Les élections municipales sont parmi celles qui touchent le plus directement la vie des gens. Il y est question du cadre de vie, de ce que l'on a sous les yeux lorsque l'on sort de chez soi, de
ce qui concerne nos enfants.
Le stationnement des voitures, la circulation, les accès à tel ou tel endroit où l'on achète ceci ou cela, l'impression de vivre dans un endroit qui plaît ou qui déplaît... sont les sujets
abordés par les projets municipaux en concurrence.
Dès lors, il est peu question de « l'extérieur. » Dans notre équipe, lorsque nous avons commencé à travailler à la définition d'un projet, nous avons décidé que l'un des axes
prioritaires de notre positionnement serait l'ouverture sur l'extérieur : le contact avec les municipalités limitrophes, le département, la région. Et lors d'une discussion à propos de
notre communication, nous nous sommes demandés si nous pouvions insister sur ce point, jursqu'à évoquer l'inscription de notre ville dans une intercommunalité à faire vivre, un point fort de
notre campagne.
La position que nous avons prise est clairement énoncée dans notre réponse au questionnaire de Gagny Environnement, dans divers articles et tracts relatifs à l'urbanisme notamment : nous avons la
volonté d'établir des liens plus forts avec ceux qui nous entourent, quels que soient leurs couleurs politiques, mais nous n'avons pas non plus fait de cette volonté un
caractère distinctif de notre liste que nous aurions mis en exergue. Pourquoi ? Parce qu'au cours de notre échange, tout en étant sur cette ligne d'ouverture, nous avons pris acte du
fait que « c'est d'abord Gagny qui intéresse les Gabiniens. »
Nos priorités affichées portent donc sur la petite enfance, l'assainissement, l'équilibre dans l'urbanisme, la transparence et la rigueur d'une gestion participative de la ville. Mais cela n'ôte
rien à ce positionnement auquel nous tenons, d'ouverture sur l'extérieur et d'inscription de notre projet dans l'environnement politique et institutionnel de notre ville.
C'est bien Gagny dont il est question lors d'élections municipales, mais penser Gagny sans penser Seine-Saint-Denis, Ile-de-France ou même France et Europe, cela n'est pas
raisonnable. Prétendre agir au mieux pour Gagny en dédaignant les communes qui sont autour, en faisant fi d'une saine relation avec le département ou la région, n'est pas sérieux.
L'ouverture, ce n'est pas seulement la capacité à fédérer autour d'une tête de liste des personnalités différentes, c'est prendre le parti d'une équipe ouverte sur ce qui l'entoure. C'est aussi
faire preuve d'un minimum d'humilité et de pondération, car l'agressivité ou l'arrogance sont de bien mauvaises bases pour établir des contacts sereins et constructifs. Nous avons
conscience du fait que nous ne ferons pas absolument tout ce qui est nécessaire pour Gagny tout seuls et que des soutiens, des synergies et des aides seront utiles de la part de l'ACTEP,
du département, de la région ou de la Commission européenne.
C'est quelque chose que les gens savent et comprennent souvent bien mieux qu'on ne le croit. De ce point de vue, les dernières élections présidentielles ont été singulièrement décevantes, même si
elles ont passionné et donné lieu à une forte participation : nous avons élu un Président de la République essentiellement sur des enjeux de politique intérieure et hexagonaux, alors qu'il est
d'abord et avant tout notre représentant à l'international, dont il a été si peu question.
François Bayrou a toujours ancré son positionnement dans une analyse lucide de la situation internationale. Son engagement en faveur de la construction européenne a toujours été clair,
même s'il a été le premier à prédire l'échec du référendum de 2005, ce qui le désolait, à une époque où les sondages donnaient le « oui » à 60%. Dans la lignée de cette ouverture sur le
monde qui est une caractéristique essentielle du MoDem, nous voulons faire de Gagny une ville fière et attirante inscrite dans un environnement dont elle ne se coupe pas, avec lequel elle
entretienne des relations saines.
C'est d'abord Gagny qui intéresse les Gabiniens, mais les Gabiniens ne sont pas sots et la marque de notre positionnement, en faveur d'un renforcement des liens avec ceux qui entourent
notre ville, est bel et bien une marque distinctive de notre équipe et de la personnalité de Patrick Bruch, qui est un homme ouvert, refusant la stérilité des coups de menton et des
bombements de torse, qui ne lui font pas perdre de temps.
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