Intervenant aujourd'hui au Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, lors d'un débat consacré à la situation des
Chrétiens d'Orient, Marielle DE SARNEZ, vice-présidente du Mouvement Démocrate, a déclaré: "Le fanatisme qui prend pour cible la religion des autres est une barbarie qui doit
être dénoncée et combattue par tous les démocrates. C'est pourquoi il est si important que nous disions aujourd'hui notre solidarité avec tous ceux qui sont persécutés pour leur
foi partout dans le monde.
Les terribles attentats menés par Al-Qaïda en Irak et en Egypte et les menaces que font peser les fondamentalistes islamistes sur les Chrétiens
d'Orient ont en réalité un but: créer des tensions entre les religions, attiser les haines, monter les communautés les unes contre les autres, et provoquer un choc des
civilisations. Cette tentative de déstabilisation échouera en Europe comme elle échoue en France où toute la communauté musulmane a évidemment aussitôt condamné ces actes
barbares.
Aujourd'hui nous devons réaffirmer solennellement le droit de toutes les minorités à pratiquer librement et en sécurité leur religion partout dans
le monde, y compris chez nous en Europe. Nous devons défendre le pluralisme religieux, la tolérance et la compréhension mutuelle chez nous en Europe et partout dans le monde.
C'est pourquoi je forme le vœu que la révolution démocratique qui touche la Tunisie s'étende demain à d'autres pays pour que se diffusent les valeurs de respect, de tolérance et
de laïcité".
Intervenant aujourd'hui en session plénière du Parlement européen réuni à Strasbourg, lors d'un débat consacré à la présidence hongroise
du Conseil de l'UE, Marielle de SARNEZ, vice-présidente du Mouvement Démocrate, a déclaré : "les peuples européens connaissent une crise lourde et déstabilisante. Je crois que
c'est précisément dans ces moments-là qu'il faut revenir aux valeurs fondamentales qui fondent l'Europe.
La première de ces valeurs, c'est la lutte contre tous les nationalismes. Laissez- moi vous dire mon inquiétude quand, après avoir offert la
nationalité hongroise aux populations magyares, vous évoquez aujourd'hui la possibilité de leur donner le droit de vote, et ce en violation de toutes les conventions
internationales. La deuxième de ces valeurs européennes, c'est la défense de la démocratie et des libertés.
Or, depuis votre entrée en fonction, un certain nombre de mesures ont été prises qui sont de nature à nous inquiéter et sur lesquelles vous allez
peut-être nous répondre. Les pouvoirs de la cour constitutionnelle ont été limités. L'indépendance de la banque centrale est mise en cause, ce qui est en contradiction avec le
traité d'adhésion. Et vous faites voter une loi sur les médias qui, sous prétexte de transposer une directive européenne, s'avère en vérité une loi liberticide pour la presse,
comme l'OSCE l'a récemment démontré.
Vous expliquez que votre loi est semblable à celle d'autres Etats membres. Mais, même si certains - et je pense en particulier à mon propre pays -
ont encore des progrès à faire de toute évidence, dans quel autre pays de l'Union un média risque t-il une amende de 700'000 euros pour atteinte à la morale ?
L'affaire est maintenant dans les mains de la Commission européenne qui devra nous dire sur le fond et au-delà des seules questions juridiques si
cette loi porte atteinte à la liberté d'expression. Si c'était le cas, l'Union dispose d'instruments pour faire respecter les droits fondamentaux. C'est ce message de fermeté
que nous attendons.
De passage à Metz , Marielle de Sarnez a répondu aux questions du Républicain Lorrain sur la situation en Tunisie et la position de la
France .
Marielle de Sarnez, députée européenne et numéro 2 du MoDem était de passage à Metz, hier. Elle commente ici les évènements de Tunisie.
Que vous inspirent les événements tunisiens ?
Marielle de Sarnez : « Beaucoup de joie de voir tomber ce nouveau mur de Berlin, et en même temps, une grande perplexité. Il est surprenant de
voir à quel point la France a été complaisante avec Ben Ali, et ceci ne date pas d’hier.
Jusqu’au bout, la diplomatie française s’est trompée : en soutenant aveuglément ce régime, sans aucune contrepartie et durant des années ; en
pensant que le mouvement qui s’est levé il y a un mois n’aboutirait pas. C’est triste de voir la France passer à côté d’un tel rendez-vous avec la démocratie.
On est en droit de se poser des questions sur notre politique étrangère. A dire vrai, je pense que notre diplomatie ne va pas bien.
Voyez nos relations l’Afrique, la rupture tant attendue n’a pas eu lieu. Voyez la tentative de création d’une Union pour la Méditerranée, qui est
en passe d’échouer. Notre alignement sur les Etats-Unis, depuis que nous avons regagné le commandement intégré de l’OTAN, ne nous réussit pas.
