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CAMPAGNE BAYROU 2012

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Agenda

30/01/2012
 
 

Robert Rochefort invité

 de Sud Radio à 17h30

30/01/2012
 

François Bayrou à Clermont Ferrand, à 18h30 dans la

 Grande Halle d’Auvergne

de Cournon

30/01/2012

 

 

Marielle de Sarnez invitée de

Soir 3, à 22h40

 

Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 13:25

25 août 2011

Annonces de François Fillon : "Quand un pays est dans une telle difficulté, il faut choisir la clarté"

François Bayrou

François Bayrou a qualifié mercredi 24 août de plan de "rustines" les mesures d'économies budgétaires annoncées par François Fillon, estimant qu'elles n'étaient pas à la hauteur de la gravité de la situation de la dette française.

"C'est un plan de rustines : on va mettre des taxes sur les sodas, augmenter les prix du tabac pour la 1000e fois, raboter ici ou là...", a réagi le président du Mouvement Démocrate.

"Un milliard d'euros", soit les efforts d'économies annoncés par M. Fillon en 2011, "c'est 0,1 pour cent du PIB, et en 2012, on est à 0,5 pour cent du PIB" avec les 11 milliards prévus, a déploré François Bayrou.

Il a jugé par ailleurs qu'"au lieu d'avoir un grand plan cohérent et ambitieux, compréhensible par tous les Français", la présentation des mesures "était faite pour que le citoyen n'y comprenne rien, même le citoyen le plus averti".

"Quand un pays est dans une telle difficulté, il faut choisir la clarté et ne rien dissimuler sous le langage technico-administratif", a-t-il estimé.

 

Par Gagny en mouvement - Publié dans : Actualités - Communauté : Mouvement Democrate
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Mercredi 24 août 2011 3 24 /08 /Août /2011 13:14

 

 

François Bayrou

 



François Bayrou était l'invité lundi 22 août de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV/RMC. Il a déclaré qu'il voterait en faveur de la "règle d'or" gouvernementale en cas de convocation du Congrès, même s'il la juge "compliquée et difficilement lisible".


Jean-Jacques Bourdin : Vous regardez l'actualité ; en Libye, le colonel Kadhafi est en train de tomber, vous vous réjouissez ?

François Bayrou : Oui. C'est une guerre, les guerres ne sont jamais heureuses, mais c'est surtout la chute d'une dictature de 42 ans, avec des victimes, des femmes et des hommes privés de liberté pendant des décennies... Et puis je veux aussi, à cette minute où il tombe, avoir une pensée pour les victimes de Lockerbie, les victimes de l'avion de la Pan Am à Lockerbie, en 1988, avec 250 victimes, au moins, 270 peut-être, parmi l'équipage et les passagers de l'avion et à terre, hélas, les victimes dans une petite ville écossaise, tuées par le fanatisme de Khadafi. Et donc, pour moi en effet, c'est un événement, en tout cas, qui marque une page et c'est aussi un succès pour les amis de la liberté.

Alors, deux solutions : soit on lui accorde l'exil, soit on l'arrête et on le juge. Est-ce qu'il doit être arrêté et jugé ?

Oui, il doit être arrêté et jugé.

Et jugé pour crimes contre l'humanité ?

Après analyse de ses crimes, cela appartiendra aux jurés, cela appartiendra à la communauté internationale et cela appartiendra aux nouveaux dirigeants libyens. Mais en tout cas, oui, ce qui serait moral et juste, c'est qu'il soit arrêté et jugé.

Changeons de sujet. On va beaucoup parler, on parle beaucoup, et vous aussi vous en parlez depuis des années, des déficits publics et de la dette. Alors, j'ai une question toute simple puisque le gouvernement va nous annoncer mercredi des mesures pour réduire les déficits publics. Est-ce que l'on a besoin d'austérité ? Est-ce la solution ?

On a besoin de sérieux. Alors, vous exprimez deux interrogations : première interrogation, qu'est ce qu'il faut faire en face de la dette ? Et, deuxième interrogation : dans quelle direction faut-il aller pour redresser les choses ? Et pour moi, ça n'est pas la même question. Vous savez que je sors un livre cette semaine, qui s'appelle "2012 État d'Urgence". Ce livre tente de répondre à la question : quelle est la cause de la dette ? Et c'est cette cause qu'il faut soigner. Il demeure que, comme dans une maladie avec des symptômes aigus, on est devant une situation qui exige que l'on fasse un certain nombre de choses cruciales assez vite pour que la fièvre baisse et que le malade puisse entrer dans une phase de récupération. Et, pour moi, dans l'urgence de sérieux, dans l'urgence de rééquilibrage, je soutiens l'idée que la France se dote d'une règle constitutionnelle qui empêche que l'on continue sur la voie des déficits...

