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CAMPAGNE BAYROU 2012

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Agenda

30/01/2012
 
 

Robert Rochefort invité

 de Sud Radio à 17h30

30/01/2012
 

François Bayrou à Clermont Ferrand, à 18h30 dans la

 Grande Halle d’Auvergne

de Cournon

30/01/2012

 

 

Marielle de Sarnez invitée de

Soir 3, à 22h40

 

Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 10:02

 

François Bayrou

Ecouter le podcast

François Bayrou était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV, mercredi 30 mars.

Le président du Mouvement Démocrate a notamment appelé à un rassemblement des centristes en vue de l'élection présidentielle. Il est aussi revenu sur le coût de l'énergie, les résultat des cantonales et la situation en Libye.

Il s'est aussi exprimé sur le rassemblement du centre, appelant à ce qu'il se fasse en refusant "toute confusion avec l'UMP". Cela implique pour la présidentielle de 2012 de n'avoir "qu'un seul courant politique", "un seul candidat" et en refusant "toute confusion avec l'UMP".

"Il n'y aura pas de candidature sérieuse au centre tant qu'il y aura cet espèce d'éclatement auquel on assiste", a-t-il déclaré. "Si ce grand courant démocratique-là veut compter au premier rang dans cette élection et veut changer le pouvoir ensuite, il faut évidement que tous ceux qui s'y reconnaissent acceptent de travailler ensemble", a-t-il poursuivi.

Que ce soit Dominique de Villepin (République solidaire), Jean-Louis Borloo (Parti radical) ou Hervé Morin (Nouveau Centre), tous doivent accepter "l'idée qu'ils forment un seul courant politique, que ce courant politique devra avoir un seul candidat et qu'il refuse toute confusion avec l'UMP", a souligné le président du Mouvement démocrate.

"Si on ne dit pas avec clarté que c'est un courant différent, distinct, qui n'a aucune espèce de compromission" avec l'UMP "on ne dit rien. Si l'on ne fait pas cette distinction c'est une fumisterie", a-t-il insisté. "On ne peut pas à la fois être dans le parti qui a la majorité aujourd'hui et prétendre proposer aux Français une alternance".

François Bayrou a affirmé n'avoir "aucun doute que dans les semaines et les mois qui viennent, cette démarche de rassemblement va devoir s'imposer". "Je ferai tout ce qu'il faut et je ne ménagerai pas mes forces" pour y parvenir, a-t-il assuré.

Par Modem - Publié dans : Divers - Communauté : Mouvement Democrate
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Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 13:24

Nous reproduisons cet article, co-signé par notre vice-président: Jean-Luc Bennahmias et publié dans le Monde du 25 mars, pour son grand intérêt

LEMONDE.FR | 25.03.11

A la fin de la seconde guerre mondiale, lors de la création de l’Organisation des Nations unies, les vainqueurs (Royaume-Uni, Etats-Unis et URSS – la France absente à Yalta étant momentanément disqualifiée) ont accepté pour des raisons de tensions géopolitiques et de guerre froide, l’idée d’ôter à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la compétence en matière sanitaire nucléaire. Ainsi une convention lie deux organismes : l’OMS et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et stipule que l’OMS se reconnaît incompétente dès lors qu’il s’agit de problèmes sanitaires liés à des radiations nucléaires, que l’origine en soit civile ou militaire.

Depuis vingt-cinq ans, toutes celles et tous ceux qui, convaincus du danger nucléaire, suivent les sinistres conséquences de Tchernobyl voient s’organiser le mensonge, l’occultation des faits, la dénégation de la réalité pour protéger la filière nucléaire quel qu’en soit le prix. De quelques morts à quelques milliers de morts – on parle de vingt-cinq mille morts aujourd’hui – les chiffres officiels des conséquences de l’accident ont toujours été minimisés. 

Pour colmater la centrale et construire l’enceinte de confinement en béton, il a fallu sacrifier quelques six cent mille hommes, militaires, pompiers, travailleurs du nucléaire, ne pouvant circuler sur le chantier que quelques minutes, souvent fatales. Par manque de transparence démocratique, le suivi du destin des ces liquidateurs n’a pas été facilité par la disparition de l’URSS et par la nature des régimes autoritaires, pour ne pas dire dictatoriaux, comme la Biélorussie.

