Syndication

  • Flux RSS des articles

CAMPAGNE BAYROU 2012

referencement , Annuaire RSS

 

Agenda

30/01/2012
 
 

Robert Rochefort invité

 de Sud Radio à 17h30

30/01/2012
 

François Bayrou à Clermont Ferrand, à 18h30 dans la

 Grande Halle d’Auvergne

de Cournon

30/01/2012

 

 

Marielle de Sarnez invitée de

Soir 3, à 22h40

 

Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 14:01

 

 
13 avril 2011 François Bayrou

François Bayrou était l'invité de Michel Cardoze, sur Sud Radio, mercredi 13 avril.

Le président du Mouvement Démocrate a qualifié "les tentatives" de Jean-Louis Borloo de "fausse-monnaie" et défendu pour sa part "l'idée d'un Centre indépendant, qui vise à un véritable changement".

Pour lui, "les électeurs ne s'y trompent pas : ils attendent des choses absolument certaines et choisissent ce qui est vrai".

"Il suffit de regarder les années qui viennent de s'écouler, Jean-Louis Borloo était un des piliers du Gouvernement, il en était le numéro 2. Pendant neuf ans, il n'a jamais exprimé une seule réserve sur les décisions incroyables et injustes qui étaient prises, tel le bouclier fiscal, la privatisation des autoroutes, l'affaire Tapie", a poursuivi François Bayrou. "Sa tentative actuelle pose donc une question d'authenticité et de crédibilité".

"Le courant que je représente, s'il était au pouvoir, n'aurait pas permis ces choses. Pour le futur, nous devons changer la manière dont on gouverne la France, dont on associe les sensibilités diverses, dont on fait qu'au fond chaque Français se retrouvera dans l'estime qu'il porte au pouvoir, dans son honnêteté. Ce ne sera pas un pouvoir qui favorisera les uns au détriment des autres, ce sera un pouvoir qui permettra à la France de traverser les temps difficiles qui nous attendent", a-t-il conclu.


Par MoDem - Publié dans : Actualités - Communauté : Mouvement Democrate
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 09:59
12 avril 2011 Yann Wehrling

Le porte-parole du MoDem, Yann Wehrling, a exprimé mardi des doutes sur la "sincérité" de la démarche du radical Jean-Louis Borloo, qui a fait jeudi dernier un pas vers une candidature à la présidentielle, en évoquant un possible accord avec l'Élysée.

"C'est une opération d'une extrême ambiguïté", a estimé M. Wehrling lors du point presse hebdomadaire du MoDem après l'annonce du départ de l'UMP de Jean-Louis Borloo, assortie d'un pas vers une candidature pour représenter le centre en 2012.

"Il y a une sorte d'effet d'aubaine à vouloir envisager une candidature au moment où le président de la République n'est pas en grande forme dans les intentions de votes, alors que quand tout allait bien et qu'il était ministre, il n'avait aucun reproche à formuler sur la politique menée", a-t-il estimé.

"On peut avoir un doute sur la sincérité de la démarche de la personne et on peut également s'interroger sur la sincérité des appareils politiques et l'état de manipulation dans laquelle nous sommes par rapport à cette opération", a-t-il ajouté.

"Y-a-t-il aujourd'hui une volonté de l'Élysée d'approuver cette démarche ou pas ? On est dans le flou, l'incertitude, cette démarche n'est pas claire", a-t-il lancé en référence à ceux qui évoquent une répartition concertée des rôles entre une UMP droitisée et un candidat centriste, pour élargir la base électorale de la majorité.

"On peut ainsi s'étonner de voir un ministre en exercice prendre position pour un candidat qui n'est pas le président de la République, comme l'a fait le ministre de la Ville, Maurice Leroy" (NC) en apportant son soutien à Jean-Louis Borloo: "Il y a là quelque chose qui est de l'ordre de l'entente au plus haut sommet", a affirmé Yann Wehrling.

Selon celui-ci, les électeurs "souhaitent une autre politique, une vraie alternance" et "ces opérations de dispersion, de dilution, de brouillage ne sont pas très respectueuses à leur égard".

