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CAMPAGNE BAYROU 2012

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Agenda

30/01/2012
 
 

Robert Rochefort invité

 de Sud Radio à 17h30

30/01/2012
 

François Bayrou à Clermont Ferrand, à 18h30 dans la

 Grande Halle d’Auvergne

de Cournon

30/01/2012

 

 

Marielle de Sarnez invitée de

Soir 3, à 22h40

 

Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 09:41

 

 

5 mai 2011

François Bayrou

François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, a accordé un entretien au journal Le Figaro le vendredi 6 mai, dans lequel il revient sur les grands sujets d'actualité du moment.

Le Figaro: Quelles conséquences tirer de la mort de Ben Laden ?

François Bayrou: Première leçon : dans la lutte à mort entre terrorisme et démocraties, ce sont les démocraties qui gagneront. Deuxième leçon : la vraie puissance est dans la persévérance. Les Etats-Unis ont su poursuivre une action déterminée pendant dix ans, malgré les changements de majorité, sans se laisser distraire une seconde de leur but. Cela fait toute la différence entre la volonté et la velléité. C'est une leçon qui vaut aussi pour nous. Nous ne sommes pas une grande puissance par les moyens mais nous pouvons l'être par la volonté.

Le Figaro: Cette mort doit-elle conduire la France à retirer ses troupes d'Afghanistan?

François Bayrou: Notre présence en Afghanistan, décidée sous gouvernement Jospin, maintenue depuis, pour poursuivre les auteurs du 11 septembre et priver le terrorisme de sa base arrière, est justifiée. J'ai voté en faveur de cette action et ne le renie pas. Le jour où la coalition sortira d’Afghanistan, et tout le monde souhaite que ce jour ne tarde pas, il faut que la transition se fasse dans l’ordre et que soit transmis aux Afghans eux-mêmes un pays sécurisé, ou au moins sécurisable.

Le Figaro: Jean-Louis Borloo et ses amis veulent créer une confédération des centres. En serez-vous?

François Bayrou: Non.

Le Figaro: Pourquoi?

François Bayrou: Parce que tout cela n’a de centre que le nom. Si les mots ont un sens, le centre veut dire qu'on récuse la guerre des deux camps. Or que disent ceux qui veulent constituer cette confédération ? Qu'ils sont dans le camp de la majorité. Un groupuscule de plus, cela ne sert à rien. Je veux qu’on sorte de cet affrontement caricatural. En vérité, chacun des camps est malade. La poussée de l’extrême droite ruine l’idée d’une droite unique. Le Front national fait tanguer l’UMP. Les divisions de la gauche apparaissent au grand jour. Qu’y a-t-il de commun entre Mélenchon et Strauss-Kahn ? Aucun des deux camps divisés ne peut répondre aux problèmes du pays. S’ils l’emportent, l’impuissance est garantie. Il faut donc une nouvelle vision de notre démocratie, et une majorité nouvelle

Le Figaro: Vous ne travaillerez pas avec eux ?

François Bayrou: Si ces hommes politiques reconnaissent un jour qu'ils se sont trompés, je serai attentif. Mais il faut des explications : on ne peut pas avoir été cinq ans ministre de Chirac, puis quatre ans ministre d'Etat de Sarkozy, avoir été candidat à Matignon, et en quelques semaines ouvrir la guerre à l’intérieur de la majorité sans clarification !

Le Figaro: Vous vous retrouverez un jour?

François Bayrou: J’ai conservé pour beaucoup d’entre eux de l’affection, et pour ceux qui le méritent de l’estime. Nous parlons ensemble bien plus qu’on ne le croit. Je n'ai aucun doute que nous nous retrouverons. Nous avons bien des convictions en commun. J’ai conservé avec Michel Mercier, le garde des sceaux, des liens d’amitié qui ne se sont jamais démentis. Idem avec Jean Arthuis, dont je pense qu’il fait un bon travail à la Commission des finances du Sénat. Je n’oublie jamais que tous nous appartenons au même courant politique, même s’il est provisoirement divisé, et que donc notre avenir est forcément ensemble.

Le Figaro: Avant la campagne présidentielle?