J’espère que ce qui vient de se produire en Tunisie va remettre à leur place tout ceux qui pensent que le développement économique peut se passer
de démocratie, que la liberté n’est pas une valeur que l’on peut exporter et défendre ailleurs que chez soi. Ce discours est totalement dépassé, il est même dangereux. Prenons
exemple sur l’Allemagne : ce pays fait du business avec tous les pays du monde, à commencer par la Chine dont elle est le premier partenaire économique en Europe, ce qui ne
l’empêche pas de dire, sur les droits de l’Homme, des choses que l’on aimerait entendre plus souvent dans la bouche de nos dirigeants. Mme Merkel n’a pas tourné autour du pot le
jour où elle a reçu le Dalaï-Lama. Les grandes puissances respectent les pays qui ont une parole forte.
Les réseaux sociaux ont joué un rôle déterminant dans le soulèvement…
Effectivement et ça, c’est formidable. La vérité est qu’il n’y a plus de frontières pour la démocratie, c’est extrêmement revigorant ! Je suis
convaincue que cette révolution, car c’en est une, va créer un précédent au Maghreb, mais aussi en Egypte, en Jordanie et dans de nombreux pays. Il s’agit vraiment d’un
événement fondateur.
La Tunisie a-t-elle les moyens de réussir sa transition démocratique ?
« Je le crois, je l’espère en tout cas de toutes mes forces. On ne peut qu’espérer voir les choses s’apaiser et la situation se stabiliser. Le
pays ne manque pas d’aouts. Le peuple tunisien en est un, la jeunesse en particulier, très bien formée et parfaitement informée. L’armée me semble être aussi un élément de
stabilité. La classe politique, dans sa grande majorité, semble prête à donner naissance à un gouvernement d’union nationale.
Marielle de Sarnez, première vice-présidente du Mouvement Démocrate et responsable des Affaires étrangères au sien du Shadow Cabinet, a réagi avec
satisfaction et espoir au départ de Tunisie du président Ben Ali après plusieurs jours d'émeutes et de révoltes populaires.
« C’est l’épilogue d’une situation de confiscation des pouvoirs et des libertés, conjuguée à la crise et au chômage qui étaient devenus insupportables
aux Tunisiens.
On peut se demander d’ailleurs pourquoi un pays comme la France n’a pas donné plus tôt les signes nécessaires pour que cet étau se desserre.
Quoi qu’il en soit, les Tunisiens se sont libérés eux-mêmes au terme de journées où ils ont subi la violence de la répression et dans lesquelles on retiendra
que, pour la première fois dans l’Histoire, Internet a joué un très grand rôle.
Maintenant, il faut regarder l’avenir avec espoir en souhaitant que la démocratie s’installera et résistera aux dangers intégristes. La première étape à
laquelle tous les pays doivent désormais contribuer, c’est éviter le chaos pour que la transition démocratique s’impose. »
Marielle de Sarnez Première vice-présidente du Mouvement Démocrate.
Fadila Mehal, responsable de la Lutte contre les discriminations au sein du Shadow Cabinet, a défendu jeudi 13 janvier la Haute Autorité de Lutte contre les
Discriminations et pour l'Égalité (Halde).
Dans un communiqué de presse, elle a souligné que "la lutte contre les discriminations a encore besoin d'une autorité indépendante spécialisée" car "la France a déjà pris un trop grand retard en
matière d'égalité des citoyens devant l'emploi, le logement ou l'éducation".
"Alors qu’Eric Molinié vient à peine d’être nommé Président de la Halde, il se décide aujourd’hui la disparition de cette autorité avec la création d’un défenseur
des droits. Pourtant La Halde, sous l’impulsion de Louis Schweitzer, avait réussi à s’imposer de manière reconnue comme un acteur central dans la lutte contre les discriminations : la création du
réseau de correspondants locaux, la mise en place des testings, la notoriété réelle de l’institution ainsi que sa forte communication ont été autant d’avancées dont nul ne peut contester la
réalité.
Il est vrai aussi que beaucoup restait à faire pour ne pas désespérer les victimes de discriminations. En 2010, seuls 394 dossiers ont été examinés sur plus de 10
700 reçus et le délai de traitement des plaintes reste particulièrement long, plus de trois mois d’attente. En 2010 plus de 7 000 réclamations ont été rejetées sans aucune instruction, près de 2
000 après l’envoi d’un simple questionnaire.
Un autre point noir que la Halde n’a pas su régler, c’est le recours abusif à la médiation pour le règlement des litiges. Appliquée à la discrimination, la
médiation en matière de discrimination n’a pas l’effet dissuasif de la sanction publique, car la réussite de la médiation dépend toujours de sa confidentialité et elle apparaît donc souvent comme
un "arrangement entre amis".
Enfin, chacun reconnaît que l’autorité aurait du créer un lien beaucoup plus solide entre elle et la justice. L’accès au juge doit être garanti à toutes les
victimes et nul auteur de discrimination ne doit pouvoir régler ses dossiers que par la seule médiation. Cette possibilité ne doit être autorisée que par le juge.
Que va devenir la Halde avec la mise en place du Défenseur des droits? Si, comme le propose la loi, le défenseur a vocation à fédérer tous les organismes chargés de
la protection des droits fondamentaux, cela permettra de rationaliser et de mutualiser les ressources, de mieux accompagner les victimes, de mieux qualifier les plaintes et de les orienter
ensuite vers des pôles spécialisés.