"Dominique de Villepin est aussi dans une logique de reconduction de la majorité sortante", a également estimé le porte-parole du MoDem. "Simplement il pense qu'il l'incarnera mieux que Nicolas Sarkozy".

Au même moment, on apprenait que Jean-Louis Borloo assistait à la réunion hebdomadaire du groupe UMP et applaudissait l'appel à l'unité de François Fillon.

Par MoDem - Publié dans : Actualités - Communauté : Mouvement Democrate
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 13:07
 
 
11 avril 2011
 
François Bayrou sur le plateau de Soir 3

Le président du Mouvement démocrate François Bayrou a estimé dimanche soir que la démarche de Jean-Louis Borloo "manquait de crédibilité" et que cette opération visait à "ramener le centre dans la majorité". "C'est une opération qui vise à ramener le centre dans la majorité, vers Nicolas Sarkozy", a déclaré le président du Modem sur France 3.

François Bayrou réagissait ainsi pour la première fois à l'annonce de l'ancien numéro deux du gouvernement, Jean-Louis Borloo, qu'il quittait l'UMP et était "prêt" à représenter le centre à l'élection présidentielle.

"C'est une opération qui vise à faire croire que le centre ne peut exister que d'un seul côté de l'échiquier, à droite", a ajouté François Bayrou.

"Cela manque de crédibilité, a-t-il insisté. Il suffit de regarder le pedigree de celui qui la propose (l'opération): Jean-Louis Borloo a été ministre sans interruption de Jacques Chirac pendant cinq ans et puis ministre sans interruption, et même numéro deux du gouvernement, tout au long des quatre années qui viennent de s'écouler". "Jamais en neuf ans, il n'a trouvé une réserve à exprimer", a-t-il poursuivi. "Venir dire aujourd'hui qu'il faut battre Nicolas Sarkozy, cela manque de crédibilité et d'indépendance", a-t-il insisté.

A propos d'un sondage Ifop qui le donne au coude à coude avec Jean-Louis Borloo parmi les personnalités qui incarnent le mieux les valeurs du centre, François Bayrou a remarqué que "lorsque la question est posée aux électeurs du centre, il y a deux fois plus d'intentions de vote pour Bayrou que pour Borloo".

Alors qu'on lui demandait s'il serait candidat en 2012, François Bayrou a répondu: "je mènerai ce combat et je défendrai cette proposition d'un centre pas verrouillé, pas pris en otage à l'intérieur d'une alliance quelle qu'elle soit". "Je ne participerai à aucune combinaison qui viserait à enlever à cette famille politique son indépendance et sa capacité à proposer une alternance", a-t-il ajouté. "Nous avons trois guerres sur les bras (...) les chiffres du commerce extérieur sont les plus graves qu'ils n'ont jamais été, nous avons une démoralisation du pays comme jamais (...) tout ceci ne se règlera pas par des combinaisons et des manœuvres".

A propos de Nicolas Hulot, qui devrait annoncer sa candidature en milieu de semaine, François Bayrou a déclaré: "au fond de moi, je pense que nous pourrions travailler ensemble", reconnaissant avoir des contacts avec lui "comme avec beaucoup d'autres écologistes", dont Eva Joly. "Il n'y aura pas de reconstruction du pays dirigée par une seule sensibilité", a-t-il dit.

 

Par Gagny en mouvement - Publié dans : Actualités - Communauté : Mouvement Democrate
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 7 avril 2011 4 07 /04 /Avr /2011 11:17

6 avril 2011

 François Bayrou

François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, a accordé une longue interview au journal Le Figaro, publié le jeudi 7 avril.

Il y critique le projet du PS et plaide pour "un changement profond à la présidentielle". Selon lui, seul le Centre est en mesure de l'incarner.

LE FIGARO - Approuvez-vous l'action de la France en Côte d'Ivoire ?