La fameuse règle d'or !

Comme vous le savez, c'est une idée que je propose depuis 2002, qui a été adoptée par l'Allemagne. Et le texte que je proposais, ce n'est pas le texte du gouvernement. Le texte du gouvernement est plus compliqué et, à mon sens, moins lisible.

C'est à dire ?

Le texte que je proposais c'était : ''interdiction des déficits de fonctionnement en période de croissance''. Pourquoi dis-je ''fonctionnement'' ? Parce qu'il est normal et juste d'emprunter pour l'investissement. Quand vous construisez un hôpital, une université, des grands équipements publics, ce sont les générations futures qui vont les utiliser. Il est normal qu'elles participent, par le remboursement, d'une certaine manière, à cet investissement. Mais le fonctionnement, le ''tous les jours'', avec le paiement des fonctionnaires ou le remboursement des feuilles de Sécu, il est anormal et immoral que l'on emprunte pour le train de vie normal d'un État comme pour le train de vie normal d'une famille. Et c'est précisément là que la règle d'or devrait intervenir.

Cela veut-il dire que le texte gouvernemental est insuffisant ? Le texte a été voté, d'ailleurs, à l'Assemblée Nationale et au Sénat.

Je me suis abstenu sur ce texte.

Et si le Parlement est réuni sur ce texte, vous ferez quoi ? Avec ce texte-là, continuerez-vous à vous abstenir ?

Non, je voterai pour, je vais vous expliquer pour quelles raisons. Mais le texte du gouvernement ne dit pas ce que j'ai dit. Il ne dit pas ''interdiction des déficits de fonctionnement en période de croissance'', ce qui est d'ailleurs le texte adopté par les Allemands, qui est très clair.

Avec des dates très précises chez les Allemands.

Oui. En revanche, le texte français dit : ''On va voter une loi qui aura un effet sur plusieurs années, une loi pluriannuelle qui donnera des objectifs sous le contrôle du Conseil Constitutionnel''. C'est terriblement compliqué et difficilement lisible.

Vous voterez un texte terriblement compliqué et difficilement lisible ?

Je le voterai parce que c'est le moment de donner un signal. Je le voterai parce qu'il y a des moments dans la vie où il faut faire passer l'essentiel avant ce qu'on estimerait être perfection. Il faut faire passer cet essentiel avant, puisque, comme vous le savez, la France a besoin de se donner à elle-même, de donner à ses citoyens et de donner au monde extérieur un signal qui dit ''Nous allons abandonner le plus vite possible ce chemin sans issue qui est celui du surendettement, et nous allons entrer dans quelque chose qui est plus sérieux, qui est le chemin de l'équilibre''. Mais la question principale c'est la cause.

Je reviendrai sur la cause. Alors l'austérité, est-ce la solution ? C'est une question qui me tient à cœur.

Pourquoi est-ce qu'on emprunte tout le temps ?

Mais cela fait trente ans qu'on emprunte !

Cela fait trente ans parce qu'on ne produit plus en France, on ne produit plus assez en France.

C'est un des grands thèmes de votre livre.

C'est pour moi une des deux questions de la société française. Si on écarte et si on dépouille toutes les affaires d'actualité et tout ce qui encombre, d'une certaine manière, la vision, tout ce qui fait que la vie politique se disperse. Si on essaie au contraire de se concentrer sur les questions essentielles de vie ou de chute, eh bien on trouve à mon sens deux questions : celle là, que je viens de dire, dans un premier temps. Le problème c'est que l'on ne produit plus en France, que nos ressources s'échappent, c'est une hémorragie de 75 milliards par an. Ce qui veut dire, pour ceux qui nous écoutent, calcul mental réhabilité, ça veut dire 75.000 millions d'euros par an qui s'en vont. Alors on comprend très bien pourquoi il n'y a plus de pouvoir d'achat, on comprend très bien pourquoi l'on est obligé d'emprunter et pourquoi il n'y a plus d'emploi.

Si on ne produit pas c'est parce que le coût du travail est trop élevé en France ? C'est ce qu'on entend.