Néanmoins, dans la perspective de défendre leurs droits, leur indemnisation et leur prise en charge sanitaire, les liquidateurs se sont constitués en associations dans chaque territoire de l’empire soviétique d’où ils étaient originaires. Mille, deux mille membres dans chaque grande ville, voilà les adhérents des premiers temps que comptait chaque association locale. Beaucoup de ces héros sont morts et dans certaines villes les associations comptent plus de veuves que de membres ; les survivants sont atteints de très nombreux problèmes de santé du fait de l’effondrement ou de l’extrême fragilisation de leur système immunitaire. Pourtant, leur sort, a été caché, au nom de la filière…

Jamais en vingt-cinq ans nous n’aurons eu une idée concrète des niveaux de radiation effectifs, des conséquences sanitaires concrètes pour les populations, si ce n’est des bribes, par nos contacts directs, par nos échanges avec les associations qui gèrent l’accueil des victimes, car l’AIEA s’est bien gardée de proposer un quelconque dispositif de suivi.

« Les gens sérieux sont pour le nucléaire », entend-on communément dire. Comment expliquer que ces gens sérieux sont ceux qui, de manière absurde, nous font courir le risque de devoir quitter un jour leur pays devenu inhabitable ? C’est bien ce qui se passe au Japon.

OCCULTATION DE LA VÉRITÉ

Aujourd’hui, la situation au Japon nécessite un dispositif de suivi mondial, enfin transparent. Nous avions craint l’hypothèse des millions d’urbains piégés dans une zone irradiée et indéménageable. Et déjà des voix en provenance des organismes en partie liées à la filière, nous expliquent que les niveaux de radiation seraient « acceptables », alors même que nous ne savons ni leur niveau actuel – à moins qu’ils ne nous les cachent – et encore moins les évolutions à venir.

Nous y sommes. Organiser la vérité suppose dans un premier temps d’ôter à l’AIEA, ce droit à occultation de la vérité. Il y aura un avant et un après Fukushima. Le débat n’est plus « faut-il sortir du nucléaire ? », le débat est désormais « comment le fait-on et à quel rythme ? »

On parle d’économie, de finances…, mais ceux-là même qui disaient ce type de catastrophe impossible, vont-ils nous expliquer comment évacuer des millions d’habitants ? Ceux-là vont-ils nous dire quelle économie va demeurer si la zone est radioactive ?

Les impacts sanitaires et socio-économiques qui s’annoncent vont déjouer toutes les prévisions. L’humanité doit se protéger. Et si indécence il y a ces jours-ci, c’est bien l’indécence de celles et ceux qui veulent travestir la réalité, à tout prix. La première chose que tout responsable politique vraiment sérieux doit revendiquer, est la mise en place juridique et concrète d’un dispositif international, organisant le droit à la vérité sur le nucléaire et sur tous les risques que la filière fait encourir à l’humanité.


Jean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du Modem ;

François de Rugy, député Europe Ecologie-Les Verts ;

Guy Hascoët, ancien secrétaire d’Etat ;

Yannick Jadot, député européen Europe Ecologie-Les Verts.

Jean-Luc Bennahmias, François de Rugy, Guy Hascoët, Yannick Jadot

Par Ecologie et démocratie - Publié dans : Développement durable - Communauté : Mouvement Democrate
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Lundi 28 mars 2011 1 28 /03 /Mars /2011 13:24

 

 
28 mars 2011 Elections cantonales

Au lendemain de ce scrutin, François Bayrou et le Mouvement Démocrate expriment leur satisfaction de voir nettement progresser le nombre de nos nouveaux conseillers généraux.

Ils sont désormais 32, contre 12 sortants.

A l'occasion des élections cantonales, le Mouvement Démocrate a investi ou soutenu près de 400 candidats à travers toute la France. Ceux-ci ont obtenu un score moyen de 13,87 pour cent des voix au premier tour. Sur les 70 qualifiés au second tour, près de la moitié a été élue.

Nous tenons à féliciter ces femmes et ces hommes, porteurs de renouvellement, qui ont - quel que soit le score obtenu - fait preuve de courage et montré leurs compétences, dans un scrutin difficile pour une jeune formation politique comme la nôtre. Nos remerciements vont également aux milliers d'adhérents et de sympathisants qui se sont mobilisés sur le terrain à cette occasion.