François BAYROU. - Si la reddition de Gbagbo intervient à temps, l'action de la France aura été décisive. Cette guerre civile, Gbagbo en est responsable. Alassane Ouattara a été patient. La France et les Nations unies l'ont accompagné dans sa patience. Quand il n'y a plus rien eu à tenter, l'intervention internationale a permis de rétablir l'ordre légitime et la légalité. Reste à faire émerger de cet immense gâchis la réconciliation, la paix et la prospérité.

Dans quel état politique est la France aujourd'hui ?

FB: Jamais je n'ai ressenti une telle ambiance de décomposition et de division du pays. Cela place les acteurs politiques devant leurs responsabilités.

Comment y répondre ?

FB: Rassembler, donner du sens. Mais d'abord, la vie politique doit être assainie. Il faut effacer les soupçons que font peser toutes ces affaires obscures, comme l'affaire Tapie, les financements opaques, les cumuls de toute nature, la manipulation des sondages...

Que vous inspirent les derniers développements de l'affaire Tapie ?

FB: Nous n'étions pas nombreux, au début, à dénoncer envers et contre tous une affaire d'État, une spoliation de l'argent public, par centaines de millions d'euros. Aujourd'hui, chaque jour qui passe apporte des preuves supplémentaires. J'ai la conviction que l'un des enjeux de 2012 sera de faire la lumière sur ces affaires, qu'on respire enfin.

Comprenez-vous la colère qui s'est exprimée dans le vote FN ?

FB: Quand j'ai écrit Abus de pouvoir, je savais ce que je traduisais. La politique est devenue fausse monnaie. Les mots servent à cacher les choses. Les buts véritables ne sont jamais avoués. La vraie vie est niée - on l'a vu sur le prix du gaz ou de l'électricité - et les valeurs qui font vivre les gens aussi. Les Français enragent d'entendre leurs gouvernants leur décrire un pays qui n'est pas le leur.

Ne craignez-vous pas un 21 avril bis ou un 21 avril à l'envers ?

FB: Non. Ce sont les Français qui choisissent les candidats du second tour.

Face à la montée des extrêmes, le centre a-t-il encore un espace ?

FB: Plus que jamais. Car le vote extrémiste est non seulement un danger moral pour le pays mais une impasse politique. Le Front national au second tour, c'est la garantie absolue de la victoire pour l'UMP ou le PS. Nous sommes les seuls à pouvoir proposer un changement véritable, un nouvel ordre politique, sans impasse et sans risque.

Accepteriez-vous de participer à une confédération des centres avec Jean-Louis Borloo, Jean Arthuis ou Hervé Morin ?

FB: Pour que le centre trouve sa force, il y a trois conditions : reconnaître que le centre est indépendant de la droite et de la gauche, que son projet est différent, et donc sortir de la dépendance politique et financière à l'égard de l'UMP ; revendiquer une vocation majoritaire et donc s'élargir vers des sensibilités nouvelles, accepter le dialogue avec tous les républicains ; tourner la page des divisions et accepter le principe «un candidat et un seul en 2012». Au bout du compte, cela revient à une question : voulez-vous vraiment le changement ou, au fond, souhaitez-vous que le pouvoir en place l'emporte pour cinq ans de plus ?

Serez-vous candidat en 2012 ?

FB: Mon action n'a qu'un but : obtenir un changement profond pour le pays qui ne peut se décider qu'à la présidentielle. Pour cela, j'ai refusé toute complaisance, toute proposition, toute compromission avec le pouvoir. Il fallait ces années de lutte et d'intransigeance pour que, le jour venu, les électeurs sachent qu'ils ne seront pas trahis.

Quelles seront vos priorités ?

FB: Nous devons donner au pays un projet qui le rassemble. Non pas un projet de parti, mais un projet de pays. Ce projet doit être soutenable dans le temps, ce qui exige les équilibres financiers et budgétaires. Il doit permettre à la France de retrouver la production sur son sol, et donc les emplois qui vont avec. Il proposera un grand contrat éducatif qui est la seule clé pour l'avenir. Il définira des institutions qui permettront de changer pas seulement de pouvoir, mais le pouvoir. Séparation des pouvoirs, loi électorale juste, représentation de tous les courants, par un système à l'allemande par exemple.