Pour nous Mouvement démocrate , il est primordial que chaque type de discrimination soit traité de façon spécialisée : ce serait un geste politique fort que les 18
discriminations reconnues par la Halde soient traitées intrinsèquement en tant que telles, et ne soient pas diluées dans une autorité trop large aux pouvoirs mal définis.
C’est pourquoi la Halde doit continuer d’exister sous une forme ou une autre. Hier, Eric Molinié a défendu avec force la spécificité de cette autorité et nous lui
faisons confiance car il a la maîtrise du dossier et la volonté de maintenir coûte que coûte l’existence d’une autorité qui commençait à faire ses preuves et dont l’une des première spécificités
était sa démarche collégiale unique.
Prenons garde, La France a pris un trop grand retard en matière d’égalité des citoyens devant l’emploi, le logement ou l’éducation, qu’il lui faut désormais
redoubler d’efforts pour passer de l’égalité formelle à l’égalité réelle. On ne peut accepter que dans certains quartiers de nos villes, des jeunes accusent un taux de chômage de 43 pour cent
comme le rappelait le dernier bilan de l’observatoire des zones urbaines. Et il est certain que le savoir faire de la Halde et de ses commissions associées seront plus qu’utiles pour apporter des
solutions tangibles. Est-il raisonnable de tout gommer et de fondre cette collégialité irremplaçable dans un homme providentiel, fut-il défenseur de nos droits?"
Fadila Mehal
Membre du Shadow Cabinet Responsable de l'Intégration, de l’Égalité des chances et de la Lutte contre les discriminations
Jean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du Mouvement Démocrate, a dénoncé mardi 11 janvier une disposition de la loi LOPPSI-2 autorisant
"l'expulsion administrative en 48 heures de personnes logées dans des habitats hors normes", en évoquant "une attaque inacceptable contre les pauvres et les marginaux".
"Si la loi Loppsi 2 reste idéologique sur les questions de sécurité, elle est aussi porteuse d'une régression (...) sur les questions liées au logement",
dénonce-t-il dans un communiqué.
"La disposition qui autorise l'expulsion en 48 heures par le préfet, sans décision judiciaire, des personnes logées dans des habitats dits hors normes (tente,
caravane, yourte...) caractérise l'inquiétante tendance à se priver de la justice et du droit pour ne mettre en exergue que l'arbitrage et les effets de manches!", fait valoir Jean-Luc
Bennahmias.
"Alors que la folle flambée des prix du logement se généralise et pulvérise année après année tous les records, le gouvernement profite d'une vaste loi, tout
aussi fourre-tout que répétitive, pour mettre à l'index toutes les formes d'habitat alternatif choisi ou non choisi", constate l'élu du Mouvement Démocrate. "Une nouvelle fois, les individus
les plus fragiles ou ceux qui choisissent délibérément une option différente en seront pour leur frais", dit-il, en dénonçant des "responsables politiques qui ne supportent plus la
différence".
Yann Wehrling, porte-parole du Mouvement Démocrate et membre du Shadow Cabinet, s'est exprimé mardi 11 janvier sur les évènements qui se déroulent
actuellement en Tunisie, lors d'une conférence de presse.
"Ce qui se passe aujourd'hui en Tunisie est un mouvement de rue, celui d'une jeunesse qui n'a pas d'avenir", a-t-il estimé. "Il ne s'agit pas encore d'une révolution mais le cri de la rue est
bien plus fort qu'une simple révolte".
"La réponse du Gouvernement tunisien et du président Ben Ali est la pire que des dirigeants puissent adresser dans une telle situation. La répression est à l'œuvre,
dissimulée par le Président qui étouffe, par une série de discours, la réalité. Cet étouffement est cautionné par notre propre gouvernement qui tient des propos qui ne sont pas ceux que l'on
devrait tenir en pareille circonstance.
Notre intérêt, l'intérêt de la Méditerranée, l'intérêt de tous les pays lorsqu'une démocratie peut se mettre en mouvement, est de l'appuyer et de la soutenir. La
Tunisie est mûre pour devenir une démocratie exemplaire qui rayonne sur toute l'Afrique du Nord. Sans démocratie, il n'y a pas de développement et la corruption gangrène la société.
Nous ne pouvons pas faire la sourde oreille, nous ne pouvons pas nier la dictature et nous pouvons encore moins cautionner le maintien de l'ordre par les balles.
Nous exprimer n’est pas faire preuve d’ingérence. Il s’agit d’envoyer un message à une population qui souhaite développer la démocratie et attend pour cela le soutien de la France. Arrêtons
l’excuse de la menace islamiste.
Les revendications du peuple tunisien sont légitimes et doivent être entendues."
Bienvenue sur le blog Gagny en mouvement, site d'actualité politique locale, animé par l'équipe du MoDem Gagny.
PATRICK BRUCH
Tête de liste aux élections municipales 2008.
Délégué départemental du MoDem de Seine Saint-Denis.
Démocrates !
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