Non, ce n'est pas vrai. Il y a deux choses fausses que l'on dit : on dit "on ne produit plus parce que l'euro" et "on ne produit plus parce que les salaires sont trop élevés". Or, les Allemands à nos portes et les Italiens ont la même monnaie que la nôtre, mais eux produisent beaucoup plus. Ils sont en excédent de commerce extérieur, dans des proportions considérables – des centaines de milliards – et avec la même monnaie et les mêmes salaires. Les salaires allemands sont même encore légèrement supérieurs aux nôtres. Cela veut dire que la question n'est pas dans la monnaie, la question n'est pas dans les salaires ; la question est dans le fait que la France, grand pays industriel – on produit des avions, on produit des satellites, on produit des fusées, on produit des automobiles, on produit des hélicoptères chez moi dans les Pyrénées (un moteur d'hélicoptère sur deux qui vole dans le monde est produit chez nous au pied des Pyrénées) – et on a abandonné des secteurs entiers. Par exemple, tout l'équipement de la maison, par exemple le textile, et, je crois qu'il y a des millions de consommateurs qui voudraient savoir ce qu'ils achètent, on ne donne pas au consommateur les moyens de savoir ce qui est produit en France et ce qui ne l'est pas.

Mais, François Bayrou, on nous a dit qu'on mettait en place des plans de relance, justement, pour donner à la France les moyens de production.

Eh bien, ceci a été mal fait ou mal réalisé ou peu réalisé. En France, nous sommes concentrés sur les très grosses entreprises mondiales, CAC 40, dont on sait qu'elles sont florissantes et on a oublié les PME et en oubliant les PME on a oublié le tissu vivant qui faisait que dans notre pays, on pouvait être, on devait être, producteurs au lieu d'être seulement acheteurs de choses qui se font à l'étranger. Et si on se concentre pas sur cette première question, on n'y arrivera pas.

Je vous posais la question tout à l'heure ; le gouvernement va annoncer des mesures d'austérité, est-ce la solution ?

Si on présente l'avenir aux Français – d'ailleurs, c'est la même chose pour les autres peuples européens – en leur expliquant que l'on va couper, couper, couper partout, ce n'est pas un horizon, ce n'est pas un espoir. Donc il faut intégrer cette politique de sérieux – c'est le mot que je préfère utiliser – dans une dynamique : dire où l'on va, quel horizon on va atteindre. Et l'horizon que je propose, en matière économique, c'est à nouveau produire en France. Maintenant que l'on a cet horizon, qu'est-ce qui est urgent ? C'est très simple et très lourd, naturellement. D'ailleurs, je ne crois pas que la méthode qui a été choisie par le gouvernement, c'est à dire faire d'urgence un certain nombre de coupes, soit une méthode qui sur le long terme, soit intéressante.

On va s'arrêter un peu sur ces coupes : on n'a pas encore tous les détails, mais apparemment les très très hauts revenus seraient provisoirement surtaxés, cela rapporterait quelques centaines de millions d'euros. Vous êtes d'accord ?

Oui. Moi je pense nécessaire d'ajouter une tranche d'impôt sur le revenu pour les plus favorisés, qui leur permettra de participer à la solidarité nationale. La tranche d'impôt est actuellement de 41 pour cent, la tranche marginale, comme on dit, la tranche supérieure, pour les revenus les plus élevés. Il me paraitrait normal qu'elle passe à 45 pour cent et pour les très hauts revenus à 50 pour cent.

Ça ce sont les revenus du travail.

Je trouve que c'est juste. Il faut que tous les revenus y soient associés, d'une manière ou d'une autre, l'effort de solidarité doit associer tous les revenus et tous les Français le pensent, y compris – et c'est une bonne nouvelle – une partie de ceux qui ont les revenus les plus élevés, en tout cas le disent-ils.

Et les très grandes entreprises ? Est-ce qu'il faut différencier les très grandes entreprises des PME ?

Non, il faut faire une chose élémentaire, mon cher Watson, comme on dit. Il faut que, au moins, les très grandes entreprises paient les mêmes impôts que les petites et les moyennes.

Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

Et aujourd'hui, elles paient, écoutez-bien, trois fois moins parce que le droit fiscal est une jungle dans laquelle, si vous avez des conseillers nombreux, expérimentés...

Alors comment faire ?