Est-ce à dire que vous acceptez l'élection de députés du FN ?

FB: Oui, bien sûr. Il est absolument anormal que des forces qui ont atteint ces dernières années 15 à 20 pour cent des suffrages - nous-mêmes, les écolos ou le FN - n'aient pas de représentation à l'Assemblée. Quant au Front national, il vaut mieux le combattre face à face.

Le projet du PS vous paraît-il s'inscrire dans ce changement que vous appelez ?

FB: Il y a dans ce texte des idées que j'approuve et défends, notamment sur l'investissement des entreprises ou les institutions. Mais je suis en profond désaccord sur deux points : tous les problèmes du pays sont renvoyés à la dépense publique - allocation pour tous les jeunes, emplois d'avenir, recrutements publics, recours à l'impôt pour de nouvelles dépenses. J'ai l'impression de retrouver le jugement de Frédéric Bastiat : «La grande fiction qui fait que tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde.» Et ensuite, ce qui manque, c'est la vision d'un pays actif, volontaire, qui préfère que les gens s'en tirent par eux-mêmes, qui choisit de mobiliser ses forces propres : la création, l'innovation, la recherche. L'avenir du pays ne peut pas être l'assistance généralisée.

Martine Aubry semble favorable à une sortie du nucléaire. Et vous ?

FB: Ce qui se passe au Japon remet en cause l'idée avec laquelle nous vivions d'un nucléaire sûr. Cela oblige à des épreuves de sécurité immédiate pour les centrales existantes, et à des choix sérieux, de long terme, d'économies d'énergie, de soutien aux énergies de substitution non émettrices de CO2 et d'investissements lourds sur la recherche.

Silvio Berlusconi a décidé d'accorder des laissez-passer aux clandestins de Lampedusa…

FB: C'est notre faute. Nous avons été irresponsables de laisser l'Italie toute seule face à un problème de cet ordre, alors qu'il fallait une réponse européenne. Avec cette politique du chacun pour soi, nous voulions laisser l'Italie seule face aux difficultés, maintenant l'Italie nous envoie ces pauvres gens. C'est nul !

 

Par MoDem - Publié dans : Actualités - Communauté : Mouvement Democrate
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 13:07

 

 
31 mars 2011

Invité de France Info jeudi 31 mars, François Bayrou est revenu sur les dissensions au sein de la majorité au sujet du débat sur l'islam.

En annonçant qu'il ne participerait pas au débat, le Premier ministre vient de "désavouer publiquement et de manière extrêmement forte les organisateurs du débat", a expliqué le président du Mouvement Démocrate.

Pour François Bayrou, les Français ne voient pas, avec Nicolas Sarkozy, "ce qu’ils attendaient, ce qu’on leur avait promis".

"On vient de vivre deux évènements importants et inédits, sans précédent dans la vie politique française", expose François Bayrou. "Hier les responsables de toutes les religions du pays ont dit : ’Il ne faut pas que ce débat continue de cette manière là, il est dangereux pour la société française’. Et le Premier ministre, chef de la majorité, vient de désavouer publiquement et de manière extrêmement forte les organisateurs du débat. Ces deux évènements devraient faire réfléchir ceux qui ont pris l’initiative de cette campagne", a expliqué le président du MoDem.

"C’est un débat qui n’avait pour objet que l’islam", renchérit François Bayrou. "Quand vous prenez le risque de faire flamber ce genre de sentiment, vous rendez au pays un très mauvais service : vous mettez en danger ce qui devrait faire le tissu national (...) tout se déchire et tout fiche le camp", a-t-il ajouté. Présidentielle 2012 : Nicolas Sarkozy a-t-il encore une chance ?

"Il est en grande difficulté, parce que les Français ne reconnaissent pas dans son action et sa manière de gouverner le pays ce qu’ils attendaient, ce qu’on leur avait promis", a analysé François Bayrou. Dès 2007, "j’ai fait le choix de dire que ce qui se préparait n’irait pas dans le bons sens pour la France. Je n’appartiens donc pas à la majorité (...) Je ne veux donc pas prendre parti dans les querelles du camp majoritaire, qui sont de plus en plus importantes et de plus en plus révélatrices", a conclu le président du MoDem.