François Bayrou: Je le souhaite, bien sûr. Je ne vis pas de ressentiment. Ma seule exigence est de clarté. Ce courant politique, le courant démocrate, n’est pas soluble dans la majorité, et est différent du socialisme. Il est indispensable à l’avenir de notre pays. Certes, le chemin d'indépendance que nous avons choisi a été difficile à expliquer à beaucoup de nos électeurs et de nos élus. Certains ont cru que nous changions de camp. Ils savent aujourd’hui que ce n'était pas le cas. Le dialogue en sera facilité.

Le Figaro: Dans les sondages, il y a une percée de Borloo...

François Bayrou: Ce qui comptera pour les électeurs, c’est la cohérence.

Le Figaro: Le MoDem compte peu d'élus. Comment réunirez vous les parrainages nécessaires à votre candidature en 2012 ?

François Bayrou: Les élus indépendants et les élus du centre se comptent par milliers. Ils ne se laisseront pas intimider. Nous avons bâti un courant politique qui a les moyens de son indépendance politique et financière. Nous avons tenu le cap sans jamais en changer. Et le pays a le plus grand besoin de ce renouvellement. Il a besoin de gouvernants nouveaux, courageux et crédibles. Et il a besoin de réponses nettes sur tous les grands chapitres de son avenir.

Le Figaro: Quand prendrez vous votre décision définitive ?

François Bayrou: Ma décision définitive mûrit depuis longtemps. Mais je ne veux pas entrer dans le jeu de ces candidatures qui poussent comme des champignons, semaine après semaine.

Le Figaro: Votre détermination est totale et ne dépend pas des scores potentiels d'autres candidats ?

François Bayrou: Non. Je suis et je serai au rendez-vous. Le temps viendra.

Le Figaro: Hulot est sur la même ligne que la vôtre qui récuse la bataille des deux camps. Sa candidature vous inquiète?

François Bayrou: J'ai de bonnes relations avec Nicolas Hulot. Je pense simplement que ses valeurs sont antagonistes avec l'appareil des Verts. Cette contradiction est trop forte pour que cette alliance fonctionne bien.

Le Figaro: Ses valeurs sont compatibles avec les vôtres ?

François Bayrou: Dans la classe politique, je suis l'un de ceux qui est depuis longtemps le plus sensible aux questions écologiques. Ma jeunesse dès mes 18 ans c’était auprès de la communauté de l'Arche, une des sources de ce que devint ensuite l'écologie. J'étais un étudiant admiratif de Jacques Ellul, qui en fut une autre source. Je sais ce que représente la terre, les écosystèmes, et par toutes mes fibres j’y tiens. Ma différence, sur un point fondamental, avec certains d’entre eux, c’est un certain malthusianisme, la mise en doute de l’action de l’homme dans le monde. Pour moi, l’humanité peut, par la science, la recherche, la conscience, faire du bien à la planète. Et même la planète Terre, c’est la nature, le cosmos plus l’homme. Sans homme, il n’y a pas de nature au sens où nous l’entendons.

Le Figaro: Que retenez vous des quatre premières années de Nicolas Sarkozy à l'Elysée?

François Bayrou: Nicolas Sarkozy est un homme politique doué d'une grande énergie, qui ne baisse pas les bras, qui croit à l’action. C’est à mettre à son crédit. Mais le bilan est cruel. Je ne vois pas un seul chapitre de la vie nationale qui aille mieux en 2011 qu'il n'allait en 2007. L'éducation ne va pas mieux. Notre économie est, dans bien des secteurs, en péril. L'emploi souffre. Le secteur de la santé est en doute. La sécurité ne s’est pas améliorée. La justice est dans une crise sans précédent. Les membres de la fonction publique se sentent abandonnés. Les choix initiaux du quinquennat expliquent cette impasse.

Le Figaro: Sur le fond, pourquoi vous êtes-vous opposé à lui ?

François Bayrou: De tout ce que j'ai écrit dans Abus de pouvoir il n'est pas une page qui se soit révélée fausse. Au-delà de ses qualités de combattant, il a porté deux grandes erreurs. La première est dans son système de valeurs. Il porte respect et considération à des choses qui n’en méritent guère : l’arrogance de l’argent et la notoriété. Toute la fausse monnaie dont notre monde est remplie. C’est cela qui lui parle. Tout le reste, la recherche, la science, la philosophie, la culture, la création, le profond de la vie, il l'a mis au second plan. Deuxième erreur, il a fait de la fonction présidentielle, une fonction partisane. Organiser à l'Elysée les réunions de son parti, aller caresser dans le sens du poil les donateurs, multiplier les nominations de complaisance. Partout où il aurait du choisir l'Etat impartial, il a choisi l'Etat arbitraire ou partisan.

Le Figaro: Mais il a nommé un socialiste comme président de la Cour des comptes et un autre à la commission des Finances...

François Bayrou: Oui. Je ne sais d’ailleurs pas si être socialiste est un critère suffisant… (sourire). Mais décider de nommer le président des chaînes publiques de télévision et de radio à l'Elysée est une régression que la France n’aurait pas dû accepter. Et l’arbitraire d’État ! Dans l'affaire Tapie, le contribuable français a été spolié de 250 millions d'euros. 250 millions c'est deux années pleine des salaires des 15000 postes d'enseignants supprimés !

Le Figaro: S'agissant des réformes que Nicolas Sarkozy a engagées, reconnaissez-vous au président le courage de les avoir menés jusqu'au bout ?

François Bayrou: Le courage vaut si l'on va dans la bonne direction. Il y a – heureusement !- des points positifs. Le statut d’auto entrepreneur, une certaine autonomie de gestion des universités. Mais les mesures les plus significatives répondaient à une logique profondément inégalitaire. Que Madame Bettencourt ait payé proportionnellement moins d'impôt qu'un smicard grâce au bouclier fiscal était une faute grave. Laisser filer le déficit et la dette pendant des années, nous chargera longtemps. La réforme des retraites n’est pas financée et elle frappe le plus gravement les femmes de plus de 65 ans qui n’ont pas les annuités.

Le Figaro: Vous approuvez le statut d’auto entrepreneur, c'est pourtant l'aspect le plus libéral de sa politique ?

François Bayrou: Oui, parce que cela multiplie les créations d'entreprise et cela libère les énergies.

Le Figaro: Comment réagissez vous à la défiance des peuples qui s'expriment à travers la montée de l'extrême droite partout en Europe ?

François Bayrou: Les peuples ont le sentiment qu'ils n'ont plus de prise sur leur destin. Et hélas !, même les institutions européennes sont devenues un labyrinthe illisible pour la plupart des citoyens.

Le Figaro: Vous comprenez dès lors que les électeurs, déboussolés, se tournent vers des partis comme le Front national ?

François Bayrou: Qu'ils se tournent vers ces mouvements, je ne l’accepte pas et je le combattrai. Car c’est à eux-mêmes qu’ils risquent de nuire. Le FN propose comme potion magique, deux poisons mortels : il oppose entre eux les Français en fonction de leur origine, de leur religion, de la consonance de leur nom… Aucun pays ne peut vivre diviser contre lui-même. Le deuxième poison consiste à vouloir sortir de l'euro. Si par malheur, on se trouvait en situation d'avoir un gouvernement assez fou pour le décider, alors on vivrait la misère. Avoir à payer en monnaie faible une montagne de dettes libellée en monnaie forte, c’est la misère pour tous, et le drame pour les plus pauvres.

Le Figaro: La prime aux salariés voulue par le président dans les entreprises qui voient leur dividende augmenter, est-ce une bonne mesure ?

François Bayrou: C'est tout mélanger ! D’abord parce que ce n'est pas à l'Elysée que doit se décider la politique salariale des entreprises. Comment voulez-vous qu’un pays marche comme cela, à coups de foucades ? Prendre des mesures spectaculaires dans l’espoir d’améliorer l’image, c’est forcément désordonné et à courte vue. Mais cela aboutit à des absurdités : par exemple parmi les entreprises qui n’auront rien à payer il y a Total !... Et une entreprise qui ne payait pas de dividendes depuis des années sera elle mise à contribution ! Si l'on avait voulu poser cette question légitimement, profondément, même moins spectaculairement, il suffisait d’améliorer la loi sur l'intéressement. Au bout du compte, il restera un mauvais précédent et bien des frustrations.

Le Figaro: Il y a un autre anniversaire. C'est celui du 10 mai 1981. Pour vous, les socialistes sont ils une force crédible d'alternance ?

François Bayrou: Dans le programme du PS, il y a des choses positives ou acceptables, bien sûr, que nous défendons depuis longtemps, notamment sur les institutions. Mais je suis en désaccord avec l’inspiration générale qui s'en remet à l'Etat, toujours, pour résoudre les problèmes. L’État qui recrée des emplois jeunes, l’État qui encadre les loyers, l’État qui règlemente à tour de bras. En réalité, ce qu’il faut c’est que l’État donne aux Français les moyens de résoudre leurs problèmes eux-mêmes, qu’il les soutienne, en particulier lorsqu’ils entreprennent, lorsqu’ils créent, lorsqu’ils portent un service public. Il faut en finir avec la conception d'un Etat magicien et rendre à la société confiance en elle-même.

Par MoDem - Publié dans : Actualités - Communauté : Mouvement Democrate
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Mardi 3 mai 2011 2 03 /05 /Mai /2011 10:18

 

 
30 avril 2011 François Bayrou

François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, a jugé, samedi 30 avril sur France 3 Aquitaine, qu'"il n'y a aucun embouteillage au centre" dans la perspective de l'élection présidentielle de 2012, estimant peser lui-même aujourd'hui "d'un poids plus important" que par le passé.

François Bayrou, qui n'a pris "aucun engagement de calendrier" pour sa possible candidature à la présidentielle, a estimé peser "d'un poids plus important" qu'il y a cinq ou dix ans, quand il était "un jeune homme politique bretteur, à la pointe de l'épée, dans les combats, gascon".
<<br> "Les Français ont vu que je résistais dans les épreuves, que le cap ne changeait pas", a-t-il dit, dans cette émission réalisée avec France Bleu Béarn, Sud Ouest et Objectif Aquitaine.

Interrogé sur les candidatures au centre, en particulier celle de Jean-Louis Borloo, il a estimé qu'"il n'y (avait) aucun embouteillage au centre" car "il suffit de se rappeler ce que centre veut dire".

Pour le leader centriste, il y a, dans la vie politique française, "les ralliés automatiques à l'UMP ou au PS" et "ceux qui ont choisi le chemin de l'indépendance et la liberté". Soulignant n'avoir "jamais été en situation de dépendance", il a cité le général de Gaulle: "Choisissez toujours les chemins de crête, ce sont les moins encombrés".

François Bayrou a par ailleurs souligné être "dans une situation de confrontation, pas de démission" face au Front national. "Le FN porte un certain nombre de poisons mortels pour la société": la division des Français entre eux et la volonté de sortir de l'euro, a-t-il dit. "Il ne faut pas s'effaroucher, il faut se battre", a-t-il plaidé.

Par MoDem - Publié dans : Actualités - Communauté : Mouvement Democrate
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Mercredi 27 avril 2011 3 27 /04 /Avr /2011 11:27

 

 
26 avril 2011
 

Yann Wehrling, porte-parole du Mouvement Démocrate, a regretté mardi 26 avril que le président de la République "remette en cause le traité de Schengen" pour remédier aux difficultés en matière d'immigration.

"On ne fait pas un sommet bilatéral entre la France et l'Italie quand il faut régler les questions d'immigration. On organise un sommet européen, pour une réponse commune", a-t-il prôné.

"Schengen et le principe de libre circulation des populations sont des fondements essentiels de l'Union européenne", a souligné Yann Wehrling.

"Il faut renforcer Schengen plutôt que de l'affaiblir. Il faut réussir à mieux piloter le contrôle des frontières extérieures et non pas créer des barrières nationales", a-t-il poursuivi.

Par Modem - Publié dans : Actualités - Communauté : Mouvement Democrate
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Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 08:00

 

 
 
14 avril 2011 Marielle de Sarnez

Marielle de Sarnez, députée européenne et vice-présidente du Mouvement Démocrate, a répondu aux questions du journal Le Télégramme, jeudi 14 avril.

A propos de l'éparpillement des candidatures, elle a estimé que "ce sont les Français qui votent" et que le MoDem ne se laisserait "détourner de son chemin par aucune menace". "Nous sommes un peuple qui est en attente de courage, de renouveau, de vérité. Les Français veulent tourner la page de ces années décourageantes. Ils attendent ceux qui leur donneront l'envie et les idées justes. C'est cela l'avenir", a-t-elle ajouté.