Notre volonté a été de respecter le sens de cette élection en adressant un message local aux citoyens et en se concentrant sur des projets qui répondaient à leurs préoccupations quotidiennes.

Ces résultats favorables valident notre choix de respecter les réalités locales et de soutenir des candidats à la fois ancrés et prometteurs, tout en faisant émerger progressivement dans tous les territoires une nouvelle génération politique, au-delà des traditionnels clivages partisans.

Ce scrutin conforte également l’indépendance du Mouvement Démocrate. Sur les 70 candidats qui ont porté haut notre voix au second tour, une trentaine fut opposée à des candidats socialistes, une dizaine face à l'UMP, une dizaine face à des DVD, une dizaine face à des DVG, 4 contre le FN et 3 contre EELV.

Cette progression en nombre d'élus du Mouvement Démocrate nous incite à poursuivre sur le chemin de la liberté d'action et de proposition, que nous revendiquons et que les Français reconnaissent comme la seule alternative crédible.

Nous persistons à dénoncer le mode de calcul trompeur utilisé par le ministère de l’Intérieur, qui consiste à rapporter nos voix à l’ensemble des 2 026 cantons renouvelables, tandis que nous avons choisi de n’investir des candidats que dans 400 cantons.

 
 
 


A Gagny Patrick Bruch ayant, pour des raisons personnelles, retiré sa candidature le MoDem n'était pas présent à cette élection.

 

Le résultat:

 

Monsieur Michel Teulet réélu avec  4273 voix contre  3642 voix à Madame Ginette Contrastin.

 
 


Pour mémoire le nombre d'inscrits sur les listes à Gagny est de 21902 électeurs.

Le nombre de votants 8343 (dont 428 Bulletins et enveloppes annulés.)

 

 

Par Gagny en mouvement - Publié dans : Elections - Communauté : Mouvement Democrate
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Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 10:34

 

 
25 mars 2011 Jean-Luc Bennahmias

"Pendant qu'au Japon le taux de radioactivité s'accumule, que nous apprenons tous les jours qu'un ou l'autre des réacteurs continue de poser de gros problèmes, les européens ont le droit d'attendre une évaluation précise des risques et de leurs responsables politiques, de la franchise", a estimé Jean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du MoDem, dans un communiqué publié vendredi 25 mars.

"Devinez une nouvelle fois où le bât blesse? Du coté français bien tristement", a-t-il dénoncé.

"Car si l'Union européenne a pris de bonnes décisions, à savoir, mener un audit via une autorité indépendante et lancer l'idée des stress tests, on voit que notre gouvernement français, et tout particulièrement son ministre de l'énergie M.Besson, refuse toute expertise européenne indépendante dans laquelle se retrouveraient des experts du nucléaire et des associations européennes de défense de l'environnement- arguant du fait que les autorités françaises sont assez expertes", poursuit l'eurodéputé.

"En gros : une expertise européenne, oui, mais pour les autres ! Bravo ! Ce n'est pas ça l'indépendance, ce n'est pas cela la transparence ! C'est une nouvelle fois de l'arrogance. Une arrogance coupable, une arrogance qui exaspère et qui de fait nous décrédibilise en la matière totalement sur la scène européenne et mondiale", a ajouté Jean-Luc Bennahmias.

"Avec 143 réacteurs européens qui produisent 30 pour cent de l'électricité en Europe, Il nous faut renforcer sans tergiverser nos normes communes et tirer "collectivement" tous les enseignements. Un minima en pareil circonstance. Mais c'était à l'évidence trop demander pour la France qui refuse de savoir si nos centrales peuvent résister à des phénomènes naturels exceptionnels comme à des opérations malveillantes ou terroristes. Se replier, se gargariser, une fois de plus, que nous sommes les champions du monde aura les effets exactement inverses aux buts poursuivis. Aujourd'hui c'est le secret qui engendre l'angoisse. En ce sens le comportement de la France et de M.Besson à Bruxelles est désastreux! C'est même une caricature de ce qu'il ne fallait pas faire", a-t-il conclu.