Il faut remettre les choses par la simplification et la stabilisation du droit fiscal, de manière qu'en France, au minimum, tout le monde participe de la même manière à l'effort national, que l'on soit grand ou petit. Trop souvent, la législation faite avantage les très grands au détriment des petits et ceci est une grave injustice.

C'est l'injustice de la société française, François Bayrou, globalement.

Oh on pourrait aller plus loin ; c'est un pays dans lequel ceux qui sont au pouvoir ou dans les cercles administratifs croient que gros c'est meilleur que petit ou que moyen. Il y a une espèce d'idéologie perpétuelle. Regardez, peut-être vous le voyez moins, ce qu'on est en train de faire sur le territoire en obligeant à la concentration de toutes les communautés de commune de manière qu'on arrive à des ensembles très gros, comme si gros c'était mieux. Et moi je vous dis : gros ce n'est pas mieux.

Beaucoup d'auditeurs de RMC nous disent : ''Trop d'élus en France, il faut supprimer le Sénat, il faut réduire le train de vie de l'État"...

Ils ont raison ! Alors, on verra les décisions précises, moi-même je participerai. En tout état de cause, je vous le dis, il faut réduire le train de vie de ce qui est en haut pour donner un signe à ceux qui sont en bas. Il faut réduire le train de vie des excellences ; cela ne leur coûtera pas grand chose et ce sera une goutte d'eau dans l'océan des dépenses. Mais au moins, symboliquement, on dira : ''voilà, ils se rendent compte, ils savent qu'il faut faire des efforts et ces efforts sont assumés''.

Donc on réduit le train de vie de l'État.

On réduit des dépenses, on réduit le train de vie, on recherche, notamment en matière sociale, le retour aux équilibres et il faudra – dire le contraire serait un mensonge – faire un appel à la solidarité de manière que des impôts ou des prélèvements permettent de rééquilibrer la situation du pays.

Vous allez voir François Fillon, je crois ?

Je lui ai fait passer un message en disant que je souhaitais qu'il rencontre tous les responsables des grands courants démocratiques du pays et pas que le gouvernement fasse un tri à l'intérieur entre ceux qui y sont.

Il vous a répondu ?

Non, mais j'espère qu'il recevra le message. C'est quelqu'un pour qui j'ai de l'estime et donc j'espère qu'il entendra ce message. La dette, le déficit, le déséquilibre, c'est un grand sujet de débat national. Cela ne doit pas être un sujet politique. Je l'ai dit au gouvernement, et de même je l'ai dit au PS. En tout cas, j'ai traduit pour le PS ce sentiment. Je sais bien que le PS est agacé, il a le sentiment d'être pris dans un piège avec cette règle d'or et il dit ''c'est quand même incroyable que ce soit le gouvernement qui fait ces déficits qui vienne nous donner des leçons de règle d'or''. Je comprends cet agacement.

Le PS devrait voter ?

Je comprends cet agacement mais ça n'est plus le temps de l'agacement, il faut dépasser l'agacement.

Vous dites au PS : ''Votez !'' ?

Je trouve que les responsables socialistes devraient prendre cette attitude de solidarité du pays pour dire ''nous allons abandonner le chemin des déficits excessifs pour entrer au contraire dans le chemin du sérieux qui seul nous permettra de nous en sortir''.

Quelle solution pour mettre l'éducation au coeur de l'avenir de notre pays ?

Donc, on disait un mot de ce livre, première question de vie ou de mort, première question de vie ou de chute, de redressement ou d'effondrement du pays : produire. Deuxième question, selon moi, instruire. On est dans une situation où la France, qui avait la meilleure éducation du monde, se retrouve au delà du 23ème rang pour la compréhension de l'écrit et le calcul. C'est impossible pour notre pays, on ne peut pas s'en sortir. Je dis donc, en effet, qu'il faut une politique nouvelle qui garantisse les moyens de l'éducation – j'ai parlé de ''sanctuarisation des moyens'' – et qui dise en même temps au monde éducatif : ''on a besoin d'un contrat de résultat qui fasse que la France remonte le plus vite possible dans les dix premiers des classements mondiaux.'' Comment ? En repérant quels sont les enseignants qui réussissent le mieux dans leur classe et en répandant, en communiquant leurs approches, leur méthode, leur savoir-faire auprès de leurs autres collègues plus jeunes ou moins expérimentés, ou moins inventifs, peut-être. On parle tout le temps, en industrie, de transfert de technologie, eh bien il faut faire aussi un transfert de pédagogie dans l'école. Ça n'est qu'une démarche qui concerne en particulier l'école primaire et le premier cycle. Il y a bien d'autres choses à faire au collège, au lycée, à l'université, que j'évoque dans mon livre. Mais j'ai au moins cette certitude là : les acquis fondamentaux doivent être la priorité de la Nation.