Le Télégramme : Le choix de Jean-Louis Borloo de sortir de l’UMP vous paraît-il constituer une démarche politique crédible ?

Marielle de Sarnez : Non ! cette démarche va se heurter à la réalité. Jean-Louis Borloo a été un pilier inamovible des gouvernements de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy pendant neuf ans ! Il n’a jamais exprimé la moindre critique ! On voit bien que tout cela n’est qu’une manœuvre destinée à élargir la base électorale de Nicolas Sarkozy et à ramener les voix du centre vers lui. Mais les Français ne s’y laisseront pas prendre.

LT : Si les sondages devaient montrer qu’il existe un risque que Marine Le Pen se qualifie pour le second tour de l’élection présidentielle au détriment de Nicolas Sarkozy, que fera le Modem ?

MDS : Ce sont les Français qui votent et nous ne nous laisserons détourner de notre chemin par aucune menace. Il est évident qu’il y a aujourd’hui un rejet du pouvoir en place, mais aussi une grande réticence à l’égard de la gauche. Nous sommes un peuple qui est en attente de courage, de renouveau, de vérité. Les Français veulent tourner la page de ces années décourageantes. Ils attendent ceux qui leur donneront l’envie et les idées justes. C’est cela l’avenir.

LT : La méthode Guéant/Copé/Sarkozy pour réduire le Front national vous paraît-elle pertinente ?

MDS : Non ! Cette méthode, qui choisit de reprendre les obsessions de l’extrême droite pour tenter de séduire ses électeurs obtient l’effet inverse : elle contribue au contraire à faire flamber le Front national. Les électeurs votent toujours pour l’original et pas pour celui qui cherche à le copier. Je suis sans indulgence à l’égard de l’extrémisme : ceux qui montent les Français les uns contre les autres et leur proposent des solutions aussi folles que la sortie de l’euro, conduisent la France à la catastrophe. Favoriser les extrêmes en allant dans leur sens, c’est non seulement une faute contre l’esprit, mais c’est prendre le risque d’affaiblir notre pays.

LT : Quel regard portez-vous sur le projet du Parti socialiste ?

MDS : Un regard mitigé. J’attendais du projet socialiste qu’il prenne en compte la réalité du monde tel qu’il est, la réalité des difficultés françaises. Je pense notamment à l’état de nos finances publiques, et j’ai le sentiment que c’est un projet qui a été élaboré sans prendre en compte ces réalités, puisqu’il demande toujours plus à l’Etat, toujours plus de postes dans le secteur public. Ce programme souffre de faire des promesses qui ne pourront pas être tenues et de laisser croire aux Français que l’Etat peut tout résoudre et qu’il suffit de créer artificiellement de nouveaux postes de fonction publique pour régler nos problèmes. Je crois qu’on ne peut pas tout attendre de l’assistance, tout attendre de l’Etat.

LT : Le Modem donne-t-il acte au président de la République de la manière dont il a géré les crises ivoirienne et libyenne ?

Dans l’ensemble, oui. Il fallait protéger les populations civiles libyennes, il fallait protéger Benghazi. Sans l’interdiction de survol, sans l’engagement de la France et de la Grande Bretagne à l’Onu, il y aurait probablement eu un massacre à Benghazi. Il en allait de même en Côte d’Ivoire. On ne pouvait pas laisser Gbagbo utiliser des armes lourdes contre les populations civiles. C’est Gbagbo et lui seul qui est à l’origine de la crise ivoirienne. Pour le reste je souhaite maintenant que la justice internationale fasse toute la vérité sur ces événements et que l’union nationale soit reconstruite. On prend certes toujours des risques quand on prend des décisions de cet ordre, mais il fallait les prendre. J’ai cependant un regret, c’est que l’Europe n’a pas été partie prenante ; j’aurais préféré que les actions aient été menées en son nom. La France a agi, mais elle ne pourra se substituer seule longtemps à une Europe qui exercerait ses responsabilités.

Propos recueillis par Philippe Reinhard

Par Modem - Publié dans : Actualités - Communauté : Mouvement Democrate
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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 14:07

 

 
14 avril 2011 François Bayrou

François Bayrou était l'invité de la matinale de la radio RTL, jeudi 14 avril.

Il a rappelé que pour lui "l'élection présidentielle est la seule dans laquelle le pays prend en main le destin qui va être le sien". "Il dit, sous la forme du choix d'un homme ou d'une femme, ce qu'il veut pour l'avenir", a-t-il poursuivi.

Bonjour François Bayrou,

Bonjour,

Alors, hier Nicolas Sarkozy devant les députés UMP vous a rangé, je le cite, "au cimetière de ceux qui avaient un projet présidentiel". Que lui répondez-vous, ce matin ?

D'abord, je n'ai pas à répondre à des considérations que Nicolas Sarkozy fait devant son parti pour regonfler les troupes qui ont le moral bien à plat aujourd'hui....

Ce n'est pas très sympa de vous ranger au cimetière.

... par la multiplication des candidatures au sein de la majorité. Non. Je veux dire simplement qu'avoir un projet pour la France, c'est le défendre à l'élection présidentielle parce que c'est la seule élection dans laquelle le pays prend en mains le destin qui va être le sien et dit "voilà ce que je veux pour mon avenir". Et il le dit, non pas sous la forme d'idées abstraites, lointaines, de mots qu'on ne comprend pas ; il le dit sous la forme d'un homme ou d'une femme, d'une personnalité. Et il dit "celle-là ou celui-là représente ce dont j'ai envie, me dit des choses que je sens vraies et j'ai envie de le suivre dans le chemin qu'il propose". Voilà pourquoi l'élection présidentielle est tellement importante. Alors il y a des côtés un peu...

donc ce que fait Nicolas Sarkozy ça vous fait sourire.

.. il y a des côtés un peu dérisoires, naturellement, dans tout ça. La multiplication des candidatures, une par jour aujourd'hui, c'est la saison des champignons. D'habitude, la saison des champignons c'est à l'automne. Là, on est dans la saison des champignons de printemps. Et les champignons de printemps c'est un candidat par jour qui, naturellement, fait les Une des journaux...

Nicolas Hulot, hier.

.. et puis fait un petit tour et puis disparaît. Je crois que ce qu'il faut dans une élection aussi importante pour la France c'est qu'il y ait, au travers du temps, une constance, une solidité qui fait qu'on sait où les gens se trouvent et quel est le projet qu'ils défendent.

Nicolas Hulot, donc, a annoncé sa candidature, hier. Jean-Louis Borloo c'était la semaine dernière. On va dire qu'il a fait un pas vers 2012. Lequel est le plus dangereux pour vous ?

Ni l'un ni l'autre.

Vous n'avez pas peur d'eux ?

Je n'ai peur de personne et d'abord, si vous avez peur, vous ne songez pas ou vous ne regardez pas l'élection présidentielle. J'ai fait deux élections présidentielles, je sais exactement ce qui se passe. Il y a tout le temps des vocations à la candidature. Regardez, il y a quelques semaines c'était Hervé Morin dont vous disiez qu'il était candidat et puis aujourd'hui il a disparu. C'est comme ça l'élection présidentielle.

Ces gens-là ne seront pas sur la ligne de départ ?

Non, je ne veux pas le dire comme ça. Je n'ai pas envie de parler de manière condescendante ou méprisante des gens qui, après tout, ont bien le droit de dire qu'ils en ont envie. Mais entre en avoir envie et que la démarche choisie soit claire aux yeux des Français, alors là il y a une très grande marge. Par exemple, vous parliez de candidature au sein de la majorité : sont-ils dedans ou dehors? Et si vous êtes dedans, alors les gens disent "mais pourquoi vous vous présentez puisqu'au fond vous voulez la réélection de la majorité en place?" Le choix que j'ai fait depuis longtemps c'était de dire que ce projet, ces choix politiques qui étaient ceux de Nicolas Sarkozy, ils amèneraient la France dans une situation extrêmement difficile pour son avenir. Et on le voit. Il y a quelques mois, années, Nicolas Sarkozy disait "le plus important de mon action c'est le bouclier fiscal" Aujourd'hui, il retire le bouclier fiscal.

On va en parler.

Et donc, toutes ces choses...