 

Par MoDem - Publié dans : Développement durable - Communauté : Mouvement Democrate
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Samedi 26 mars 2011 6 26 /03 /Mars /2011 08:29

 

Jean Royer est décédé hier à l'âge de 90 ans. Ce fut le maire de Tours de l'aprés guerre, c'est lui qui a transformé, redessiné cette ville dont la partie nord était détruite aprés les bombardements de la seconde guerre mondiale.

Contre vents et marées il a tenu bon, il a dynamisé ses équipes.

 

Alors enfant , je me souviens de ce jour de juin 1958, où sur une estrade au milieu de la place de l'hôtel de ville, il avait reçu en compagnie de Michel Debré, alors député de la circonscription mais pas encore le père de la constitution, le Général de Gaulle.

Cette image je la garde au fond de ma mémoire à jamais.

 

Homme intègre, il géra la ville avec comme moteur l'intéret général, grand défenseur du petit commerce. Il fut raillé pour ses positions trés puritaines, mais c'était à Tours...

 

Amis si vous passez par Tours, tout  ce que vous voyez c'est à lui que vous le devez.

 

Bien que de partis politique différents Jean Royer et Michel Crépaud respectivement maires de Tours et de La Rochelle sont des exemples pour tous ceux qui dirigent ou souhaitent gérer une commune, ils laissent derrière eux des villes où il fait bon vivre.

 

 

Par Patrick Bruch - Publié dans : Actualités
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Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 13:06

Le Centre "en ordre de bataille à l'automne"

Enfin, "Questions d'info" vu l'occasion d'aborder la situation du Centre dans l'échiquier politique français. Pour François Bayrou, le Centre sera "en ordre de bataille à l'automne" dans la perspective de la présidentielle de 2012.

Le député des Pyrénées-Atlantiques a adressé un message aux centristes de l'UMP: "Si vraiment vous avez compris qu'il faut se détacher en profondeur de ce que vous avez fait pendant des années, alors nous avons à travailler ensemble et nous avons un jour ou l'autre à retrouver une solidité, une indépendance, une liberté dont nous avons permis l'exercice, parce que nous, MoDem, nous avons la liberté politique et l'indépendance y compris financière, qui seules peuvent permettre d'avoir une démarche authentique", a-t-il dit.

"Pour ceux qui sont de bonne foi, nous avons à travailler ensemble pour qu'il y ait en France un courant au centre, indépendant, à vocation majoritaire, pas un courant du centre qui dise: nous ne pouvons être alliés qu'avec l'UMP ", a-t-il poursuivi. Qualifiant "cette échéance", d'"heureuse", M. Bayrou a jugé "formidable qu'on en soit là". "Tout d'un coup, on voit une séparation (dans l'opinion) extrêmement forte de la manière dont le pouvoir est exercé en France dans ses orientations et dans son style".

François Bayrou s'est montré optimiste sur l'émergence d'un "centre indépendant". "Ca va se faire", a-t-il affirmé. Invité à dire quand les centristes seraient en ordre de bataille, il a répondu: "nous serrons en ordre de bataille à l'automne". "L'automne, ça va du 21 septembre au 21 décembre", a-t-il précisé. "Des recompositions auront lieu et c'est une bonne chose", a conclu le président du MoDem.

 

 

Par Gagny en mouvement - Publié dans : Actualités - Communauté : Mouvement Democrate
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Mardi 22 mars 2011 2 22 /03 /Mars /2011 22:11

 

22 mars 2011

François Bayrou: "Faisons émerger les institutions internationales de la juste ingérence!"

Découvrez son discours !

Monsieur le Président,
Monsieur le Premier ministre,
Monsieur le ministre des Affaires étrangères,
Mesdames et messieurs les députés,

C’est un débat très important. Pourtant c’est un débat incomplet et je veux le dire d’emblée : si nous étions logiques, si nous étions une démocratie de plein exercice, il aurait dû être sanctionné par un vote comme en Grande-Bretagne, comme en Espagne, comme Michel Rocard le fit au moment de l’intervention en Irak en 1991 engageant la responsabilité de son gouvernement. Rien dans nos institutions ne s’y oppose.

Cela étant, que devons-nous dire pour y voir clair et dégager une ligne d’action pour la France ?