Votre candidature, vous dites : évidemment ? Elle est évidente ?

Il n'y a pas d'autres moyens de défendre des idées de cet ordre que l'élection présidentielle.

Donc vous serez candidat ?

Je serai candidat à l'élection présidentielle et, simplement, le moment n'est pas venu de lancer les meetings.

Mais vous serez candidat.

Il n'y a pas d'autre moyen, vous le savez bien. C'est la seule élection qui permette aux citoyens du pays de reprendre le paysage et de dire ''ça ne nous va pas, on a besoin d'autre chose comme démarche, on a besoin d'autre chose comme responsabilité, on a besoin d'autre chose comme projet''. Donc il n'y a pas d'autre moyen, évidemment, que de se pencher vers les électeurs en disant : ''vous avez cette fois-ci le moyen de vous en sortir et c'est peut-être la dernière fois''. Parce que si on regarde l'affaiblissement continu du pays, on se rend compte qu'en effet, c'est d'urgence qu'il s'agit.

Par Gagny en mouvement - Publié dans : Actualités - Communauté : Mouvement Democrate
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Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 13:21

 

 

2012, état d'urgence

Par Gagny en mouvement - Publié dans : Actualités - Communauté : Mouvement Democrate
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Mardi 26 juillet 2011 2 26 /07 /Juil /2011 10:15

 

18 juillet 2011

Sylvie Goulard


Sylvie Goulard, députée européenne et responsable de l'Europe au sein du Shadow cabinet, était l'invitée d'Europe 1 le 17 juillet au micro d'Emmanuel Faux, qui l'a interrogée sur les difficultés des Etats membres à s'entendre sur la crise de l'euro. Elle a regretté que les gouvernements fassent "passer des considérations nationales avant leurs missions européennes" et a appelé à ne plus se conduire en "passagers clandestins de l'euro".



Emmanuel Faux : Ne trouvez-vous pas catastrophique cette Europe qui n’arrive pas à se mettre d’accord sur une date de sommet ?


Sylvie Goulard : Oui, mais c’est une crise des agendas des chefs d’Etats et de Gouvernements. Ce ne sont pas les autorités européennes au sens Commission ou Banque Centrale qui posent problème, ce sont les gouvernements qui sont censés jouer un rôle dans la gestion de l’Union Européenne et qui font passer des considérations nationales avant leurs missions européennes.

Malgré l’urgence du sauvetage de la Grèce ?


Malgré l’urgence du sauvetage de la zone euro dans l’intérêt de tous. C’est cela le plus grave.

On parlait il y a quelques jours du retour du couple franco-allemand comme moteur d’une Europe solidaire, et patatra ! Encore une fois Paris et Berlin ont des visions très différentes de cette solidarité.


Qu’il y ait des différences entre Paris et Berlin, c’est la vie du couple franco-allemand depuis les origines. Ce qui est vraiment préoccupant c’est qu’effectivement, en ce moment, on a l’impression que les autorités françaises et allemandes peinent à trouver un moyen de surmonter leurs divergences dans l’intérêt général. Une partie des problèmes actuels est même venue du fait qu’il y a quelques mois, les Français et les Allemands ont essayé d’imposer aux autres leur propre vision (par exemple, la participation du secteur privé contre l’avis de la Banque Centrale et sans avoir consulté personne). Donc il n’y a pas malheureusement de moteur franco-allemand qui travaille dans l’intérêt de l’Europe.

Si le sommet de jeudi prochain a bien lieu, il va s’agir de définir les modalités d’un nouveau prêt à Athènes, un deuxième prêt qui pourrait avoisiner dit-on les 110 milliards d’Euros, c’est cela ?


Vous savez, la situation est assez confuse mais c’est effectivement ce qui semble se profiler. Ce que je voudrais dire, c’est que depuis plus d’un an, on a l’impression que des décisions sont prises ; on ne peut pas dire que la création du fonds de stabilisation en mai 2010, la création d’un fonds permanent, ou plus généralement qu’un certain nombre de gestes importants n’ont pas été faits. Je crois qu’il ne faut pas non plus accabler l’Europe sans se rendre compte des ordres de grandeur qui sont en cause. A l’inverse, il n’y a pas eu de solutions qui soient authentiquement européennes et qui confortent les marchés que l’euro va tenir comme monnaie commune. Il y a des apports d’aides ponctuelles soumis à des vetos nationaux, ce qui n’est pas de nature à rassurer.

