François Bayrou, a dénoncé ce jeudi le refus "brutal" d'Eric Woerth de mener "toute réflexion" sur l'âge de départ à la retraite à taux plein, estimant
qu'il avait choisi "son camp", celui du Medef.
"M. Woerth vient brutalement de refuser toute réflexion", a-t-il regretté, ajoutant "que le gouvernement choisisse ainsi son camp après l'ouverture positive de la CFDT (qui proposait le maintien
du départ à la retraite à 65 ans, NdM) me paraît à la fois révélatrice et constituer une erreur stratégique", a-t-il ajouté.
Ce choix -celui d'un départ à la retrait à 67 ans à taux plein- "cible les plus faibles" et constitue "une injustice insupportable", a-t-il encore estimé, assurant que "cela n'existe dans aucun
autre pays européen".
Pour François Bayrou, "cela signifie que les Français qui auront les plus petites retraites, ceux qui n'ont pas pu avoir une carrière complète, en particulier les
femmes qui ont interrompu leur carrière professionnelle pour élever des enfants, seront ceux qu'on obligera à partir à la retraite le plus tard".
"Depuis plusieurs semaines nous défendons l'idée que si la réforme des retraites est indispensable, si le glissement progressif à 62 ans d'ici 2018 paraît
équitable, en revanche c'est une grande injustice de reporter à 67 ans l'âge où les carrières incomplètes peuvent faire valoir les droits qu'ils ont acquis", a-t-il encore ajouté.
"J'espère que le Parlement aura suffisamment de conscience et de liberté de jugement pour rééquilibrer une telle décision, et je ferai tout pour cela", a prévenu
François Bayrou.
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