Par Modem - Publié dans : Actualités - Communauté : Mouvement Democrate
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 10:02

 

François Bayrou

Ecouter le podcast

François Bayrou était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV, mercredi 30 mars.

Le président du Mouvement Démocrate a notamment appelé à un rassemblement des centristes en vue de l'élection présidentielle. Il est aussi revenu sur le coût de l'énergie, les résultat des cantonales et la situation en Libye.

Il s'est aussi exprimé sur le rassemblement du centre, appelant à ce qu'il se fasse en refusant "toute confusion avec l'UMP". Cela implique pour la présidentielle de 2012 de n'avoir "qu'un seul courant politique", "un seul candidat" et en refusant "toute confusion avec l'UMP".

"Il n'y aura pas de candidature sérieuse au centre tant qu'il y aura cet espèce d'éclatement auquel on assiste", a-t-il déclaré. "Si ce grand courant démocratique-là veut compter au premier rang dans cette élection et veut changer le pouvoir ensuite, il faut évidement que tous ceux qui s'y reconnaissent acceptent de travailler ensemble", a-t-il poursuivi.

Que ce soit Dominique de Villepin (République solidaire), Jean-Louis Borloo (Parti radical) ou Hervé Morin (Nouveau Centre), tous doivent accepter "l'idée qu'ils forment un seul courant politique, que ce courant politique devra avoir un seul candidat et qu'il refuse toute confusion avec l'UMP", a souligné le président du Mouvement démocrate.

"Si on ne dit pas avec clarté que c'est un courant différent, distinct, qui n'a aucune espèce de compromission" avec l'UMP "on ne dit rien. Si l'on ne fait pas cette distinction c'est une fumisterie", a-t-il insisté. "On ne peut pas à la fois être dans le parti qui a la majorité aujourd'hui et prétendre proposer aux Français une alternance".

François Bayrou a affirmé n'avoir "aucun doute que dans les semaines et les mois qui viennent, cette démarche de rassemblement va devoir s'imposer". "Je ferai tout ce qu'il faut et je ne ménagerai pas mes forces" pour y parvenir, a-t-il assuré.

Par Modem - Publié dans : Divers - Communauté : Mouvement Democrate
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 13:24

Nous reproduisons cet article, co-signé par notre vice-président: Jean-Luc Bennahmias et publié dans le Monde du 25 mars, pour son grand intérêt

LEMONDE.FR | 25.03.11

A la fin de la seconde guerre mondiale, lors de la création de l’Organisation des Nations unies, les vainqueurs (Royaume-Uni, Etats-Unis et URSS – la France absente à Yalta étant momentanément disqualifiée) ont accepté pour des raisons de tensions géopolitiques et de guerre froide, l’idée d’ôter à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la compétence en matière sanitaire nucléaire. Ainsi une convention lie deux organismes : l’OMS et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et stipule que l’OMS se reconnaît incompétente dès lors qu’il s’agit de problèmes sanitaires liés à des radiations nucléaires, que l’origine en soit civile ou militaire.

Depuis vingt-cinq ans, toutes celles et tous ceux qui, convaincus du danger nucléaire, suivent les sinistres conséquences de Tchernobyl voient s’organiser le mensonge, l’occultation des faits, la dénégation de la réalité pour protéger la filière nucléaire quel qu’en soit le prix. De quelques morts à quelques milliers de morts – on parle de vingt-cinq mille morts aujourd’hui – les chiffres officiels des conséquences de l’accident ont toujours été minimisés. 

Pour colmater la centrale et construire l’enceinte de confinement en béton, il a fallu sacrifier quelques six cent mille hommes, militaires, pompiers, travailleurs du nucléaire, ne pouvant circuler sur le chantier que quelques minutes, souvent fatales. Par manque de transparence démocratique, le suivi du destin des ces liquidateurs n’a pas été facilité par la disparition de l’URSS et par la nature des régimes autoritaires, pour ne pas dire dictatoriaux, comme la Biélorussie.