Et on a l’impression que face à la dette abyssale de la Grèce, les Européens, notamment les pays de la zone euro, n’arrivent pas à trouver de solutions durables, de remèdes solides.


C’est vrai qu’il s’agit de trouver des solutions après des années de désinvolture générale en Europe. Alors c’est vrai que certains vont mieux, la crise concerne un certain nombre de pays qui se sont surendettés et qui ont des politiques publiques qui ne sont pas correctes. Il y a aussi un vrai problème de réformes structurelles, c’est-à-dire que les pays du Sud ne sont pas suffisamment compétitifs, leur économie ne produit pas de quoi assurer les achats à l’extérieur, d’où cet endettement qui ne cesse de s’aggraver. Tout cela est la facture d’une décennie de mauvaise gestion, d’engagement pris par les gouvernements à Bruxelles et qui n’ont pas été respectés dans un certain nombre de pays. Tout le monde s’est considéré comme passager clandestin de l’euro ; on pouvait bénéficier des avantages sans avoir les contraintes.

Comment peut-on empêcher ce cercle vicieux (accroissement de la dette, plan d’austérité, baisse de la consommation, baisse de la croissance et donc aggravation des déficits nationaux) dans lequel on est engagé avec la Grèce ?


Il y a une difficulté considérable lorsque vous imposez des mesures d'assainissement des budgets notamment publics dans un laps de temps très court et de manière très brutale. D’un autre côté, je crois qu’il faut rappeler quelles ont été les augmentations de salaires pendant les dix ans qui ont précédés : les Grecs avaient laissé filer les salaires dans des proportions qui n’avaient rien à voir avec la productivité, rien à voir avec la moyenne de la zone euro et encore une fois il y a quelque chose à faire du côté des recettes fiscales. Un des graves problèmes de la Grèce, c’est l’évasion fiscale, c’est le fait que les hauts revenus ne sont pas taxés, et ça c’est un des problèmes qu’ont également les Américains. Quand vous permettez des politiques fiscales qui sont injustes, lorsque vous ne taxez que les plus modestes, les caisses de l’Etat ne se remplissent pas et vous créez des inégalités qui incitent les gens à s’endetter. Je suis d’accord avec la proposition de faire participer le secteur privé dans la solution.
La question, c’est qu’en général lorsqu’on l’a fait par le passé avec succès, on ne l’annonçait pas à grands coups de trompettes. On faisait un weekend, une réunion avec des banquiers, des assureurs, portes closes et le lundi matin, à l’ouverture des marchés on était arrivés à des accords qui impliquent le secteur privé. Le gros problème c’est qu’à l’automne dernier, les Français et les Allemands ont annoncé qu’à l’avenir, on ferait participer le secteur privé, ce qui n’a pas peu contribué à la dégradation de la situation en Irlande et en Portugal.

L’autre crise financière qui menace cette fois les Etats-Unis et, on a peine à le croire, mais si le Congrès américain ne fait pas ce qu'il faut pour relever le plafond de la dette qui est inscrit dans la loi, l’Amérique risque d’être déclarée en cessation de paiement le 2 aout. Dans ce compte à rebours qui met aux prises les Démocrates et les Républicains, Barack Obama s’implique de plus en plus personnellement. Peut-on imaginer sérieusement une faillite des Etats-Unis ?


Ecoutez, là vous avez besoin d’une voyante extra-lucide, pas d’un député européen. Je pense que les Américains ont le sens des responsabilités et qu’ils vont trouver une solution. Comme dans toutes les négociations, à ce stade, chacun bluffe pour essayer d'avoir le maximum d’avantages de son côté.
Ce qui est très frappant dans ce que dit le Président des Etats-Unis, c’est ce problème de l’équité des efforts. Il ne faut pas dire aux citoyens qu’il n’y a pas des efforts à faire après les erreurs de gestion absolument dramatiques. Je rappelle que dans notre pays cela fait trente ans que nous votons des budgets qui sont en déficit, et pas parce que nous avons équipé le pays d’énergies renouvelables ou de choses fabuleuses. Non, nous avons vécu au-dessus de nos moyens, dépensé, en dépenses de fonctionnement, un argent qui devra être remboursé par nos enfants. En revanche, il faut que l’effort soit juste, suffisamment étalé dans le temps pour ne pas créer la spirale dont vous avez parlé.