Quand il dit que "la situation, il la sent bien", pardon, il se trompe ?

Non, je n'ai pas envie de dire ça. D'abord Nicolas Sarkozy n'est pas un candidat secondaire. C'est quelqu'un qui a déjà eu cette expérience, qui sait ce qu'il fait. Je crois simplement que ce qu'il a proposé à la France montre aujourd'hui son échec dans à peu près tous les domaines de la politique suivie. Pas dans tous, mais à peu près dans tous les domaines de la politique suivie. Il est obligé de revenir en arrière. Cela rend sa démarche illisible, mais il revient en arrière parce que le pays dans ses profondeurs ne supporte pas ce qu'on l'a conduit à faire.

Alors, sur la politique fiscale, il décide d'alléger l'ISF, il revient en arrière ?

En tout cas, il supprime le bouclier fiscal. Et heureusement. Il n'aurait jamais dû le créer.

Cela veut dire qu'il n'est pas borné, au fond, non ?

Voilà. Si vous voulez le dire comme ça. Je ne sais pas si ça lui fera plaisir. Moi, je ne veux pas employer des mots qui soient des mots désagréables. Je veux dire simplement ceci : le compte n'y est pas. J'ai regardé de près la manière dont on prétendait remplacer l'ISF, et je considère, moi, que ce sont des annonces mais que c'est pas du tout la réalité qui va être suivie ; qu'il faudra donc trouver pour remplacer cet ISF - qui était payé par les ménages qui ont un patrimoine mettons entre 800.000 et 1 million 3 - il va falloir trouver de l'argent. Et cet argent, pour l'instant, je considère qu'on ne l'a pas trouvé. Et c'est donc aux classes moyennes ou aux petits salariés qu'on risque de demander un effort. J'ai toujours considéré que l'ISF comme geste de solidarité était nécessaire, qu'il y avait des moyens de le faire beaucoup plus juste qu'il ne l'était et beaucoup plus, au fond, rassurant pour l'ensemble des Français du point de vue de la justice. Et pour l'instant, le but n'est pas atteint.

François Bayrou, verser 1.000 euros de prime à des salariés quand une entreprise verse des dividendes à ses actionnaires : ça, ça va dans le bon sens ?

Bon, je ne sais pas ce que ça veut dire. Je suis obligé de vous dire que ça voudrait dire que la presque totalité des petites et moyennes entreprises sont laissées de côté dans cette affaire-là ; que l'on demande un effort à des entreprises qui versent des dividendes à leurs actionnaires - je trouve ça bien - en pensant aussi que si on est dans un système comme le nôtre, il en faut des actionnaires pour investir, pour acheter des machines, etc. Mais pour l'instant, je ne sais pas ce que ça veut dire pour la grande majorité des salariés français. J'ai l'impression que c'est une annonce et, là encore, que la réalité est très loin d'être suivie.

Alors je sais qu'il y a un sujet qui vous tient à coeur ce matin, c'est la prostitution. Sujet très discuté à nouveau dans la presse ce matin. Faut-il ou pas pénaliser les clients. En fait : c'est ça la question ?

C'est aux journalistes que ça tient à cœur. Toutes les Unes des journaux ce matin...

A vous aussi.

... ce matin sont sur ce sujet. Oui, à moi aussi.

Ça vous intéresse.

Je vous indiquais avant d'entrer dans le studio que je ne crois pas à un monde qui est un monde aseptisé dans lequel il n'y a plus de pulsion, dans lequel tout est régulé et tout est bloqué par des lois qui sont le reflet d'une bonne conscience des législateurs alors même que la pression mercantile de la publicité et de toutes autres sortes de profits sur le domaine de la sexualité en général s'accroît. Alors vous avez d'un côté des gens qui multiplient les pressions pour pousser les gens à des pulsions qu'ils ne contrôleront pas ; et de l'autre des annonces vertueuses de cette manière-là. Moi, je trouve que ce monde-là n'est pas un monde qui comprend la manière dont l'Humanité fonctionne. Hélas, il y a beaucoup plus de misère que ça. On ne les aide pas, on fait semblant de les effacer d'un coup d'éponge sur l'ardoise et tout ceci n'est pas une démarche équilibrée.