Première affirmation : l’action diplomatique de la France a été bien conduite. La France a été à l’initiative, elle a pu obtenir une résolution, une résolution qui, pour une fois, disait quelque chose de précis, sur la menace que Kadhafi faisait peser sur son peuple, sur la zone d’exclusion aérienne, sur la défense de Benghazi. Nous sommes allés assez vite pour intervenir avant que les troupes de Kadhafi n’atteignent Benghazi, ce qui aurait créé l’irrémédiable.

Ce faisant la France a retrouvé un rôle, une capacité, une mobilité, conforme à son statut de puissance diplomatique. Il faut le mettre au crédit du Président de la République, du gouvernement, du ministre des Affaires étrangères.

Point positif : nous avons conduit cette action avec la Grande-Bretagne. Mais le point faible, très faible : nous n’avons pas réussi à convaincre en Europe, au sein même de l’Union européenne, et tant que ce sera France ou Europe, quelque chose d’essentiel, de précieux, nous manquera et manquera au monde.

Danger : aujourd’hui, nous devons en être conscients, la division internationale monte : critiques de la Russie, de la Chine, du Brésil, de la Turquie, de l’Inde, réserves de la ligue arabe, refus de l’Union africaine, réticences de l’Allemagne. Sur une carte physique et sur une carte politique du monde, cela fait beaucoup. Il faut donc nécessairement poursuivre et amplifier l’action diplomatique, et d’abord, en priorité, parler avec la Ligue arabe.

Situation militaire maintenant. L’action de nos armes a été décisive pour stopper la vendetta de Kadhafi. Nos avions, nos armements ont atteint ce but premier. Et avec l’aide des armes lourdes des autres membres de la coalition, une situation de domination militaire a été créée. Personne n’en doutait. Encore fallait-il le faire : il faut donc saluer nos forces armées et leur commandement.

Mais nous avons exclu, à juste titre, et la résolution exclut formellement toute intervention terrestre et toute intervention aérienne offensive. Nous pouvons continuer à brouiller les signaux, détruire les radars. Mais Clemenceau l’a dit une fois pour toutes : « on peut tout faire avec une baïonnette sauf s’asseoir dessus. ». La vraie question de l’issue, elle est donc maintenant de savoir comment le peuple libyen va se dresser contre son dictateur, comment nous l’y aidons, quels sont nos rapports avec cette résistance que nous avons reconnue avec panache, comme jadis la France libre fut reconnue par Londres, et comment nous évitons l’engrenage de la guerre civile qui durerait des mois et l’enlisement qui va avec.

Nous avons une lourde question autour du commandement. Nous avons exclu l’intervention de l’OTAN, autrement que subsidiaire. Au passage : alors pourquoi nous sommes-nous précipités avec une telle légèreté dans le commandement intégré ? Qu’allons-nous faire ? Reculer, ou bâtir une espèce de compromis de commandement de coalition. C’est dangereux. Une coalition, c’est difficile à commander, mais une coalition qui n’a pas de commandement, cela devient carrément un pari impossible, une gageure.

Enfin une question décisive, d’actualité en même temps que de long terme. Nous avons choisi d’assumer le droit et même le devoir d’ingérence. Nous sommes intervenus en Libye. Mais qu’allons-nous faire en Syrie ? Qu’allons-nous faire à Bahreïn ? Qu’allons-nous faire au Yémen ? C’est tout le monde arabe qui bouge traversé de forces dont les unes sont positives et encourageantes, l’aspiration à la liberté, la lutte contre la corruption. Et les autres dangereuses et noires : le fondamentalisme, l’affrontement souterrain et séculaire entre Chiites et Sunnites. D’autres régions du monde connaîtront des mouvements semblables. Or les institutions de ce devoir d’ingérence sont faibles, peu reconnues, ou méconnues.

Ces éléments permettent de tracer une ligne de conduite. Pour la Libye, il faut régler la question du commandement, soutenir efficacement la résistance intérieure, ne pas nous laisser entraîner à des interventions directes, même secrètes, et pour le monde, faire émerger les institutions internationales de la juste ingérence.

Nous avons pris le risque d’être audacieux, et c’est un risque juste. Nous sommes condamnés maintenant à aller plus loin et à devenir une force de proposition pour que change le monde.

Par MoDem - Publié dans : Actualités - Communauté : Mouvement Democrate
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PATRICK BRUCH
Tête de liste aux élections municipales 2008.
 Délégué départemental du MoDem de Seine Saint-Denis.

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