Certains dénoncent une indiscipline qui s’est poursuivie depuis la crise de 2008.


En Europe, ce n’est pas évident de créer une supervision européenne puisque les gouvernements ne sont pas toujours d’accord parce que ça les empêchent de faire leurs petites affaires avec leurs banques et leurs assureurs nationaux.

Par Gagny en mouvement - Publié dans : Actualités - Communauté : Mouvement Democrate
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Mercredi 13 juillet 2011 3 13 /07 /Juil /2011 13:59

 

13 juillet 2011

François Bayrou


François Bayrou était l'invité de RTL le mardi 12 juillet, où il est revenu sur la crise de la dette qui touche la zone euro. Une crise qui était "prévisible" selon le président du Mouvement Démocrate. "C'est toute la zone euro qui est gravement menacée par les difficultés de la Grèce", a-t-il déclaré. "Il faut en tout cas une réaction rapide et collective de l'Europe", a-t-il répété.

RTL : François Bayrou, vous dites : "Ce n’est plus une crise grecque, c’est une crise touchant l’ensemble de la zone euro."

François Bayrou : C’était prévisible depuis longtemps parce que toute une partie de la zone euro - les pays du Sud comme on dit, c’est-à-dire la Grèce, le Portugal, l’Espagne l’Italie, mais aussi l’Irlande ou la France - sont en situation de déséquilibre tel qu’ils ont accumulé des dettes immenses. Naturellement, la question qui se pose maintenant est "peuvent-ils rembourser leurs dettes ?". Et comme on doute qu’ils puissent rembourser leurs dettes, ceux qui prêtent font ce que tous les prêteurs font depuis le début des temps quand ils ont des doutes : ils augmentent les taux d’intérêts. Et la montée des taux d’intérêt rend impossible le remboursement. Voilà exactement la situation dans laquelle on est ; on a raconté depuis le début des histoires, que cela ne touchait que des pays isolés. En vérité ça touche toute la zone et ceci est une situation de risque pour tout le monde, y compris naturellement pour la France.

Vous préconisiez dans votre programme économique le retour à une rigueur budgétaire ; disons une réduction massive des déficits à commencer en France ?

Oui, hélas, on n’a pas fait la réduction massive des déficits, on a fait l’explosion massive des déficits. Songez que les déficits, depuis le temps où j’ai fait cette campagne en 2007, ont été augmentés de 300 pour cent, même de 350 pour cent, c’est dire à quel point on en est. La question aujourd’hui n’est même plus prioritairement celle-là, la question aujourd’hui c’est : est-ce que la zone euro que nous formons ensemble fait ce qu’il faut pour se sauver ? Parce que le problème de la Grèce, c’est le problème de tout le monde, de tous ceux qui ont l’euro en partage. Hélas, la zone euro ne fait pas ce qu’il faut pour se sauver. Et comme elle ne fait pas ce qu’il faut pour se sauver, on se trouve dans une situation de péril extrême, toutes les bourses européennes le montrent. Mais la vérité c’est que c’est tous les citoyens qui se trouvent en situation de péril extrême, parce que si les taux d’intérêts explosent, les impôts devront augmenter dans des conditions massives pour rembourser les intérêts de la dette.

Alors que faut-il faire ? Par exemple, la Banque Centrale Européenne doit-elle être plus interventionniste ?

Tous les pays de la zone euro, et les pays de la Banque Centrale Européenne avec eux, doivent faire quelque chose tous ensemble : c’est dire que nous sommes tous décidés à défendre ensemble les dettes de chacun des Etats, on appelle ça mutualiser. Cette dette, au lieu d’être la dette d’Etats isolés, elle devient la dette de l’ensemble de la zone euro. Songez que la zone euro n’a aucune dette, donc elle a la capacité d’emprunter, d’apporter de l’aide et de sécuriser les projets de ces pays qui ont bien besoin qu’on leur donne un horizon.
J’ai été très choqué par les propos de Madame Lagarde hier, qui, deux jours après être arrivée au FMI, alors qu’elle disait auparavant que la Grèce faisait très bien, dit maintenant que cela ne suffit pas, qu’il faut que la Grèce adopte un plan de plus. Mais on ne peut pas mettre les peuples sous la menace d’un coup de sabre ou d’un coup de machette dans leur vie de tous les jours, dans les services publics ; il faut leur donner un espoir.