Merci, on l'aura compris. Merci François Bayrou.

 

Par MoDem - Publié dans : Actualités - Communauté : Mouvement Democrate
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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 13:11

 

 
14 avril 2011 François Bayrou

François Bayrou était l'invité de la matinale de RTL, jeudi 14 avril.

Il a rappelé que pour lui "l'élection présidentielle est la seule dans laquelle le pays prend en main le destin qui va être le sien". "Il dit, sous la forme du choix d'un homme ou d'une femme, ce qu'il veut pour l'avenir", a-t-il poursuivi.

François Bayrou a également ironisé sur la multiplication des candidatures présidentielles, en évoquant "la saison des champignons de printemps", au lendemain de la déclaration de Nicolas Hulot.

"La multiplication des candidatures, une par jour aujourd'hui, c'est la saison des champignons, là, on est dans la saison des champignons de printemps!", a déclaré François Bayrou. "Cela fait la une des journaux, fait un petit tour, et puis disparaît". Interrogé sur le centriste Jean-Louis Borloo, qui a fait un pas vers la candidature, et sur la déclaration la veille de l'écologiste Hulot, le député béarnais et ex-candidat à l'Elysée a assuré n'avoir "peur de personne". "Il y a quelques semaines, c'était Hervé Morin, regardez maintenant: il a disparu", a-t-il poursuivi.

Le président du Mouvement Démocrate a par ailleurs vu dans la suppression du bouclier fiscal et la réforme de l'ISF "des annonces". "J'ai regardé de près la manière dont on allait remplacer l'ISF, et je considère que ce sont des annonces, et qu'il faudra trouver, pour remplacer cet ISF, de l'argent". "C'est aux classes moyennes et aux petits salariés qu'on risque de demander un effort", prévient-il.

Par MoDem - Publié dans : Elections - Communauté : Mouvement Democrate
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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 10:30

 

Mis en cause dans le dernier  article du blog « des voix gabiniennes » je ne peux rester silencieux, comme mon commentaire (légèrement différent mais identique sur le fond) n’a pas été publié je fais la mise au point sur ce blog.

« Muni de l’investiture du Mouvement Démocrate j’ai annoncé  sur le blog : http://www.gagnyenmouvement.com/   ma candidature  ainsi que le nom de ma suppléante : Michèle Lelu.

Hélas, je dis bien hélas, mon épouse-Claire Bruch- a eu un gros problème de santé à la veille du dépôt des candidatures en préfecture. Sans recul par rapport aux conséquences possibles de son état j’ai préféré ne pas poursuivre les démarches.

Il n’y a aucune autre extrapolation à échafauder. »

 

Sur les autres paragraphes de cet article je laisse la paternité à ses auteurs (anonymes),  mais la mise en cause des candidats tant sur le nom de famille, que sur leur physique est d’un goût plus que douteux. Le respect de la personne est, pour moi, un principe intangible.

Mon engagement politique  reste le même et je suis persuadé que ce n’est pas dans la division que nous trouverons, pour notre pays, des solutions qui lui rendront une place dans le concert des nations et qui donneront à nos concitoyens un sentiments de bien vivre. Il faut développer la solidarité et non cultiver la haine.

Puisque les auteurs de ce blog  me suppose des dons de voyance  je pense que : la fiction qu’est l’UMP va bientôt disparaître que le centre va se construire sur les bases qui sont les siennes et  qui ont été portées en son temps par le Conseil National de la Résistance et le MRP, car nous en sommes là il y va de l’unité nationale. Avant les sénatoriales ( septembre/octobre) un grand centre va émerger

Pour GAGNY la recomposition du centre aura une incidence, comment se positionneront les différents acteurs ? Nous le verrons bien car  une ville de plus de 30 000 habitants n’est jamais laissée à l’écart des partis politiques, on peut le déplorer ou s’en réjouir mais c’est un fait.

 

Patrick Bruch

Membre du bureau départemental du MoDem93

Membre de la conférence nationale du MoDem

Membre de la commission culture du MoDem

 

 

Par Patrick Bruch - Publié dans : Elections - Communauté : Mouvement Democrate
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PATRICK BRUCH
Tête de liste aux élections municipales 2008.
 Délégué départemental du MoDem de Seine Saint-Denis.

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