Néanmoins, dans la perspective de défendre leurs droits, leur indemnisation et leur prise en charge sanitaire, les liquidateurs se sont constitués en associations dans chaque territoire de l’empire soviétique d’où ils étaient originaires. Mille, deux mille membres dans chaque grande ville, voilà les adhérents des premiers temps que comptait chaque association locale. Beaucoup de ces héros sont morts et dans certaines villes les associations comptent plus de veuves que de membres ; les survivants sont atteints de très nombreux problèmes de santé du fait de l’effondrement ou de l’extrême fragilisation de leur système immunitaire. Pourtant, leur sort, a été caché, au nom de la filière…

Jamais en vingt-cinq ans nous n’aurons eu une idée concrète des niveaux de radiation effectifs, des conséquences sanitaires concrètes pour les populations, si ce n’est des bribes, par nos contacts directs, par nos échanges avec les associations qui gèrent l’accueil des victimes, car l’AIEA s’est bien gardée de proposer un quelconque dispositif de suivi.

« Les gens sérieux sont pour le nucléaire », entend-on communément dire. Comment expliquer que ces gens sérieux sont ceux qui, de manière absurde, nous font courir le risque de devoir quitter un jour leur pays devenu inhabitable ? C’est bien ce qui se passe au Japon.

OCCULTATION DE LA VÉRITÉ

Aujourd’hui, la situation au Japon nécessite un dispositif de suivi mondial, enfin transparent. Nous avions craint l’hypothèse des millions d’urbains piégés dans une zone irradiée et indéménageable. Et déjà des voix en provenance des organismes en partie liées à la filière, nous expliquent que les niveaux de radiation seraient « acceptables », alors même que nous ne savons ni leur niveau actuel – à moins qu’ils ne nous les cachent – et encore moins les évolutions à venir.

Nous y sommes. Organiser la vérité suppose dans un premier temps d’ôter à l’AIEA, ce droit à occultation de la vérité. Il y aura un avant et un après Fukushima. Le débat n’est plus « faut-il sortir du nucléaire ? », le débat est désormais « comment le fait-on et à quel rythme ? »

On parle d’économie, de finances…, mais ceux-là même qui disaient ce type de catastrophe impossible, vont-ils nous expliquer comment évacuer des millions d’habitants ? Ceux-là vont-ils nous dire quelle économie va demeurer si la zone est radioactive ?

Les impacts sanitaires et socio-économiques qui s’annoncent vont déjouer toutes les prévisions. L’humanité doit se protéger. Et si indécence il y a ces jours-ci, c’est bien l’indécence de celles et ceux qui veulent travestir la réalité, à tout prix. La première chose que tout responsable politique vraiment sérieux doit revendiquer, est la mise en place juridique et concrète d’un dispositif international, organisant le droit à la vérité sur le nucléaire et sur tous les risques que la filière fait encourir à l’humanité.


Jean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du Modem ;

François de Rugy, député Europe Ecologie-Les Verts ;

Guy Hascoët, ancien secrétaire d’Etat ;

Yannick Jadot, député européen Europe Ecologie-Les Verts.

Jean-Luc Bennahmias, François de Rugy, Guy Hascoët, Yannick Jadot

Par Ecologie et démocratie - Publié dans : Développement durable - Communauté : Mouvement Democrate
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Bienvenue

 

Bienvenue sur le blog Gagny en mouvement, site d'actualité politique locale, animé par l'équipe du MoDem Gagny.
PATRICK BRUCH
Tête de liste aux élections municipales 2008.
 Délégué départemental du MoDem de Seine Saint-Denis.

Démocrates !

  Cliquez sur les icônes!

 

 Génération Démocrate

Agir ensemble

Vous souhaitez  :

- avoir plus d'information sur notre projet pour Gagny ?
- soutenir nos initiatives ?
- nous rejoindre ?
- connaître notre position sur un dossier municipal ?

Nous contacter :

Laissez-nous un message ici 

ou par email :

contact@gagnyenmouvement.com


Recherche

 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés