032709&rct=j&sa=X&ei=a0MbTdmoOce48gOOifmLBQ&ved=0CB0QuAIwAA&q=l%27ile+aux+fleurs&usg=AFQjCNGWDq7DVhoMIYYEAqqFIgy0a_8GTg

Par Gagny en mouvement - Publié dans : Urbanisme, logement et cadre de vie
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Mercredi 29 décembre 2010 3 29 /12 /Déc /2010 11:26

 

 

George LYON (LibDem, Royaume-Uni), coordinateur de l'ADLE au sein de la commission parlementaire de l'Agriculture et rapporteur sur la réforme de la Politique Agricole Commune, invite à une réforme profonde de la PAC après 2013  afin de relever les défis du XXIème siècle. Selon lui, le principal défi est sans conteste le doublement des besoins en alimentation d'ici 2050 dans un contexte contraire marqué par une pénurie de terres arables, une pénurie en eau et une nouvelle donne énergétique dictée par la lutte contre le changement climatique.

"Pour la première fois, les paiements directs aux agriculteurs seront liés auxdrapeau-europeen.jpg efforts de réduction des émissions de CO2. Une PAC reformée et rénovée et fera de l'agriculture une partie de la solution pour lutter contre le changement climatique et non plus un problème", a déclaré George Lyon

Le rapport vise à verdir la PAC en encourageant le développement local des énergies renouvelables, en favorisant la séquestration de carbone et en fixant des objectifs agro-environnementaux à la plupart des exploitations européennes.

"En promouvant la croissance verte, l'innovation et l'utilisation de nouvelles technologies, la PAC peut jouer un rôle primordial pour la concrétisation des objectifs de la Stratégie Europe 2020", a souligné le rapporteur.

Le rapport place enfin l'équité au coeur de la réforme en invitant d'une part l'UE à honorer ses engagements à accorder aux nouveaux Etats membres un niveau comparable de dotation en matière de paiements directs et d'autre part en mettant un terme en 2020 aux paiements directs basés sur les surfaces historiques.

"Les paiements fondés sur la manière dont une terre était exploitée au début du siècle ne doivent pas servir de base de calcul pour les paiements dans les années prochaine"

"Les paiements historiques sont injustifiés, déloyaux et on devrait y mettre un terme d'ici 2020", a conclu George Lyon


Par ADLE - Publié dans : Actualités - Communauté : Mouvement Democrate
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Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 10:00

 

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Fadila Mehal-Patrick Bruch-Alain Dolium-Marylise Martins

 
Fadila Mehal

Fadila Mehal, responsable de l'Intégration et de la Lutte contre les discriminations au sein du Shadow Cabinet, a répondu lundi 20 décembre à "la polémique qui fait rage sur les prières à ciel ouvert de certains musulmans" par le biais d'une tribune intitulée "Il vaut mieux prier de chez soi ou dans une mosquée que dans des rues sales et encombrées". Découvrez ses propos en intégralité.

La polémique qui fait rage aujourd’hui ne doit pas nous faire oublier l’essentiel, et il passe par trois messages forts . Non, ces prières de rues ne peuvent être comparées à de l’invasion ou de l’occupation, comme le prétend la droite extrême. Cette comparaison est choquante quand on sait ce que recouvrent ces mots dans notre mémoire collective avec la sinistre période évoquée. C’est même une insulte quand on sait plus de 150. 000 musulmans sont morts pour la France, qu’ils ont défendu ses frontières et chassé hors de France, la barbarie nazie.

Deuxième message, certes l’Islam invite les croyants à la prière 5 fois par jour . Mais il indique qu’elle doit se faire dans un lieu propre et protégé. La prière collective est réservée au vendredi, conduite par un imam dans un lieu de culte, de ….proximité. Rien ne dit qu’il faille prendre le RER ou le bus pour aller prier dans la rue, privatisant ainsi l’espace public. Prenons garde qu’une minorité agissante d’un groupe religieux ne prenne l’espace public en otage, et ne donne de la visibilité polémique à un manque cruel de lieux de culte et c’est là le troisième message.

Aujourd’hui en France vivent près de 6 millions de musulmans. Faut-il le déplorer ou faut-il s’en réjouir ? cette question n’a plus lieu d’être , car cette présence musulmane est une réalité que nous devons assumée ensemble. La France a changé de visage et les musulmans font désormais partie de l’album de famille. Ce sont le plus souvent des Français à part entière qui entendent vivre un islam familial et paisible. Leur croyance ne doit pas les opposer aux autres Français car nous avons dans notre pays une tradition, un pacte social qui font que chaque Français peut vivre paisiblement sa croyance ou son refus de dieu et ça c’est une chance formidable, cela s’appelle la laïcité.

Les musulmans sont en droit de demander des lieux de culte de proximité pour prier, des carrés musulmans pour inhumer leurs défunts, des imams formés pour éduquer leurs enfants, c’est leur droit le plus strict. En tant que communauté de croyants, ils ont à s’organiser et à se rassembler pour financer ces projets car ce n’est pas l’affaire de l’Etat ou des mairies que de salarier ou de financer le culte. Sauf à considérer que certaines activités relèvent du domaine culturel. Les municipalités doivent, elles aussi et ne plus faire des permis de construire des lieux de culte, le parcours des combattants.

Les musulmans ont à se saisir de cet enjeu de sécularisation de l’islam en terre chrétienne et l’idée d’une fondation dédiée, doit plus que jamais voir le jour. Pour sa réussite et son rayonnement, elle aura l’impériale obligation de se fonder sur la transparence et le pluralisme et devra pour éviter tout amalgame se prémunir de l’influence étrangère en faisant le choix de l’indépendance.

C’est à ce prix que l’Islam sortira des caves et des rues encombrées, pour devenir une source d’inspiration et de modernité.

Fadila Mehal
Membre du Shadow Cabinet, responsable de l’intégration, de l’égalité des chances et de la lutte contre les discriminations

Par Modem - Publié dans : Actualités - Communauté : Mouvement Democrate
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Dimanche 19 décembre 2010 7 19 /12 /Déc /2010 16:31

18 décembre 2010

Photovoltaïque : "Quand cessera-t-on de vouloir tuer la filière ?", dénonce Jean-Luc Bennahmias

 

La publication au Journal officiel d'un moratoire sur l'obligation de rachat de l'électricité provenant de panneaux photovoltaïques, a stupéfait l'ensemble des acteurs du secteur. Jean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du Mouvement Démocrate a tenu à réagir.:

"A Marseille, on suspend les projets en la matière sur la couverture du stade vélodrome, à Blanquefort (33), on suspend des embauches,partout on se demande quelle est la crédibilité des décisions politiques.

 

Cette généralisation du principe de rétroactivité qui doit être l’exception, non-content de nuire à la visibilité des entreprises peut être entachée d’illégalité. Qui plus est, en suspendant l’obligation d’achat, le gouvernement français donne un signal à 180 degrés du mouvement lancé par le regretté Grenelle de l’Environnement.

 

La remise en cause de ce soutien public essentiel, fragilise ainsi une filière industrielle émergente: Il nous revient de défendre fortement ce secteur créateur d’emplois non délocalisables.

Parler de PME, de réindustrialisation de notre pays sur des secteurs d’avenir, de mobilisation de nos équipes de recherche, c’est joli, mais cela demande de la constance, une volonté et des convictions solidement ancrées.

 Curieusement, les justifications budgétaires évoquées diffèrent du mode de financement de « la nouvelle génération» des réacteurs nucléaires-EPR où bien malins sont ceux qui connaissent le juste prix de cette électricité !

 C’est à sa naissance que la filière photovoltaïque, a besoin d’être accompagnée, soutenue.

On ne virevolte pas de haut en bas, on ne joue pas au yoyo avec l’avenir.Or, le yoyo de la majorité sur les énergies renouvelables menace l’équilibre pour l’instant fragile.

Après la révolution agraire, la révolution industrielle, la révolution des services, une nouvelle révolution dans les énergies se prépare.

Etats-Unis, Chine, Allemagne sont les locomotives : notre pays, lui se demande si il n’irait pas plus vite en descendant du train !

 Au final, on risque d’arriver bien en retard !"

 

Jean-Luc Bennahmias Vice Président du Mouvement Démocrate

Par MODEM - Publié dans : Développement durable - Communauté : Mouvement Democrate
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Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 12:07

 

 
16 décembre 2010

"Madame Merkel, l'avenir de l'euro est entre vos mains", estime Stéphane Cossé

Stéphane Cossé

Dans une tribune publiée par le journal Le Figaro, Stéphane Cossé, animateur de la commission Économie du Mouvement Démocrate et membre de l'équipe de Robert Rochefort au sein du Shadow Cabinet, en appelle à la chancelière allemande Angela Merkel pour sortir la monnaie unique de la crise qu'elle rencontre actuellement. Découvrez sa déclaration dans son intégralité.

 

 

Deuxième monnaie de réserves au monde, l’euro est pourtant sur le point d’imploser. Aucun scénario de sortie n’a été prévu. Et pourtant, selon nombre d’experts financiers, nous y sommes. A ce point de la crise, reconnaissons-le, la Chancelière allemande semble la seule à même de tracer encore l’avenir de la zone. Car elle est la seule autorité politique d’envergure à avoir encore gardé une crédibilité financière. Les autres sont à la tête d’Etats financièrement très affaiblis, ou pas suffisamment influents. Pour un Européen convaincu, l’euro est un atout économique, mais aussi un vecteur de paix et de stabilité et un modèle pour le reste du monde. Comment alors vous convaincre, Madame la Chancelière ?

D’abord vous le rappeler : tous les pays de la zone euro se tiennent. Opposer les uns et les autres n’est pas pertinent. Et l’Allemagne seule aura du mal. La zone euro est une économie intégrée : les excédents de balance courante sont largement les déficits des autres. 44 pour cent des exportations de l’Allemagne se font dans la zone euro et 63 pour cent au sein de l’Union européenne. Jusqu'à ce que les déséquilibres ne deviennent trop divergents, les pays non vertueux ont pu rester « indisciplinés » grâce aux taux bas du modèle allemand et la confiance dans la BCE. A l’avenir, sans rigueur des pays « indisciplinés », il est normal que l’Allemagne ne soit pas prête à financer les déficits budgétaires. Mais, sans demande intérieure en Allemagne, les pays « indisciplinés » ne peuvent à l’inverse évoluer favorablement.

Ensuite, Madame Merkel, cette crise peut encore être gérée. En témoigne le rôle de la BCE. La BCE a contribué à renforcer la confiance en l’euro en maintenant la maîtrise de l’inflation comme objectif cardinal. L’euro, au pire de la crise, n’est-il pas encore toujours surévalué ? Sa politique thérapeutique de rachats de dette publiques est justifiée pour faire face à une spéculation qui, elle, est injustifiable. De même, l’expertise du FMI dans la gestion urgente des crises est sans égale. Et la mise en place d’un Fonds Européen de Stabilité Financière, un Fonds Monétaire Européen qui aurait dû être envisagé dès la création de l’euro, est aussi une avancée majeure.

Enfin, regardons vers l’avenir. Il faut se féliciter de la décision prise de pérenniser le Fonds Monétaire Européen. Et, de même, de créer une clause collective faisant contribuer en cas de défaillance les détenteurs privés d’obligations souveraines. Attention toutefois : déclarer un Etat en faillite peut déclencher une panique incontrôlée. Mais, Madame la Chancelière, tant mieux si cette clause à laquelle vous teniez tant, peut rassurer votre opinion publique soucieuse de mutualiser les coûts entre privé et public.

Cela ne suffira pourtant pas. La crise de la zone euro est le reflet de l’interdépendance et donc de du manque de coordination macroéconomique. La Commission Européenne a certes proposé des solutions bienvenues, comme la réforme du Pacte de stabilité et de croissance pour une meilleure surveillance budgétaire des Etats. Contrôle et sanction sont essentiels. Mais il faut l’accompagner d’une gouvernance économique plus ambitieuse. Comment ?

D’une part, créer un Conseil de la Politique Économique de la zone euro au niveau des chefs d’États et de gouvernements. L’Eurogroupe, qui réunit les ministres des finances, joue un rôle politique trop faible. Techniquement appuyé par la Commission et présidé par le Président du Conseil, ce Conseil désignerait un Ministre des Finances de la zone euro, ou Directeur du Trésor européen, en charge d’exercer sous son autorité une coordination effective de la politique économique. Cela vous coûterait peu, Madame la Chancelière, mais cela serait un signal fort.

D’autre part, créer un Trésor européen, pour gérer des euro-obligations (conditionnées à la maîtrise commune des capacités d’emprunt des Etats) et favoriser l’émergence d’un taux européen unique sur une partie de la dette souveraine. Vous n’en voulez pas, avez-vous dit avec le Président Sarkozy. Laissez au moins votre Ministre des Finances examiner cela, comme il l’a suggéré. Vous feriez preuve d’un beau geste de solidarité. Et votre pays profiterait d’une plus forte stabilité financière de l’Europe.

Enfin, mettre en place un Fonds de stabilisation conjoncturelle, outil de coordination macroéconomique. Vous avez émis des réserves sur un budget européen plus mutualisé. Envisagez alors à minima un tel Fonds grâce aux recettes fiscales accumulées en phase de croissance (via une fraction limitée d’un impôt national lié à l’activité).

Voilà, Madame Merkel, quelques options possibles. La coordination macroéconomique est notamment très urgente. Il ne tient qu’à vous de voir quelle marque vous souhaitez laisser dans l’histoire économique de votre pays et de l’Europe, même au risque d’être impopulaire à court terme dans votre pays.

Stéphane Cossé Maître de conférences à Sciences-Po Animateur de la Commission économie du MoDem

 

Par MODEM - Publié dans : Economie & emploi - Communauté : Mouvement Democrate
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PATRICK BRUCH
Tête de liste aux élections municipales 2008.
 Délégué départemental du MoDem de Seine Saint-Denis.

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