Vous espérez dire tout cela au Président Sarkozy ?

Je pense que c’est nécessaire aujourd’hui que tous les responsables politiques prennent leurs responsabilités. J’ai demandé audience au président de la République car il faut absolument que la France ait un message différent de celui qu’elle a eu jusqu’à ce jour pour qu’on ne tombe pas dans cet énorme risque qui nous est envoyé.

Par Gagny en mouvement - Publié dans : Actualités - Communauté : Mouvement Democrate
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Mercredi 13 juillet 2011 3 13 /07 /Juil /2011 00:00

 

11 juillet 2011

drapeau-europeen.jpg

Marielle de Sarnez

Marielle de Sarnez, eurodéputée et responsable des Affaires étrangères au sein du Shadow cabinet, a dénoncé lundi 11 juillet "une tentative d'intimidation" opérée "par des nervis du régime" du président syrien Bachar al-Assad, après l'attaque de l'ambassade de France à Damas par des manifestants pro-régime.

Trois agents de l'ambassade de France ont été blessés lors de cette attaque au cours laquelle des manifestants ont brisé des vitres, accroché des drapeaux syriens sur le mur de l'ambassade et vandalisé une voiture du personnel. Ils entendaient protester contre la visite de l'ambassadeur français dans la ville rebelle de Hama (centre).

"C'est une tentative d'intimidation dont les auteurs sont des nervis du régime", a condamné la vice-présidente du MoDem. "Tout cela est fait pour nous empêcher de défendre des principes essentiels pour nous", a-t-elle fait valoir. "Bien entendu, la France ne se laissera pas impressionner. Elle est à juste titre du côté de ceux qui veulent seulement mettre fin à la dictature et à la corruption et c'est bien qu'il en soit ainsi", a-t-elle déclaré.

Pour l'eurodéputée, "il appartient à la France de prendre toutes les dispositions pour garantir la sécurité de l'ambassade et des Français séjournant en Syrie". "Tout cela rend d'autant plus urgent une avancée de la communauté internationale pour condamner le régime syrien et renforcer les sanctions à son encontre", a-t-elle conclu.

 

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Mardi 12 juillet 2011 2 12 /07 /Juil /2011 13:34

 

12 juillet 2011

François Bayrou

François Bayrou a lancé mardi 12 juillet "un cri d'alarme", estimant que "la crise n'est plus seulement la crise grecque" mais est "devenue la crise de la zone euro tout entière".

 

"Un cri d'alarme s'impose aujourd'hui", a déclaré à François Bayrou, en jugeant que "par manque d'unité politique et de vision les dirigeants des pays de la zone euro ont été incapables de mettre au point une stratégie crédible pour contenir les assauts de la spéculation et les conséquences des inquiétudes".

"Aujourd'hui, une grande partie de la zone euro, de la Grèce au Portugal en passant par l'Espagne et l'Italie et au bout du compte la France, se trouve, ou va se trouver, exposée au plus grand risque", a-t-il analysé. "C'est la zone euro tout entière qui est fragilisée et vacille", a insisté le président du MoDem.

Très inquiet, il a estimé que "l'idée selon laquelle ce sont les Etats qui doivent assumer seuls la solidarité à l'égard des pays attaqués sera évidemment insuffisante". "Le montant du fonds de solidarité financier sera lui aussi très vite mis en question, même s'il se trouve augmenté", a-t-il dit.

Il a répété qu'à ses yeux, il y avait "une solution à terme", celle de "mutualiser tout ou partie de la dette des Etats européens sous l'autorité de la zone euro ou de la banque centrale de manière à ce que la solidité d'ensemble de l'économie européenne dissuade les attaques spéculatives, permette à chacun de reprendre son souffle et, pour les plus fragiles, de se reconstruire à un horizon raisonnable".

Le député des Pyrénées-Atlantiques s'en est pris, en outre, aux "déclarations punitives à l'égard des pays comme la Grèce", qui sont "hors de saison", en citant la directrice générale du FMI, Christine Lagarde.

"Il est choquant de voir Mme Lagarde, à peine arrivée au FMI, affirmer que les efforts grecs ne suffiraient pas". "On ne peut pas laisser un peuple sans perspective comme on le fait pour le peuple grec", a-t-il regretté.

Par Modem - Publié dans : Actualités - Communauté : Mouvement Democrate
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